23 octobre 2008

La caillera et son intégration par Jean-Claude Michéa

La caillera et son intégration par Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie enseignant à Montpellier, texte paru en 1999 (texte trouvé par emule P2P)

La Caillera n’est pas intégrée à la "société". S’il s’agit, en revanche, de l’intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l’exploitation à l’intérieur de ces quartiers expérimentaux que l’État lui a laissés en gérance.

C’est ce que nous rappelle ici Jean-Claude Michéa, infatiguable propagateur de l’oeuvre de George Orwell. L’Enseignement de l’ignorance de Jean-Claude Michéa, Éditions Climats « Une forme de morale qui serait acceptable par tout le monde - en ce sens que tous devraient s’y soumettre - me paraît catastrophique. » - M. Foucault. « L’école de la réhabilitation nous a amenés à ne voir aucune différence entre un coquin et un honnête homme » - Flaubert.

La distinction entre une société - qui, quelle que soit la variété de ses formes, ne peut abolir le moment du don (1) - et un système capitaliste - hypothèse métaphysique devenue la base d’un projet politique partiellement réalisable - permet de déplacer la position habituelle de nombreux problèmes dits « de société ». Soit à déterminer, par exemple, la signification politique réelle des comportements de la Caillera (2). Doit-on y voir, conformément aux présentations médiatiques et sociologiques habituelles, un signe normal des difficultés liées au « problème de l’intégration » ? Formulée en ces termes, la question est, de toute évidence, mal posée, c’est-à-dire posée de façon ambiguë. Si l’on parle en, effet, de l’intégration à une société, c’est-à-dire de la capacité pour un sujet de s’inscrire aux différentes places que prescrit l’échange symbolique, il est clair que cette fraction modernisée du Lumpen (3) n’est pas, « intégrée », quelles que soient, par ailleurs, les raisons concrètes (familiales et autres) qui expliquent ce défaut d’intégration. S’il s’agit, en revanche, de l’intégration au système capitaliste, il est évident que la Caillera est infiniment mieux intégrée à celui-ci (elle a parfaitement assimilé les éloges que le Spectacle en propose quotidiennement) que ne le sont les populations, indigènes et immigrées, dont elle assure le contrôle et l’exploitation à l’intérieur de ces quartiers expérimentaux que l’État lui a laissés en gérance. En assignant à toute activité humaine un objectif unique (la thune), un modèle unique (la transaction violente ou bizness) et un modèle anthropologique unique (être un vrai chacal), la Caillera se contente, en effet de recycler, à l’usage des périphéries du système, la pratique et l’imaginaire qui en définissent le Centre et le Sommet. L’ambition de ses membres n’a, certes, jamais été d’être la négation en acte de l’Économie régnante. Ils n’aspirent, tout au contraire, qu’à devenir les golden boys des bas-fonds. Calcul qui est tout sauf utopique. Comme l’observe J. de Maillard, « sous nos yeux, l’économie du crime est en train d’accomplir la dernière étape du processus : rendre enfin rentable la délinquance des pauvres et des laissés pour compte, qui jadis était la part d’ombre des sociétés modernes, qu’elles conservaient à leurs marges. La délinquance des pauvres, qu’on croyait improductive, est désormais reliée aux réseaux qui produisent le profit. Du dealer de banlieue jusqu’aux banques de Luxembourg, la boucle est bouclée. L’économie criminelle est devenue un sous-produit de l’économie globale, qui intègre à ses circuits la marginalité sociale (4). »

À la question posée, il convient donc de répondre clairement que si la Caillera est, visiblement, très peu disposée à s’intégrer à la société, c’est dans la mesure exacte où elle est déjà parfaitement intégrée au système qui détruit cette société. C’est évidemment à ce titre qu’elle ne manque pas de fasciner les intellectuels et les cinéastes de la classe dominante, dont la mauvaise conscience constitutive les dispose toujours à espérer qu’il existe une façon romantique d’extorquer la plus-value. Une telle fascination intellectuelle pour la « fièvre généreuse du délinquant » (Foucault) serait, cependant, difficile à légitimer sans le concours bienveillant de la sociologie d’Etat. Cette étrange sociologie, en effet, afin de conférer aux pratiques, légales et illégales, du système qui l’emploie cette couleur « rebelle » qui les rend à la fois politiquement correctes et économiquement rentables, recourt à deux procédés principaux qui, quand on y réfléchit, sont assez peu compatibles.

Tout d’abord, elle s’efforce d’inscrire ce qu’Orwell nommait « le crime moderne » dans la continuité des délits et des crimes d’autrefois. Or ce sont là deux univers très différents. Le bandit d’honneur des sociétés traditionnelles (le cas des pirates est plus complexe) puisait sa force et sa légitimité historique dans son appartenance à une communauté locale déterminée ; et, en général, il s’en prenait d’abord à l’État et aux divers possédants. Le délinquant moderne, au contraire, revendique avec cohérence la froide logique de l’économie pour « dépouiller » et achever de détruire les communautés et les quartiers dont il est issu (5). Définir sa pratique comme « rebelle », ou encore comme une « révolte morale » (Harlem Désir) voire, pour les plus imaginatifs, comme « un réveil, un appel, une réinvention de l’histoire » (Félix Guattari), revient, par conséquent, à parer du prestige de Robin des Bois les exactions commises par les hommes du Sheriff de Nottingham. Cette activité peu honorable définit, en somme, assez bien le champ d’opérations de la sociologie politiquement correcte.

Quand au second procédé, il consiste à présenter l’apparition du paradigme délinquant moderne - et notamment son rapport très spécifique à la violence et au plaisir qu’elle procure - comme l’effet mécanique de la misère et du chômage et donc, à ce titre, comme une réponse légitime des exclus à leur situation. Or s’il est évident que la misère et le chômage ne peuvent qu’accélérer en retour la généralisation du modèle délinquant moderne, aucun observateur sérieux - ou simplement honnête - ne peut ignorer que ce modèle a d’abord été célébré dans l’ordre culturel, en même temps qu’il trouvait ses bases pratiques dans la prospérité économique des « trente Glorieuses ». En France, par exemple, toutes les statistiques établissent que le décollage des pratiques délinquantes modernes (de même que la constitution des mythologies de la drogue) a lieu vers 1970, tandis qu’en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas il est perceptible dès 1964-1965 (6). Expliquer le développement de la délinquance moderne (développement qui, dans un premier temps - on s’en souvient - avait été tenu par la sociologie officielle pour un pur « fantasme » des classes populaires) comme un effet conjoncturel du chômage est évidemment une procédure gagnante pour le système capitaliste. D’une part, elle conduit à présenter la « reprise économique » - c’est-à-dire l’aide accrue de l’État aux grandes firmes - comme la clé principale du problème ; de l’autre, elle dispense d’interroger ce qui, dans la logique même du capitalisme de consommation, et la culture libérale-libertaire qui lui correspond, détermine les conditions symboliques et imaginaires d’un nouveau rapport des sujets à la Loi (7).


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1). Selon la terminologie d’Alain Caillé, le cycle du don (c’est-à-dire la triple obligation - analysée par Mauss - de donner, recevoir et rendre) est le fondement anthropologique de la socialité primaire. L’échange économique et la relation juridique constituent, de ce point de vue, des structures secondes, dont l’existence n’est pas universelle. Naturellement, ce cycle du don se déploie historiquement en une infinité de modes, dont certains peuvent même fonder du lien négatif ou « agonistique » (c’est le cas, par exemple, de la Vendetta, ou de la guerre primitive telle que l’analyse P. Clastres). Sur ce dernier point, - souvent négligé - on trouvera des informations intéressantes dans deux ouvrages : Conflit et lien social (J.L. Boilleau. La Découverte, Mauss, 1995) et La réciprocité et la naissance des valeurs humaines (D. Temple et M. Chabal, L’Harmattan, 1995.).Sur l’impossibilité d’éliminer la sphère du don, cf. J.C.Michéa, Peut-on ramener la société à la raison ?, revue du M.A.U.S.S. n° 6, 1995.
2). Tel est, on le sait, le nom que se donnent, en France, les bandes violentes, surgies sur la ruine politiquement organisée des cultures populaires, et qui règnent par le trafic et la terreur sur les populations indigènes et immigrées des quartiers que l’État et le capitalisme légal ont désertés. Comme le rappelle le collectif Stop à la Violence, ces bandes « font régner la terreur pour monter leur bizness. Les crapules prennent alors le pouvoir. Sur notre dos. Les crapules, c’est la mort des quartiers. »
3). Rappelons que, pour Marx, le Lumpen (qui, de nos jours, inclut également, à côté de la Caillera, les différentes fractions de la Zone dont l’origine sociale et l’utilisation par l’ordre établi exigent une analyse distincte) est toujours « par ses conditions de vie disposé à se vendre à la Réaction » (cf. Le Manifeste communiste). Dans la préface de 1870 à la Guerre des paysans en Allemagne, Engels est même plus radical : « Le Lumpen-prolétariat, - écrit-il - cette lie d’individus corrompus de toutes les classes, qui a son quartier général dans les grandes villes, est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette espèce est absolument vénale et impudente. Quand les ouvriers français mettaient sur les maisons, pendant les révolutions, l’inscription : Mort aux voleurs ! et qu’ils en fusillaient même plus d’un, ce n’était certes pas par enthousiasme pour la propriété, mais bien avec la conscience qu’il fallait, avant tout, se débarrasser de cette bande. Tout chef ouvrier qui emploie ces vagabonds comme défenseurs, ou qui s’appuie sur eux prouve qu’il n’est qu’un traître au mouvement. » Donnez à ces « traîtres » un manuel de statistiques et quelques subventions de l’État et vous obtiendrez ce que les journalistes appellent la sociologie moderne.
4). J. de Maillard : Un monde sans loi, p. 84, Stock, 1998.
5). C’est cette évolution culturelle, lente et complexe, qu’Orwell a essayé de saisir à travers le roman policier, dans Raffles and Miss Blandish. (1944).
6). On trouvera toutes les données statistiques nécessaires dans l’ouvrage de Charles Szlakmann : La Violence urbaine, Robert Laffont, 1992.
7). Il suffit de consulter les dates, pour noter qu’Orange mécanique - devenu, avec More et Easy Rider, l’un des films-culte de la jeunesse des nouvelles classes moyennes de l’époque, parce qu’il achevait, avec un talent évident, de donner ses lettres de noblesse au « crime moderne » - ne peut en aucun cas être interprété comme un effet culturel du « choc pétrolier » et de la « crise économique ». C’est même l’aspect purement « gratuit » de la violence déployée pour transgresser la Loi qui frappa alors la critique, aspect dont H. M. Enzensberger a souligné, dans La Grande Migration (Gallimard, 1995), à quel point il constitue l’autre face du « bizness » délinquant moderne. On trouvera à ce sujet des indications très intéressantes dans la description du ghetto jamaïcain de Londres par Victor Headley (Yardie, Éd. de l’Olivier, 1997). Ce roman militant, d’abord auto-édité, et « vendu dans les salons de coiffure et les épiceries de Brixton », démonte avec brio les mécanismes intellectuels et psychologiques de la Caillera jamaïcaine de Londres et met la jeunesse du ghetto en garde contre le rêve capitaliste et sa rationalisation sociologique. Enfin, concernant la fascination exercée sur les intellectuels bourgeois - depuis George Sand et Victor Hugo - par la figure du « mauvais garçon » (on pourrait appeler « complexe de Lacenaire » cette variante de l’œdipe) on lira avec intérêt les précieuses mises au point de Varlam Chalamov dans le Monde du Crime (Gallimard, 1993). Dix-sept ans de bagne stalinien, parmi les droits communs, ont, en effet, permis à Chalamov d’accumuler une expérience sociologique de la question qui doit bien valoir celle qu’on a le bon goût d’acquérir au Collège de France.

17 commentaires:

  1. Cet article a également été publié dans l'Observatoire du communautarisme, il est extrait de l'Enseignement de l'ignorance, Climats, 1999.

    Son dernier ouvrage "La double pensée" est supérieur à l'Empire du moindre mal car il explicite bien des notions qui étaient restées dans l'ombre: via la double pensée, il démontre de manière magistrale le caractère dual du libéralisme (extension du droit d'un côté et du marché de l'autre), il précise la concept de common decency qu'il distingue bien d'un quelconque tribalisme ou communautarisme, il mène un critique radicale de notre système représentatif (proche de l'idéal républicaniste... non pas dans le sens gaulliste du terme mais dans le sens pocockien), il illustre le caractère pluriel de mai 68 ( avec une belle claque pour Serge Audier) et à la manière d'un Lasch, il ridiculise le pseudo-radicalisme universitaire... on en apprend également un peu mieux sur son parcours.

    Je vous livrerai quelques extraits à l'occasion.

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  2. Je l'ai presque terminé le dernier, je partage ton enthousiasme.

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  3. J'ai bien envie de reproduire son passage sur l'affaire Gougenheim...

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  4. C'est la dernière note ça...
    Oh oui!
    C'est énorme cette histoire hihi.

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  5. La double pensée est un très grand cru de Michéa, probablement son ouvrage le plus complet à ce jour, justement parce qu'il est constitué de bric et de broc (interview, dialogue, addenda, etc). On sent qu'il prend maintenant un plaisir évident à clarifier son discours et développer dans toutes les directions, avec toujours autant de pertinence, les conséquences logiques de son analyse politique. Bref, j'ai kiffé à mort.

    Une citation ne suffit même pas, on a presque envie de recopier le livre in extenso pour le faire partager à tout le monde.

    J'aimerais savoir à quoi il va s'atteler à présent. Il serait bon qu'il s'attaque à ce sujet qu'il effleure 2 ou 3 fois dans son dernier livre, à propos de Badiou, à savoir ce que cache dans la pensée gauchiste actuelle cette névrose obsessionnelle à l'égard de Sarkozy ou, comme il le dit "De quoi le nom de Sarkozy est-il le nom?" Voilà qui serait très intéressant!

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  6. Bonsoir,

    Cet extrait est intéressant, sans conteste... Il est le fait d'un universitaire qui cherche à analyser, si je comprends bien, le comportement des nouveaux marginaux de notre société libérale. Emprunte d'une certaine nostalgie, sa rélexion semble constater avec regret que les bandits de naguère, plutôt populaires dans la société française d'alors, qui accompagnaient leurs enfreintes à la loi d'un vieux fond de rébellion contre l'autorité sont en voie d'extinction. - Un film français va sortir, justement, qui relate la vie du criminel Mesrine, fort apprécié du public.
    A la place des gentlemen cambrioleurs d'autrefois, horreur! Des jeunes gens des quartiers défavorisés se rêvent les rois du monde et n'ont pas d'autre ambition, en système capitaliste, que de se faire "plus royalistes que le roi".

    Monsieur Michéa, alors, propose divers responsables :
    - Le capitalisme immoral qui pousse les gens à ne plus avoir d'idéaux. ^^
    - La société du spectacle qui adore la barbarie des criminel, et voit dans les criminels des champions de la cruauté libérale, à la façon dont la propagande nazie faisaient des statues du "surhomme".
    - L'aveuglement de l'Etat Français qui ne voit pas que le peuple est devenu un traître à la cause du peuple.

    Et à ce point de l'histoire je me fais cette réflexion :

    Est-ce que ce la chute des idéaux, au XXe siècle, n'aurait-elle pas précédé l'égémonie du libéralisme? Il me semble que c'est en grande partie à cause de tous les progrès scientifiques du dernier siècle que la société est devenue hyper-rationnelle. A partir du moment où l'on perdit toute chance de faire valoir des biens intangibles, forcément, les hommes ont peu à peu cessé de se battre "pour la beauté de l'art". Les marginaux eux-mêmes, ces gardiens de "l'indépendance d'esprit" et du "génie immaculé", ceux qui cherchaient le graâl, se sont mis à leur tour à raisonner en terme de reconnaissance sociale. L'or philosophal est devenu l'or monnaie.

    On n'a aspira plus au paradis, on n'aspira plus à être un clochard exitentialiste, non. On n'aspira plus qu'à faire connaître son nom sur terre, à s'y illustrer ou à mourir - "taguer son nom sur un maximum de murs puis disparaître".

    Je veux dire par là qu'il est assez inutile de chercher un responsable à cet état de fait - ce serait comme dire que Wharol est responsable de la société de consommation - car le libéralisme est l'apothéose de la société du spectacle en ce sens que les plus exclus sont les idoles des puissants, que les puissants sont les idoles des exclus et que nous vivons dans un monde où tout le monde est coupable, car ce monde, comme il est, n'est rien d'autre que l'expression des désirs les plus profonds qui sont en chaque homme.

    Et c'est seulement parce que la majorité moins couillue n'a pas la force d'aller jusqu'au bout de ses désirs, de répondre oui au "just do it" de nike, c'est parce que le libéralisme - le rêve américain - est une idée trop grande pour les hommes, que cette majorité se mettra toujours en travers des exclus et des idoles pour les séparer.

    Eh oui, nous vivons à Babylone... Si nous voulons réintroduire un peu de moralité là-dedans, il nous faudra des lois qui prêchent l'humilité. Et surtout il faudra que la société les accepte. Autant dire qu'un messie serait le bienvenu. ;)

    Amen


    C'est pour toi que je fais ça NightWatch. Sinon, tu penses, je serais restée cloîtrée bien au chaud dans ma marginalité.

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  7. Chère Millie,

    Le misérable vermisseau que je suis est encore tout chamboulé par votre auguste prose... A tel point que le CGB serait ravi de vous accueillir parmi ses contributeurs afin d'apporter une touche de grâce et l' élan primesautier qui vous caractérise.

    Sinon, J-C Michéa n'est pas universitaire, il s'est toujours refusé à entrer dans ce milieu qu'il abhorre, c'est un anachist tory au sens d'Orwell ou un conservateur néolithique à l'instar de Paul Goodman.

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  8. Cher monsieur Jacquot,

    Eh bien, voilà qui est inattendu! :-)
    Si J-C Michéa n'est pas universitaire, il m'est d'un coup beaucoup plus sympathique, et je regrette de l'avoir ainsi remis en cause à partir d'aussi peu de matière...J'ai hâte que le NightWatch m'explique tout ce qui m'a échappé dans son oeuvre. ^^

    Car oui, il faut que vous le sachiez dès à présent, je pense beaucoup par moi-même, mais je suis une inculte. Je laisse les gens chercher des solutions politique à ma place et en dernier lieu, je jette un petit coup d'oeil, et je tire mes ironiques conclusions.
    Ceci dit, à partir du moment où une telle contribution vous apparaît valable, je me ferai un plaisir de continuer à faire ce que je sais faire sous votre toit. J'aime bien provoquer du scandale, à partir du moment où ça ne m'éclabousse pas... ^^

    Mon principal tort est de ne rien chercher d'autre qu'à aimer le monde tel qu'il est. En cela ma démarche est plus spirituelle que politique, je vous l'accorde, mais il est étonnant de voir ce qu'elle suscite de peur et d'incompréhention. C'est sans doute que ma pensée mérite tout de même de vivre. ^^ C'est pourquoi je vous remercie de bien vouloir prendre le risque de me donner l'occasion de faire mes preuves.

    A bientôt, donc?

    Millie

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  9. Alléluia!
    La muse m'habite, que dis-je, nous habite!

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  10. Bienvenue chez les phallocrates!

    Le propre du Culturalgangbang c'est d'être impie, de ne pas avoir de ligne.

    Hardis, nous sommes donc et nous prenons le risque de casser notre image pour vous accueillir, vous et votre plume altière.

    Il ne vous reste juste qu'à écrire à l'adresse du blog pour que nous vous envoyons une petite missive de bienvenue :

    cgbang@hotmail.fr

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  11. Je ne vous en veux pas de ne pas oser tenter le coup avec moi. ^^

    C'est tout ce qu'il y a de plus normal. Il fallait un peu d'inconscience pour penser que je ne dénaturerais pas l'identité de votre blog "sans ligne".

    Vous pensiez que l'impiété était le comble de l'impertinence. Peut-être l'était-elle autrefois. A impertinent, impertinent-et-demi. ;)

    Il n'y a rien de plus provoquant aujourd'hui en France que celui qui s'invente son propre culte de l'excellence, car il n'a ni le soutien des institutions, ni celui du peuple. Et c'est le cas, je crois, des dernier grands penseurs Français du XXe siècle qui n'ont pas trouvé asile dans les universités de leur patrie. C'est le cas aussi de votre monsieur Michéa, sans doute. ^^ Les idoles et leur fans ne sont jamais sur la même longueur d'onde. ;)

    Enfin, il n'y a rien de plus provoquant au monde que celui qui a un Dieu et des idéaux mais refuse les églises et les idéologies...
    "Jesus was a rebel". Lisez l'Encyclopédia Universaliste, ce brûlot de gauche : c'est écrit dedans.

    Tout le monde a ses limites.
    J'ai (trop vite) trouvé les vôtres ; vous n'avez pas trouvé les miennes.
    C'est triste (car j'aime la réciprocité) mais tant pis.

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  12. Putain mais qu'elle est conne...
    "^^"

    Merci le CGB ! Bientôt, vous achèverez définitivement votre mutation en soap site.

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  13. Putain... déjà qu'il fallait naviguer entre les comm pour éviter de tomber sur son degueulendo, maintenant à nous la godille entre les articles pour s'éviter sa prose (celle de M. Jourdain) déconstructiviste. K ou je sais plus lequel parlait d'impressionnisme (un style voulant impressionner ?), mais nous voilà en plein tachisme.
    Bon allez, je me détends, ça va peut-être aussi me valoir quelques bonnes rigolades. C'est pour finir sur une note positive, ma mère vous dirait que je ne suis pas mauvais bougre... Ouh ouh ouh.

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  14. Certains émeutiers londoniens peuvent se rapprocher de l'analyse de Michea ...enfants perdus de nos sociétés, fascinés par le consumérisme et qui n'adoptent aucune postures politiques ou idéologiques, uniquement un "cri" pour consommer comme les autres ...

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