30 mars 2010

Mélanchon nous console

Jean-Luc Mélanchon a su trouver les mots qui consolent. Il est à prévoir que la profession des journalistes va lui tomber dessus. Mais quand, dans un siècle, on fera l’histoire de ce qui a miné la démocratie, de ce qui a favorisé partout l’abstentionnisme, le ricanement moutonnier et l’abaissement de toutes les valeurs, cette vidéo sera regardée comme un éclair de vérité lucide qui n’a pas eu de suites, hélas.


Mélenchon: Les journalistes sont de "petites cervelles"
envoyé par ecoledejournalisme. - L'actualité du moment en vidéo.

15 commentaires:

  1. Je ne connais pas ce monsieur mais c’est pas mal ce qu'il dit. L'autre soir après les élections je me disais la même réflexion en lisant les titres des journaux sur le web on ressort les même sujets (les maisons closes, les radars routiers ou encore le sujet favoris des Français la légalisation du cannabis). Le journalisme n’est plus que du divertissement.

    Ca m’inspire le speech final du film « Good night and good luck »

    http://www.youtube.com/watch?v=mJcAyYc78f8

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  2. Mais faut le comprendre le pauvre, il est au fond du gouffre, avec son parti voué à l'échec, alors ses écarts de langages sont simplement le fait d'un état de dépression nerveuse avancée.
    Mais j'ai relativement jubilé qu'un petit étudiant gaucho puisse se faire remballer de la sorte, puisque sur le fond, Mélenchon n'a pas tout à fait tord.

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  3. Ça me rappelle une tirade légendaire d'un film de Steven Seagle : "Voila un mec qui a une sacrée paire de couilles, j'aime bien ça!". Par contre face à un ponte des médias Mélenchon sait se tenir.

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  4. Il ne s'énerve que pour deux raisons: d'une il pense que si son parti fait un petit score c'est à cause des médias inféodés au Grand Kapital réactionnaire d'extrême droite, et de deux il a derrière lui tous ses militants, et face à lui un type inexpérimenté de 22 ans. Il est d'une discourtoisie hallucinante, il n'y a pas de quoi être fier. Qu'il fasse la même chose chez Chabot, qu'on rigole un peu.

    Ce n'est pas parce que Mélenchon a l'extraordinaire courage d'insulter littéralement un journaleux de 22 ans qui n'a absolument aucun pouvoir réel qu'il faut commencer à lui cirer les pompes.

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  5. je ne crois pas avoir entendu autre chose qu'un type se mettant en scène pour faire sa promo.


    Il avait certainement préparé sa ritournelle au sujet de la déclin de la dignité du débat politique et n'attendait qu'un prétexte pour la sortir.

    Sauf que la légalisation des maisons closes est un vrai débat dont les enjeux concernent des milliers de personnes parmi les moins bien loties de l'hexagone.

    Le seul à s'être montrer digne dans ce reportage, c'est le jeune journaliste qui a su garder calme et courtoisie face à un démagogue sans génie.

    J'espère qu'aucun journaliste ne fera plus l'aumône d'un micro à cette petite m... Mais je rêve éveillé. Il n'a pas tort, le Mélanchon, lorsqu'il décrit les journaleux comme des types prêts à tout pour vendre leur pq. Même insultés, ils reviendront à lui dans l'espoir d'obtenir d'autres insultes, parce que ses insultes feront vendre. Et ça, il l'a parfaitement anticipé lui qui cherche tant à faire parler de lui.

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  6. @Louis :
    Si y'a que ça pour te faire plaisir, il a déjà fait la même chose chez Chabot, aux Européennes. Un peu moins violemment certes, mais son "allez au diable !" me le rendait déjà presque sympathique.

    Faut jeter de temps en temps un coup d'oeil à son blog, au Jean-Luc. Entre un appel de plus à la régularisation de tous les sans-papiers et sa vision de l'identité nationale, on y trouve souvent des billets intéressants.

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  7. Servietsky,

    D'accord avec ça, Mélenchon dit parfois des choses surprenantes, dans le bon sens du terme, mais je ne comprends pas l'empressement de tant de "réacs" (désolé pour l'étiquette grossière, mais c'est pour cibler les gens dont je parle) à dire du bien de Mélenchon juste parce qu'il crache sur les médias, alors qu'il le fait pour la simple raison que ces derniers ne sont pas encore aussi gauchistes que lui. A ce compte là, je pourrais trouver n'importe quel rappeur génial, parce qu'entre deux nique la France, il rajoute un subtil "nique PPDA".

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  8. Méchencon égal à lui même.

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  9. je me demande parfois qui sont les lecteurs du CGB..

    j'aime bien ces "gens qui savent" les vraies raisons le Mélenchon.

    ... ces gens qui pensent qu'un étudiant en journalisme à Sciences Po est un "jeune gaucho"

    ... ces "gens qui savent" mais ignorent qu'il a déjà tenu le même discours sur France Inter et chez Arlette Chabot, la grossièreté en moins

    Ceci dit, Mélenchon a tort de jeter le bébé "prostitution/maisons closes" avec l'eau (sale) du bain médiatique. Le sujet de la sexualité est un vrai sujet car, derrière son apparente superficialité, il cache (ou montre) la volonté du pouvoir économique que les être humains n'envisagent d'entretenir entre eux que des rapports économiques.

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  10. Moi j'adore le politique qui s'arrête "aux gens de [son] quartier"...

    Un vrai maître.

    Et les gens de gauche l'aiment...

    Ah.

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  11. non mais rendez vous compte !

    Mélenchon c'est un type d'une autre époque !

    imaginez que quand il était gamin et ado il y avait encore des types de 60 ans qui avaient passé 4 ans à se battre comme des chiens dans des tranchées boueuses, des médaillés, des manchots, des cul-de-jatte, des gueules cassées... des gars qui taisaient l'horreur de leurs 20 ans mais qui en cauchemardaient toutes les nuits.

    ...il y avait des types de 40 ans qui avaient fait la guerre d'Espagne et d'autres le Front Populaire.

    ... des types de 25 ans qui avaient fait la Résistance ou la France Libre.

    Evidemment, dans une France ou les types de 60 ans ont "fait" Mai 68, ceux de 40 une école de commerce et ceux de 30 ans une école de journalisme à Sciences Po, les types de 20 ans ont du mal à comprendre.

    Mais il y a aussi des types de 50, 40, 30 ou 20 ans qui bossent à l'usine ou dans le batiment, ou tout ce que vous voulez qu'on appelait autrefois "Prolétariat". Je ne sais pas s'ils lisent le CGB.

    bien à vous

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  12. Mais pourquoi faudrait-il être lu par "des gens qui bossent dans le bâtiment"? C'est une insulte, de ne pas être lu par "le prolétariat"? Ce sont de meilleurs lecteurs que les autres?

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  13. Je suis ébéniste, camarade Pierre.
    Du bâtiment, voui môssieur!
    Alors c'est vrai que je lis pas le CGB, mais j'y écris! ça Compte ?

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  14. Enchanté Beboper, allez... je ne vais pas polémiquer sur la distance entre un ébéniste et plaquiste ou un maçon, là n'était pas mon propos. Mais puisque vous écrivez ici, j'en profite pour vous demander quelques éclaircissements sur la ligne éditoriale du CGB. Le sarcasme et le cynisme font que je me confusionne.

    Louis, mon propos n'était pas non plus de... et puis flûte.

    Ce que je voulais dire c'est que pour comprendre Mélenchon, pour comprendre sa saine colère, et pour comprendre ce que "faire de la politique" veut dire pour quelques rares individus dans son genre, il faut avoir appris ce que COMBATTRE veut dire.

    Il me semble qu'il est un des seuls "hommes politiques" digne de cette appellation. Les autres, dans leur immense majorité, ne me semblent être que des gestionnaires de patrimoine.

    Bien à vous.

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  15. A Pierre: Ligne édioriale : je sais pas! On n'a pas pensé à s'en faire une. Ou alors, s'il y en a une, elle est à la fois discontinue (on a le droit de la franchir) et sinueuse. Mais bon, en lisant les articles, on arrive à se faire une idée, non?

    Sinon, ceux qui font la fine bouche devant l'exemple mélanchonien devraient peut-être prendre en considération ceci: le vrai pouvoir est médiatique, fût-il représenté par un puceau de 20 ans avec sa caméra. Qu'un homme politique ose attaquer de front ce pouvoir-là, alors que la règle est l'auto léchage de fion, ça me semble devoir être salué. Et ceci indépendamment de ce qu'il dit, de ses positions politiques etc. Surtout qu'en l'espèce, il ne dit rien de faux. Je passe suffisamment de temps ici à dire que l'information est un piège à cons pour ne pas saluer la charge de Mélanchon, même si je ne vote pas pour lui. Et même si je ne me fait aucune illusion sur ce qu'il ferait de la presse s'il était le boss...

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