10 mars 2014

Les dents de Michel Houellebecq


Lors de la publication de son dernier livre, Michel Houellebecq a fait un passage dans les médias bien plus court qu’à son habitude. Passage médiatique assez peu remarqué puisque le livre en question est un recueil de poésies, et que la poésie n’intéresse plus personne en France. Si Victor Hugo publiait la Légende des siècles aujourd’hui, il devrait le faire sur un blog gratuit.
Personne ne semble avoir remarqué que Houellebecq est édenté. Sur les plateaux de télévision, temples du propre, du clinquant, symboles du paraître, il est venu parler poésie sans même mettre un dentier. Or, il est peut se payer un dentier. Il a donc fait ce geste sciemment : venir mettre un peu de réel au milieu des quadras liftés, des ratiches blanchies au laser, des tartineurs d'antirides compulsifs. Depuis la mort de Paul Léautaud, on ne pensait plus revoir un écrivain sans ses dents, non pas que ces outils soient tout-à-fait indispensables à son art, ni même à sa carrière dans le monde des lettres, mais tout simplement parce que personne, à part les clochards, ne se promène plus ainsi. Houellebecq l’a fait.



Il suffit de comparer deux photos de Houellebecq, l’une prise le soir de son Goncourt, par exemple, et l’une plus récente de seulement deux ans, pour prendre en pleine poire l’incroyable transformation du mec. Dents absentes, cheveux rares, débraillé plus radical encore, mine d’octogénaire épuisé. Dire que certains dépensent des fortunes pour améliorer leur faciès, pour se fabriquer des rondeurs à grands coups de Botox, pour se lustrer le poil, se rallonger les tibias, s’affiner le tarbouif, se dorer la couenne et, bien sûr, se gonfler les nichons… Dire qu’en pure perte des sommes sont englouties dans des crèmes à cul, des spray redresseurs de paf, des ampoules pour la sphérisation des fesses, des cataplasmes pour se faire rosir l’œil de bronze… Ah, quand on n’a rien d’autre à offrir, il faut bien soigner sa surface. Et quand on a du génie, il est presque facile de négliger d’abord le nœud de cravate, puis le tombé du pantalon, l’hygiène ordinaire, les bonnes manières, pour finir ravagé d’apparence, à mi-chemin de Céline et de Boudu. Houellebecq, c’est le contre-pied absolu de la chirurgie esthétique.


Mine de rien, il fait tellement exception à la règle hygiéniste qui nous gouverne que tout le monde fait semblant de n’avoir rien remarqué. Bien sûr, on n’imagine pas qu’un animateur d’émission télévisée ait l’indélicatesse d’interpeller Houellebecq tout de go sur l’état délabré de sa salle à manger. Mais qu’aucune réaction ultérieure n’ait été notée dans la presse, que rien ne soit dit sur ce look radicalement nouveau, relève probablement plus de la pétrification idéologique que d’une courtoisie qui a de toute façon déserté notre temps.


Qui sont les édentés ? Les pauvres et les vieux, c’est-à-dire pas mal de monde. La société n’accepte pourtant plus de regarder les vides laissés par ces dents disparues, ni ce qu’ils représentent. De fait, rencontrer une personne qui ne porte pas de dentier est devenu très rare. C’était pourtant banal dans les années 60, il suffit de revoir n’importe quel film de Pasolini pour s’en convaincre. Sur le plan pratique, d’un point de vue masticatoire, c’est un incontestable progrès.
Comme les Américains et les présentateurs du journal télévisé nous le démontrent à leur façon, on associe une bonne dentition à une bonne santé. Mieux, on en est arrivé à regarder le dentier comme une politesse que l’édenté doit aux gens qu’il croise, et quiconque la refuse passe pour une sorte d’ordure. Un rôle que Houellebecq ne pouvait pas refuser.

Censés afficher à la face du monde leur engagement total dans la radicalité d’une post-histoire qui méprise les valeurs anciennes, les tenants idiots d’une certaine modernité essayent d’épater le bourgeois avec leurs scarifications, leurs modifications corporelles, leurs piercings, leurs implants débiles ou leurs tatouages à la con. Ces rebelles multicolores s’esquintent littéralement la peau pour affirmer on ne sait quelle conviction ne supportant pas d’être différée : la venue d’une humanité nouvelle, la mort de l’ancienne, la course aux armements de l’insolite, la montée aux extrêmes de l’esthétique gore… La représentation du crâne humain y règne en valeur suprême, agrémentée de tibias de circonstance et du fatras habituellement associé à l’horreur des séries Z. Pourtant, pas un n’a eu l’idée toute simple de se faire sauter les chicots. Aucun de ces bigarrés n’a pensé qu’un homme sans dents, et qui l’assume, est aujourd’hui, dans nos sociétés, bien plus transgressif qu’un connard avec une tête de chef indien tatouée entre les omoplates.


On se souvient qu’à Rome, lors du triomphe d’un général victorieux, un esclave se tenait près de lui, répétant memento mori, souviens-toi que tu vas mourir. Façon de rappeler à l’orgueil du triomphateur que son temps était compté, et qu’il finirait par quitter la scène. Histoire peut-être de l’inciter à une humilité dont les vainqueurs, les idoles et les héros témoignent rarement. Michel Houellebecq tient un peu ce rôle. Il nous rappelle de ne pas oublier qu’on va vieillir, qu’on sera bientôt semblables à lui, même si les lumières du plateau télévisé, les publicités pour les assurances retraites et l’infantilisation du monde veulent nous convaincre du contraire. Il renouvelle aussi, en l’incarnant, la tradition perdue des vanités, remettant dans l’indifférence générale un peu de dolorisme au cœur du festif.

Observateur chirurgical du gâchis ordinaire de nos vies, Michel Houellebecq vient au cœur du temple, et nous montre ce que le temps lui fait. Il nous montre les attaques de l’âge, sans fard, comme il le fait d’une autre façon dans ses œuvres. Les médias étant ce qu'ils sont, on ne lui fera même pas l’honneur de le lui reprocher, on n’aura pas à lui pardonner son geste, puisque c’est comme si rien ne s’était passé. Il faut un obscur blogueur pour en parler, et lui rendre hommage.

63 commentaires:

  1. Bonsoir,

    Texte salutaire ! J'arbore moi-même une absence de bridge (sur le devant !) depuis quelques années avec une certaine jubilation ! Des que j'ai un peu de tune se sera un truc en or ou brillant, histoire de ne pas trop oublier et recasser les noix !

    Bien à vous.

    Oscar.

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    1. On risque bien de vous donner des pièces dans le métro, monsieur.

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    2. Mauvaise imitation

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    3. Salut. Je suis journaliste pour le magazine Causette. Je fais un article sur les dents/sans dents. Vous, Monsieur qui arborez une absence de bridge (sur le devant !) depuis quelques années avec une certaine jubilation !, vous m'intéressez. Comment vous contacter ? Moi = sarahgandillot@gmail.com

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    4. jeune fille , j'ai toutes mes dents
      par contre , si vous ambitionniez d'écrire un article sur les hyper désirants sexuels , je serais tout à fait prêt à vous venir en aide pour peu que vous soyez jeune et fraîche , ce dont je ne doute pas un seul instant
      écrivez à la rédaction du cigibi qui transmettra

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  2. C'est très bien écrit, bravo! Rien à redire. La poésie de Houellebecq par contre c'est très faible, quand c'est mis en musique je dis pas mais à lire c'est risible.

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  3. Pourtant, il serait beau en ricain à 36 dents qui brillent dans le noir.

    "La poésie, yeah ! Ca a changé ma life !" *TING*

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  4. même le mec des Pogues a des dents maintenant, c'est d'un commun...

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    1. Hélas, Gérard, le monde est entré dans l'ère du dentisme...

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    2. C'est vrai ? Sans dec ? T'as une photo ?

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    3. http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2009/05/16/article-1183171-04F46A6A000005DC-687_468x286.jpg

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    4. Merci !
      On ne le reconnait pas avec des dents.

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    5. Je mets du temps à terminer un paragraphe de deux lignes, hein !

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    6. Tout le monde s'en fout de ta gueule, ma pauvre.

      Je pense que tu n'es pas à ta place ici et que tu devrais toi aussi, en tant que laquais immonde, proposer tes services à un magazine féminin quelconque, si ce n'est déjà fait.

      En toute amitié bourgeoise,

      Marie-Punaise

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    7. Rhoooo la méchante !
      Gare ta pov gueule à la récré !

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  5. Un texte que j'aurais aimé écrire... On a sourit de l'alcoolisme de Bukowski et déblatéré à foison sur les moeurs de Matzneff, mais on sent dans le cas Houellebecq un silence gêné... Le monde du spectacle regarde ses pompes et ça c'est rare.

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  6. C'est pas Olivier de Kersauson qui est édenté aussi ? Il me semble qu'il n'y a pas beaucoup de dents entre ses lèvres entrouvertes quand on le voit sourire.

    Pour ceux que ça intéresse, c'est-à-dire personne, j'ai toujours eu la phobie de perdre mes dents ou de les abimer. Quand j'avais douze ans je passais mon temps à vérifier du bout de l'index qu'elles ne dodelinaient pas. D'ailleurs je fais régulièrement des rêves dans lesquels mes dents me tombent sur la langue pendant que je parle, ou s'effritent en petites scories, ou se cassent à la suite d'un coup porté à la bouche. Quand je rêve pas que je perds la vue, quoi. 3615 ma vie.

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    1. Les dents qui tombent en scories ensuite vomies avec des ptits bouts de quenottes dedans, c'est mon préféré.
      Ca veut dire qu'on va retrouver mon scooter?

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    2. J'imagine que c'est comme pour le reste : quand on vieillit et que ça arrive, ben on doit s'y faire. Comme les cheveux blancs ou les poches sous les yeux. Mais je comprends bien et partage (en plus light) ton angoisse, et je suis bien content d'avoir mes ratiches à moi. ça donne à mes yeux encore plus de force à ce que je crois être une chose calculée de la part de Houellby... moi, je ne saurais pas faire ça.

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    3. @ alphonso
      Pour le scoutaire, ça risque d'être difficile
      Il a été revendu à un type qui voulait rester anonyme
      Cette idée aussi de posséder l'antithèse du deux roues !
      Si vous regardez bien, deux roues à l'avant et une à l'arrière, pour assurer la stabilité, c'est l'esprit de précaution appliqué à la moto, la frilosité bourgeoise transposée sur le tam saddle, la petoche en mobylette
      Si en plus, vous n'en êtes que le passager....
      M'étonne pas que machin s'en soit servi pour aller baiser en ville, tiens

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  7. Michel fume comme un pompier et boit comme un trou.

    Fumer c'est savourer
    le plaisir de la nicotine
    pour ensuite manger
    les pissenlits par la racine

    on peut préférer l'alcool
    un truc qui réchauffe la poitrine
    on peut se tuer en bagnole
    ou avoir le foie qui se ratatine

    l'alcool fait tourner la cervelle
    et fait perdre le contrôle des voyelles
    on délire en territoire textuel
    on a les sens qui deviennent tout sensuel
    on peut tomber dans le tourment, et devenir mortel
    pour ses proches, et sombrer dans le regret éternel.

    Pauvre Michel
    tu t'en fout des ratiches
    t'en a des grosses dans le calcif
    je parle des burnes pas des dents, Michel

    Charles Bédolaire

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    1. Merci à Charles Bédolaire pour cet instant ivoirien

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  8. Excellent billet ! Je me demande si je ne vais pas vous le piquer, tiens…

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  9. "Le contre-pied absolu de la chirurgie esthétique " ? Il s'est pourtant bien fait greffer des cheveux !

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  10. Moi aussi je l'avais remarqué, et je suis d'accord avec vous : ce mec est transgressif, et c'est pour ça que je l'aime (ainsi que pour ses romans bien sûr). Dans le cliquant aseptisé de la télé, le voir ainsi provoquer gentiment avec la disparition de ses dents est un délice.

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  11. Subversitf ...
    signé :
    L' Edentée sans dette ^^

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  12. Victor Hugo ne pourrait pas publier la légende des siècles sauf sur un blog gratuit..... surtout qu'il y a pas de cul dedans....

    J'ai lu dans le Charlie hebdo de la semaine dernière sous la plume de Charb, une critique de la pub internet d'un club de rendez vous très célébre, attractive world c'est son nom
    Il tentait de ridiculiser les modèles mis à contribution, un jeune avec un noeud pap et une veste velours, une fille avec trop de dents sur un canapé, une quadra avec elle aussi trop de dents

    J'oubliais, la jeune était torse nu et rigolait
    Fort

    Outre les gens ( sa chronique sur Charlie est intitulée Charb n'aime pas les gens) ,il deteste donc :
    _les vestes en velours
    _les filles qui rigolent
    _celles qui sont torse nu
    _celles qui ont trop de dents

    Il reste quand même encore un peu de monde, mais le mec fait le ménage...

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    1. Kobus
      Garde ton numéro de Charlie pour ton patrimoine...
      On dirait qu'il a fait partie du ménage de printemps, ton homme de ménage...

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    2. ben justement , je m'en sert comme litière pour le chat
      c'est d'autant plus con que la bestiole a le jardin pour elle toute seule
      enfin, elle toute seule , non...
      y a nous
      et puis les chats du kartché
      ça fait du monde

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  13. Excellent billet ! Le seul que j'ai trouvé sur ce sujet sur le world wide web!

    La terme "pétrification idéologique" me semble décrire à la perfection l'absence de toute réaction médiatique au sujet de l'aspect pour le moins inconventionnel de Houllebecq. J'ai ressenti exactement le même étonnement en regardant Houellebecq au Grand Journal sur Canal+, tant la célébration de cet écrivain édenté dans le temple de la bien-pensance et de l'apparence paraissait surréaliste.

    J'aurais pour ma part ajouté un mot sur les difficultés d'élocution dont souffre Houellebie du fait de ces dents manquantes, qui rendent ce défaut physique d'autant plus présent. Il est objectivement difficile de le comprendre et lui-même semble économiser ses mots pour réussir à terminer ses phrases. L'absence de toute remarque, même incidente, des interviewers de Houellebecq à ce sujet n'en est que plus étonnante. Il s'agit incontestablement d'un tabou culturel révélateur de la société dans laquelle nous vivons.

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    1. Sinon, les gens sont tellement attendries aujourd’hui par un star sans dentition aveuglante qu’ils n’osent rien dire, pour qu’il n’aie pas envie de fuir.

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    2. On pourrait aussi faire un parallèle historique avec ce qui s'est passé au moment de l'émergence des impressionnistes. On sait que nous vivons encore sous le coup du traumatisme que cela a créé : comme les critiques n'ont pas spontanément adoré les impressionnistes (bien au contraire) et que l'histoire leur a donné tort, nous voyons depuis un siècle des critiques professionnels et, au delà, tout ce qui compte dans les médias, accepter sans aucun esprit critique toutes les "innovations "artistiques. Par peur d'avoir tort plus tard, la bienpensance moderne consiste à tout accepter, tous les courants, toutes les expériences, etc. Un mec défèque dans une boîte à musique : c'est intéressant. Une nana se coupe un sein à la dégauchisseuse (et filme ça en noir et blanc) : c'est puissant. Un artiste tatoué expose un moulage d'un cul de vache surplombant la Cène : ça interpelle! Plus personne (ou presque) n'ose dire ce qu'il pense, ou pire encore, plus personne ne pense (et ceux qui ne pensent pas bien sont, chacun le sait, des nazis)

      Avec Houellebecq, et sur ce point précis que je soulève dans le texte ci-dessus, ça procède peut-être du même mécanisme : le mec se transforme physiquement en trois ans, d'une façon incroyable, mais il ne s'agirait pas d'avoir une opinion là-dessus, ni même de faire montre d'étonnement : on accepte tout comme si cela allait de soi/ Il n'est pas question de faire croire qu'on trouve quoi que ce soit à dire sur le physique de quelqu'un, de la même façon qu'on a abandonné toute velléité de critique réelle des artistes.

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    3. c'est beau à lire. Mais en réalité, Michel fait attention à son aspect. T-shirts moulants, à col V, sur son corps de colibri avarié, il faut oser. ça dénote quand même quelque chose qui s'oppose à votre thèse. Vous passez aux forceps. Imposture. Et qui se gargarise.

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  14. Un mode déjà ancienne :

    http://www.vice.com/fr/read/le-gouffre-de-la-passion-v6n3

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  15. Eh bien, moi qui suggérais que les tatoués sont de braves conformistes, voilà une mode qui devrait leur permettre de devenir vraiment trash.. Qu'on l'importe en France, et on verra si nos post adolescente rêvant de faire un stage à Canal+ s'y mettent...

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  16. en même temps tout le monde a le droit d'avoir une sale tronche ou d'avoir une fixation ("Dire qu’en pure perte des sommes sont englouties dans des crèmes à cul, des spray redresseurs de paf, des ampoules pour la sphérisation des fesses, des cataplasmes pour se faire rosir l’œil de bronze…")

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  17. Personnellement je ne connais rien de ce monsieur...ni sa vie privée... ni ses œuvres.. J'ai d'autres intérêts au niveau lecture . Tout comme bon nombre de films, de séries télé... et beaucoup d'autres choses... on se délecte aujourd'hui dans des " œuvres" qui ne sont souvent qu'une bien triste relation de ce qui est sordide, hard, ou tristement trash....de tristes simili reportage du banal .. bref... des emmerdes ... Ce monsieur semble en effet bien atteint... un look de mal dans sa peau... Avant de se moquer de lui... pire d'en faire un modèle du look " in", il faudrait prudemment penser sans juger qu'il est peut être très très mal physiquement et psychologiquement. Et surtout lui foutre la paix sur son look!

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  18. Et s'il avait peur du dentiste, tout simplement ? Y a de quoi quand on y pense.
    http://www.dailymotion.com/video/xhs1ei_marathon-man-le-dentiste_shortfilms

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    1. C'est juste qu'il se gainsbourgise de plus en plus.

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    2. On a peur du dentiste quand on a des dents, après bof ...

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  19. J'ai vraiment bien fait de ne jamais acheter un seul de ces livres.
    Pas moyen de donner le moindre centime a ce tocard d'ecrivain.
    Son dernier torchon de gare est dispo en telechargement un peu partout sur les reseaux P2P.
    Hesitez pas a bien vous servir. Ce serait tellement chouette qu'il finisse clodo pour de bon pendant le peu de temps qu'il lui reste.

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    1. Commentaire inutile ou juste pour "dire du mal" ... c'est petit, mon petit ...

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  20. Attention : si ton commentaire refoule de la goule, tu seras crapuleusement discriminé.
    (Les anonymes serviront de cibles aux tirs d'exercices.)

    Va donc demenager en Chine petite bite va.

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  21. On ne perd pas ses dents parce qu'on est vieux (56 ans ...ce n'est pas vieux en 2015...)
    les dents tombent si, entre autres : on se prend un coup de boule, on a le scorbut, ou que l'on consomme des drogues (cocaïne), ou si...on ne les brosse pas, et encore...
    Maintenant porter un dentier n'est pas une vanité, ça aide surtout...à pouvoir mastiquer.
    Mais cela plaît car nous sommes entrés dans l'ère de la laidocratie, on aime le moche, le vilain, le sale, le trash, le caca, la poubelle, c'est l'ère de l'esprit ultrapost medieval crado. A tout prendre, je préfère celui ou celle qui sans excès reste un peu agréable à voir, un peu propre et un peu sain. Ce qui peut arriver sans lifting ou crèmes pour le cul quand on a une vie saine dedans et dehors. Mais aujourd'hui, c'est pareil, mieux vaut se déchirer de partout pour être dans le coup, donc, passé 30 ans, le monde ressemble à une ronde macabre à la Goya et tout le reste du monde ou presque applaudit. Non Hugo ne publierait pas dans un blog aujourd'hui, il ne publierait rien du tout, il se serait suicidé avant. Une partie de l'humanité est complètement à côté de la plaque, il suffit de choisir son camp.

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    1. Selon toi, le laid est donc tendance ?
      Je ne nie pas qu'une partie des gens cultivent des tronches pas possibles, à coups de piercing, de tatouages et autres implants, mais tu ne peux ignorer que d'un autre côté, des foules beaucoup plus nombreuses se ruinent en chirurgie esthétique, en crèmes, en sport-pour-rester-dans-le-coup, en vie saine, en 5 légumes par jour, etc. L'hygiénisme me semble être la règle contemporaine très dominante, aidée par la médecine, la vaccination, etc. On n'élève pas encore les enfants en leur interdisant de se laver les dents !

      Ensuite, tu as sans doute raison, on ne perd pas ses dents à 56 ans. En général, si on ne fait pas trop le con, on les garde plus longtemps. Mais Houellebecq a peut-être eu un problème de ce côté-là, que sais-je, une maladie, un coup en traitre, un virus. Je n'imagine pas qu'il se les soit ôtées par plaisir en tout cas. Nous ne pouvons que constater que ses dents lui manquent. L'affaire est donc celle que je proposais : il ne s'exhibe pas ainsi par hasard.

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    2. Je n'ai plus de dents : coup de poing pour le devant le reste négligence et peut être aussi un peu ... drogues. Donc ayant un intérieur buccal digne de gaza (ceci dit juste pour la comparaison de cet état (?) en ruines après la "bienveillance" sioniste d’israël), j'ai décidé de tout faire arracher. ca fait 4ans, maintenant ; je me suis fait placer une prothèse totale (dentier haut et bas) seulement voilà ...
      Je n'arrive toujours pas à mastiquer avec, après des essais multiples et acharnés. Je me suis habitué à manger sans l'appareil dentaire et mes gencives m'assurent un bon masticage, tant qu'il ne s'agit pas de casser des noix !
      De même je ne supporte pas d'avoir en bouche ces énormes morceaux de plastique. La bienséance veut qu'on ne doit pas se présenter devant la société sans un sourire de toutes ses dents...
      J'ai tenu 4 ans mais là je ne peux plus, et j'ai donc décidé de ne plus porter ces râteliers.
      Ma famille et mes amis vont juste se fendre la poire en me regardant manger comme Popeye, car c'est bien à lui que je ressemble, sans dents.
      Merci de votre attention. :)

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  22. C'est vraiment l'éclate de vous lire les mecs, un richeton sans dents : il est transgressif ! un middle class retapé, lifté, bronzé, c'est la banalité !
    Un prolo tatoué, c'est un pov'con fan de télé réalité !
    Houelbecq comme modèle punk du XXIème siècle, vous me feriez presque un peu rire mais bon... je n'ose pas, j'ai des pivots devant qui ne valent pas une thune ! Si ce mec perd ses dents (contrairement à ce que pense l'anonyme plus haut, on perd même ses dents bien plus tôt qu'à 56 piges, surtout si on mange mal, peu ou pas assez et que l'on vit avec le smic ou moins, parce que vu le prix que pratiques les dentistes et les prothésites t'as d'autres priorités que de te faire faire des ratiches ultra brite !) c'est surement la faute à trop d'héro et de cc et c'est pas vraiment des cames de prolo, à moins qu'il deal, vende son cul ou qu'il monte au braquo ? Ha non, j'oubliais, il vend des bouquins aux révolutionnaires de salon, fan de Manu Chao et de Ken Loach et se prend pour César Pinaud ! Pour ma part, je vais continuer d'entretenir mes fausses dents, perdues d'avoir trop pris des marrons dans la gueule et des coups de boules dans les bars, elle me permettront toujours de mordre les barreaux des prisons, mes geoliers, mes tortionnaires ou ceux qui veulent m'envoyer des marrons et coups de boule !
    Mais surtout n'hésitez pas chers amis, si le dernier chic parisien est de se faire arracher les chicots sous pretexte de faire "Transgressif" le tout, en portant des implants et une p'tite teinture chatain claire avé la mèche et la parka de marque à 300 boules, vous ferez certainement fureur dans les cercles littéraires du 5ème où révolte et désobéissance, veulent sûrement dire quelque chose.
    Salutations béruriènnes.
    Q. Abusboira

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    1. Manquait plus que toi,Q.Abusboira. Tu doubles tout punk par la droite, tu bouscules les mémés, tu te déchires la gueule à coups de Villageoise, et coup de chance, ça fait de toi un mec lucide. Génial. A côté de toi, le CGB, c'est la Chance aux chansons...

      Manque de bol, ou manque d'inspiration, faire voisiner Houellebecq, Manu chao et Ken Loach, ben c'est comme qui dirait savonner la planche où on vient de poser ses miches, ça t'entame la crédibilité aussi sûrement que si tu sortais une carte American express privilège Gold pour payer ton repas aux restaus du coeur. Parce que personne d'autre que toi dans toute l'Europe occidentale ne ferait le parallèle entre ces trois type, dont deux au moins n'ont rien à faire avec le troisième.
      Il n'y a pas trente six hypothèses : sois t'es encore bourré de la veille (dans ce cas repasse demain), soit t'as pas lu Houellebecq.
      Et si tu me dis que t'as lu Houellebecq et que tu maintiens tes affirmations, alors je te conseille de voir un gérontologue.

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    2. on dit un gériâtre , ami bebop
      personellement , j'ai jamais vu personne payer un repas aux restaus du coeur ( j'ai été bénévole deux saisons ,ça m'a suffit )

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    3. Au fait, Kobus, on ne dit pas forcément un "gériatre". Par exemple, quand on évoque un gérontologue, il vaut mieux dire "gérontologue". Mais ça, me dis pas que tu le sais pas !

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  23. Très cher Beboper,
    Je double très rarement et jamais par la droite (en fait, en ce qui me concerne j'suis plutôt versé dans le redoublement et c'est plutôt par l'extrême gauche !), s'il y en a un ici qui n'a pas bien compris je crois que c'est toi mon ami ! Je ne faisais absolument pas le parallèle entre ces différents "auteurs", parolier, scénariste et écrivain. Je n'ai lu de Houellebecq que ses deux premiers romans et son tout dernier (une faiblesse de ma part, j'avais déjà bien compris que son principal talent était de pomper les autres, copier plagier, peu importe les termes ) qui ne semble pas lui apporter exactement ce qu'il voulait entre nous soit dit ! Si j'avais le temps j'essaierai peut être de me lancer dans une analyse littéraire de son œuvre mais je t'avoue que d'une part, je ne l'ai pas et d'autre part, d'autres l'ont fait avant et mieux que moi et clairement, si ce mec doit avoir un talent, c'est uniquement celui de faire parler les mecs comme nous, les critiques ratés, les journalistes en cartons, les chancres mous de la blogosphère ! Quand aux deux autres types dont j'ai fait voisiner les noms au sien, c'était uniquement pour faire le lien avec le même genre de fans qu'ils peuvent avoir. Il est clair que ces trois mecs ne sont dans la même catégorie, quoi que ? (Des genres "d'Artistes" du styles de ceux du groland, qui se la raconte rebelles révoltés et qui vont défiler chaque année à Cannes, pour cracher dans la soupe au champagne et vomir sur les mannequins des club VIP de la croisette !) Sinon, Manu Chao c'est quand même le mec qu'a traîné dans les même bars de Pigalle que les garçons bouchers, dans l'espoir de se faire un jour remarquer, un type qu'a été produit par ces mêmes mecs des boucherie prods jusqu'à son succès, pour finalement se barrer chez Virgin, histoire de gagner un peu plus de blé et de le mettre dans le c.. à ses anciens potes qui l'avaient financé jusqu'aux moments où le pognon c'est mis à rentrer ! Je ne te parle pas de son cousin le batteur de la mano negra, Santi qu'est devenu producteur pour TF1 et les stars de la téléréalité, quant à Ken Loach, si son nom figure ici, c'est uniquement (et c'est bien triste qu'il soit accolé aux deux autres je te l'accorde) parce que comme les deux précédents, il a droit aux mêmes articles élogieux de la part des mêmes critiques dans les mêmes canards ! Voilà, ça c'était pour le 1/4 d'heure explications dont tu avais l'air d'avoir besoin. Quand aux restos du cœur, j'ai toujours eu à cœur justement de ne pas y aller (même s'il n'y a aucune honte a devoir le faire) et ce ne fut pas toujours facile (j'serais plutôt partisan d'aller me servir directement chez les richetons abonnés à canal, à Télérama et aux inrocks... vous noterez l'emploi du conditionnel !)
    Enfin derniers points, j'ai jamais aimé la villageoise, j'suis kro, on s'refais pas, j'ai 46 ans, des cheveux gris et des dents en moins, je bande toujours, je ne me chie pas dessus, je ne pisse pas au lit, je me rappelle du noms des mes gosses, ça doit vouloir dire que j'n'ai donc pas encore besoin des gérontologues (ou des gériatres comme le faisait remarquer Van cleef, au fait, de Lee ou de Arpel ?) je persiste donc et maintient, mes propos et le fait que je ne suis pas bourré ou juste un peu, sinon j'vois d'autres explications à ma présence ici ! Houellebecq, c'est de la littérature de merde, un retraitement reconditionnée des productions d'autres auteurs meilleurs que lui. Quant à Manu Chao j'en parle même pas...
    Sinon, excuse-moi de ne peut être pas avoir les mêmes opinions que les tiennes, tu me semblais plus ouvert à la discussion que ça !
    Q. Abusboira

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    1. Rhaaaaa, ouvert je suis à la conversation, et même le dimanche ! Je conversationne comme un pâtre grec, mais ça n'empêche pas les invectives. J'ai le superlatif facile. Je dégaine, je tire, j'ironise et j'argumente dans le même mouvement (me demande pas comment je fais: ça m'épate moi-même). J'ai rien contre la mauvaise foi, j'ai rien contre le bon sens, j'ai rien contre l'erreur, la seule chose que je supporte pas, c'est la grosse bêtise qui colle et sa copine l'ignorance abyssale. Tu vois que t'as de la marge !

      Houellebecq aurait pompé ailleurs ? Moui, l'argument n'est ni nouveau, ni faux. Il dit lui même tout ce que sa pensée doit à Schopenhauer, à Tocqueville, à la SF des années 50 etc. Qu'il ait pris des choses un peu partout, ça fait juste de lui un écrivain comme les autres. Selon moi, son talent n'est pas dans ses idées mais dans son art de les avancer, de les illustrer. C'est pas un philosophe, c'est un romancier, donc c'est son style qui compte en premier lieu. Sur la question du style, on peut commencer à avancer des arguments, on peut s'avoiner à coups de citations : pour prouver que le type possède un style bien à lui, et de qualité, il faudra des critères précis et de l'honnêteté. Voire du détachement. En es-tu capable, Q;Abusboira? Et puis, comme toujours face à l'art, il faut du flair, il faut du goût, ces trucs indéfinissables. Celui qui ne saisit pas IMMEDIATEMENT que les Particules élémentaires est un grand roman, est peut-être quelqu'un qui ne saisit pas ce que c'est, la littérature, qui sait ?

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    2. Hahaha ! Laissez moi rire ! Du style... mais Houellebecq en a aucun ! J'imagine que ça doit vouloir dire en avoir en 2015. Céline a du style, Mauriac, mais Houellebecq putain, il a juste une posture. Bon et puis un roman, c'est aussi une histoire et ses histoires bah pardon mais à part ses problèmes de quéquèttes... même dans sa dernière merde islamophobe (quoi qu'il ne faille pas le confondre avec ses personnages), il ne peut s'en empêcher, il repart au charbon avec son misérabilisme sexuel !
      Après t'as pas tort, j'ai rarement du détachement, je laisse ça aux blasés, aux dandys et aux tiédasses. Ce que j'ai saisi immédiatement à la lecture des particules élémentaires c'est son coté "culte" mais ça n'en fait pas un grand roman, juste une bonne politique éditoriale commerciale. Mes goûts me portent naturellement vers d'autres littératures, des littératures qui me font d'ailleurs vivre depuis presque trente ans, puisque j'ai été libraire 21 ans et que je suis bibliothécaire depuis 8 ans, mais c'est peut être aussi ton cas ? En si mon expérience des livres ne veut pas dire que j'ai toujours raison, ça précise juste que j'ai pas attendu ton avis et tes interrogations sur mes goûts pour savoir quoi en faire (gagner ma vie!) même si je ne saisi pas aussi bien que toi ce qu'est la littérature...
      Je voudrais juste te rappeler qu'au départ je doutais juste de l'authenticité de sa posture de "Transgressif édenté" et non pas me lancer dans une définition précise de ce qu'est ou n'est pas la littérature et de qui le comprend ou pas.
      Q. Abuboiras

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    3. A çuiquiboit :
      quand on a autant redoublé, normalement on aurait dû apprendre à faire des paragraphes !
      Déjà qu'y pas d'images.

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  24. Chère Mouette, j'te le concède ! Deux fois et rien qu'au collège en plus (mais pour être honnête faut qu'je précise que j'n'suis pas allé plus loin non plus), d'où mes lacunes !
    Mais c'est promis, dès ma prochaine diatribe de bistrot, je vous colle quelques dessins à crayonner et des phrases toutes simples avec des mots de deux syllabes pas plus, histoire de vous satisfaire toi et les fans de Michou.
    Q. Abusboira

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  25. Ben quoi ? C'est déjà fini ? Moi qui m'amusais bien ... tant pis, je file sur d'autres articles ;)

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  26. Je ne peux que saluer le style de l'auteur ! Un bon moment de lecture comme il y en a de rares sur internet.

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  27. Houellebecq, c'est un peu Céline qui apprend à écrire "voyage au bout de la nuit". Comprenne qui pourra.

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Attention : le CGB n est pas une démocratie. Si t es qu un gros con de troll, tu seras irrémédiablement réduit au silence.
(Les anonymes serviront de cibles aux tirs d exercice.)

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