31 mars 2009

Eclipse totale


Samedi 29 mars, la grande opération « on-éteint-la-lumière-une-heure-pour-sauver-la-planète » a permis, en France, une économie d’énergie d’1 %. Dans les médias de masse, tout le monde s’en est félicité. Incroyable : tout ce barouf pour un misérable pour cent. La grande fête s’est naturellement déroulée dans la liesse aux quatre coins de la planète, dans le mépris le plus total de la réalisation du mystère de la quadrature du cercle : homo festivus festivus est une figure mondialisée, incarnation d’une humanité post-moderne que nous sommes de plus en plus tentés de qualifier de post-humaine...

Il y a quelques siècles, notamment chez les mayas, les éclipses totales de soleil étaient l’occasion de rassemblements mystiques en amont de leur survenance calculée et attendue. Elles signifiaient la puissance du principe cosmogonique, la dépendance de l’homme à son environnement ; elles signifiaient le retour de l’équilibre cosmique (notamment par la grâce de sacrifices humains), le renouveau de l’harmonie, le recommencement d’un cycle. De quoi souder les sociétés holistes…


Sac à foutre "post-moderne"


Aujourd’hui, en nous demandant d’éteindre nos lumières, pour sauver la planète, l’on met en branle une authentique figure inversée de ce cérémonial reposant sur la nature, comprise alors comme un concept n’ayant pas encore accédé à l’autonomie.
D’une part, c’est le jour néon post-moderne, soit la nuit électrique, que l’on a demandé d’éclipser. Une opération à la discrétion de l’homme, ce qui nous amène tout naturellement à notre d’autre part : l’opération ne fait que révéler la solitude de l’homme post-moderne ; il est seul aux commandes du monde. S’il n’est pas coupable de quoi que ce soit en la matière des catastrophes climatiques à venir, il est au moins responsable de tout ce qui est advenu et adviendra en la matière. A ce titre, il était plus qu’invité, sommé de participer à la grande fête…
Ce genre d’opération ne célèbre pas la conscience mise en acte des hommes de leur dépendance à l’environnement, des nécessités de préservation de l’harmonie systémique du cosmos, encore moins une quelconque solidarité d’homme à homme. Il ne célèbre que l’individualisme, le narcissisme et ses tendances morbides. Il n’exprime que l’impuissance et le désengagement de l’homme face à ses défis à venir. Cela, de manière d’autant plus prégnante, que le sacrifice demandé n’était tout bonnement pas un sacrifice.


Stand-bye...


Dans le clair-obscur de l’éclipse électrique du 29 mars 2009, le néo-fascisme du bio. La planète va mal. Les rapports scientifiques prophétisent de manière scientifique l’apocalypse, entendue dans son acception de destruction généralisée. Réchauffement climatique via l’effet de serre, réchauffement des océans, fonte des glaciers, le gulf-stream mondialisant le problème, catastrophes climatiques seront apparemment en boucle, à jamais : tempêtes, cyclones, ouragans, inondations, désertification, et on ne parle même pas des problèmes de biodiversité, de l’accélération exponentielle de la disparition des espèces. A ce rythme, elle ne tardera pas à répondre à celle de nos quasi-origines, maximale, mise en lumière par Stephen Jay Gould.

Tout événement climatique relayé par les médias est frappé du sceau de l’évangile de l’hyper catastrophe à venir. Et ils le sont d’autant, que les médias ne l’expriment pas systématiquement de manière explicite. De nos jours, il n’y a plus vraiment d’antagonismes entre un tabou et un totem. Chaque pseudo-sujet de réflexion possède ces deux figures en potentiel et les réalise simultanément, par le dit ou le non-dit, au choix.
L’homme post-moderne n’a plus de saint auquel se vouer. Il est démocrate et démocritisé, atomisé. Seul, il se responsabilise à tout bout de champ. Il est donc responsable de tout. Nous sommes dans la théorie juridique de l’équivalence des conditions, du battement d’ailes de papillon. En l’occurrence, c’est son mode de vie qui est incriminé, à l’origine du problème. Pour faire cesser le corrélat de la responsabilisation, à savoir, l’abominable sentiment de culpabilité, autoalimenté tous azimuts et de manière constante, l’homme post-moderne répond par le bio, une vague qui a aujourd’hui tous les atours d’une idéologie fasciste, tant elle est plus qu’une vulgaire mode passagère, et tant elle n’est qu’une arnaque de révolution.


Katrina


Le bio est-il naturel ? La réponse est non. Le bio, c’est comme qui dirait mettre la nature en carte postale. Le bio, c’est par exemple créer des réserves naturelles, soit des zoos hors zone urbaine, des oasis, terrestres ou marines pour protéger faunes et flores en péril. Opération trompe-l’œil ! La nature est un espace ouvert. Et l’activité de l’homme a porté à des limites jamais atteintes son ouverture structurelle. Tout est déjà corrompu. Tant est si bien que l’homme post-moderne européen est tenté de croire que le maïs a toujours poussé sous ses cieux. Effectivement, dans un tel contexte, il n’est pas surprenant que le réel problème, pour un écolo, ce soit le maïs transgénique de marque Monsanto. Trop d’ouverture tue la diversité. Trop de narcissisme ne fait finalement que reproduire le phénomène de standardisation inhérent à la première révolution individualiste, démocrate et consumériste, mais non moins réificatrice, castratrice. La nature se moque des frontières et des zones. Elle ne connaît pas le concept de fermeture. La nature ne réfléchit pas. Elle se contente d’être. Qui croit réellement au caractère biologique des cultures labellisées bio ? Qui croit à l’étanchéité au sein même de la nature ? L’écolo n’a pas encore compris la tactique du système : concéder sur des détails, quitte à sacrifier provisoirement un aspect du problème (confer le décret sur les parachutes dorés ; en l'occurrence, pour exemple, le développement durable) pour se sauver lui-même, et laisser à penser qu’on progresse…


Développement durable : accumulation hype de capital


Le bio, c’est la réponse des gestionnaires capitalistes au positivisme écologique. Comme de bien entendu, cette réponse est cynique. Le bio, c’est l’ultime phase de la société de consommation qui recycle ses éléments perturbateurs systémiques. Le bio, c’est le naturel mis en marketing. Le bio, c’est la réinvention d’une nature vide, sa mise sous vide. Le bio est à mettre au crédit de l’homme : c’est une pure innovation. L’homme est devenu un authentique démiurge, Dieu par le bio. Le bio, c’est l’horreur industrielle sur fond de flower power. Quand la consommation se fait hippie, c’est tout le système qu’on consacre définitivement.


Nature morte (XXIe siècle)


Tous les sinistres adhérents inconditionnels au bio ont pour dénominateur commun la rhétorique du grain de sable. Consommez intelligent ! Commerce équitable, éthique, mais surtout sain ! Aucun, hors mis de rares énergumènes radicaux et reproduisant finalement l’esthétique du marginal honni, n’a renoncé ni ne renoncera jamais à son mode de vie. Là est la réalité du mouvement bio. Le bio, c’est un moyen bien pratique de continuer comme avant en se déculpabilisant et en jetant ses anathèmes au vent. Le Veau d’or post-moderne est un bouc émissaire à trois pattes. Qu’importe ! L’essentiel est d’y croire et de consolider son assiette psychologique. Le bio, c’est l’égoïsme et l’irresponsabilité mis en étiquettes.
Le bio, c’est un engagement sans obligation ni sanction. Le bio, c’est l’expression même du désengagement généralisé, de la désinvolture de l’humanité post-moderne, de son manque de sérieux. Le bio, c’est de l’humour noir. Marée noire d’humour noir… Le bio, c’est l’incarnation de l’engagement dans des temps où le mode sacrificiel n’existe plus : une farce vide, comme d’éteindre ses lumières pendant une heure pour sauver le monde. Le bio, c’est l’éthique post-moderne : un vulgaire rouage du procès de personnalisation. Et la qualité de héros (à comprendre comme synonyme de citoyen éclairé, responsable et solidaire), à portée main, de doigt, d’un interrupteur...


Thomas Edison : histoire d'un mass murderer


Eteindre la lumière une heure pour sauver la planète, trier ses déchets, acheter ses produits dans les rayons bio des supermarchés, acheter ses produits dans les franchises bio, rouler « propre » en achetant des voitures déclarées « propres » par les technocrates de Bruxelles, voici les devoirs du citoyen post-moderne. En somme, il s’agit de simultanément remplir et trahir ses engagements, soit de tourner à vide.
Nous parlions des « voitures propres ». Outre le scandale de l’oxymore, les voitures rejetteraient moins de CO2 dans l’atmosphère. Soit, mais pour le reste ? N’avons-nous pas entendu dire que certaines particules suivaient le mouvement technologique de miniaturisation et ne pouvaient tout bonnement plus être filtrées ? On se garde bien systématiquement de nous fournir tout le panel des indices de pollution, toutes les informations inhérentes à l’impact des « pollutions propres » sur la santé publique. L’écologie est publicitaire ! Le moyen de transport est, outre la bouffe, le théâtre de l’hérésie écolo. Toute innovation, tel cet avion hybride qu’on voudrait faire voler à moitié à l’énergie solaire, est révélatrice de l’arnaque. Poussons le raisonnement jusqu’au bout : quid de l’impact écologique de la fabrication de cellules photovoltaïques ? Quid du gain au niveau de l’économie de kérosène, quand on sait que le maximum de la dépense se joue au décollage ? Et quid de l’impact écologique d’une voiture électrique ? Quid des centrales nucléaires 3ème génération ? Quid des 2% de son budget qu’EDF consacre aux énergies propres ? Toutes ces pseudo-innovations n’attestent que d’une seule chose : surtout, on ne change rien. Ou plutôt si : on change tout, mais sans risque de chambouler en profondeur notre mode de vie, ce qui revient au même…

Le débat s’est de toute manière déjà déplacé. L’économie d’énergie à tendance verte a déjà été greffée à la stricte économie d’argent. La preuve que la rhétorique écolo est parfaitement intégrée au système. Défiscalisation, économies d’énergie. L’argument choc : le retour sur investissement d’ici dix à quinze ans si vous équipez votre maison au solaire ou avec des chaudières géothermiques, après la farce du chauffage électrique à double-vitrage, la réduction des dépenses. L’économie d’énergie, heureux argument pour les fabricants automobiles en période de pseudo-crise du marché, vous n’avez qu’à voir les dernières publicités de bagnoles : la sémantique écolo a parfaitement fusionné avec la sémantique du pouvoir d’achat.


VRP labellisé bio


Dans toute cette affaire, c’est le pauvre qui sera encore une fois le dindon de la farce : l’écologie n’a-t-elle pas un coût ? Décidément, quels enculés ces pauvres !… L’écologie est un business, peu rentable sur le plan électoral, tant il a rapidement vérolé l’ensemble de la machine de production capitaliste. Et l’on voudrait nous faire croire à des Grenelle de l’environnement, qui ne sont que l’occasion de quelques mesquines, car fausses, ristournes ? Comme toujours, le système fait semblant de s’attaquer au problème. Il ouvre des faux procès, rejette la responsabilité au niveau individuel atomisé, multiplie donc les coupables. Le tabac tue ? Pourquoi jeter l’anathème sur ses victimes et non sur les fabricants et marchands de cigarettes ? La post-modernité : un mot sur une escroquerie généralisée…


Consensus rentable


Le citoyen se mesure aujourd’hui à sa collection de pastilles vertes. Emettez la moindre contradiction et vous serez déchiqueté dans la tenaille manichéenne du « si tu n’adhères pas au consensus écolo, tu es un criminel à abattre. » Le consensus est peut-être mou, mais il est imprenable, inattaquable, inexpugnable, au-dessus de tout soupçon.

Le fait est qu’éteindre la lumière pendant une heure n’a ouvert que sur une économie d’énergie d’1 %. Le désert post-moderne a reculé d’un grain de sable. Sacrée victoire ! Mais de ce pseudo événement, on ne peut tirer que la conclusion suivante : manifestement, nous, individus, ne sommes pas l’origine unique des dépenses faramineuses d’énergie… Conclusion hypocrite ? On devrait plutôt conclure qu’on n’a pas participé en masse à l’événement ? Quand bien même, nous et notre mode de vie, ne sommes pas responsables des catastrophes à venir…

Oui, le XXIème siècle sera le siècle de l’obscurantisme de la consommation éclairée. Oui, il sera le fier rejeton du XXème, plus évolué mais ressemblant à son père, trait pour trait : un siècle de fascisme, light, cool et écolo. « Déjeune double et dîne deux fois » comme l’écrivit Pétrone dans son Satiricon, mais sache que « quand la viande est trop tendre, les vers s’y mettent ! » En ces temps de fascisme light, effectivement, « L’univers fracassé descend au Styx ombreux. »

59 commentaires:

  1. pour leur "earth hour" j'ai fait expres d'allumer toutes mes lumieres dedans et dehors pendant 1h

    RépondreSupprimer
  2. @ Lestat

    La nuit blanche va d'ailleurs contre cette démarche "écolo".

    Beaucoup de choses à dire sur ton article:

    1/ Les entreprises avec la crise semblent abandonner le "green-wash" pour être officiellement focalisées sur leurs cours boursiers.

    2/ Le bio est intrinsèquement réactionnaire, le grand mérite du bio c'est de participer à la relocalisation du monde. Le bio peut aider à redécouvrir des terroirs! Il faut connaitre l'agriculture intensive pour savoir que le bio est un moindre mal (sauf quand il est importé ce qui est souvent le cas chez nous); ce n'est pas Kroulik qui dira le contraire...

    RépondreSupprimer
  3. J'éteindrais mes loupiottes
    Quand ils éteindrons Las Vegas !
    Sinon, ayant travaillé dans le bio,
    MDR ! Super arnaque !

    RépondreSupprimer
  4. http://www.culturalgangbang.com/2008/07/bio-et-bobo.html

    RépondreSupprimer
  5. "le néo-fascisme du bio" ... jusqu'à présent l'agriculture bio n'est toujours pas subventionnée.
    CQFD

    RépondreSupprimer
  6. Kroulik, il n'est pas nécessaire de dire des bêtises pour défendre des convictions. Le fait d'être en AB (label propriété d'Etat) n'interdit en rien d'être "suvbventionné". Pour autant, on convient généralement que "les bio" le sont moins que les "conventionnels".

    Le(s)tat, la dictature techno-marchande (le techno-fascisme si vous préférez) déploie ses effets partout pas seulement dans le petit monde de la bio. Le processus de mise au pas de cette dernière ne date d'ailleurs pas d'hier et il rencontre encore bien des résistances. Le bio c'est comme les Bio-technologies (vous savez les OGM, etc...) et tout le reste: il y a ceux qui acceptent les diktats et puis il y a les autres.

    "light, cool et écolo"

    Ecolo et light peut-être, mais cool j'en doute, par bien des cotés, ça sentirait plutôt le retour des gros coups de schlag.

    RépondreSupprimer
  7. Bon article, même si je ne te suis pas. Le parallèle Bio /fascisme m'échappe un peu. Quant à émettre une réserve sur le bio, on peut encore le faire sans se faire exclure de la communauté humaine: regarde le revirement à 180° concernant les "bio carburants". On disait que c'était super, jusqu'à ce qu'on envisage un peu la question techniquement, et qu'on découvre que c'est un danger écologique majeur. les écolos eux-mêmes ont changé d'avis là dessus.
    Sinon, tes très bons aphorismes sur le bio m'ont bien plu, "le bio, c'est le naturel mis en marketing" par exemple. Mais hélas, à peu près TOUTES les activités humaines pourraient remplacer le mot "bio" dans ce genre de phrase...

    RépondreSupprimer
  8. "il vaut mieux allumer une petite chandelle que maudire l'obscurité..."

    Allez, vite on s'éclipse...

    RépondreSupprimer
  9. quand je mange une tomate du jardin de mes parents, à savoir une tomate qui a le goût de tomate, je ne considère pas manger bio, mais juste normalement. Par exemple, je n'ai jamais mangé d'aussi bonnes tomates dans les circuits bio alternatifs, estampillés à mon sens naturel, à savoir vente du produit avec une simple interface associative, type Campanier, entre le producteur "bio" et le consommateur.
    la fascisme bio, kézaco ? mais enfin je ne parle pas du strict agriculteur qui nous pond un retour au naturel. Je parle de toute une industrie marketée bio, et spécifiquement au niveau Bio, des franchises type Biocop et compagnie et des certitudes animant les consommateurs de ces échopes. Fréquentez les milieux alternatifs les gars ! vous verrez à quel point ces gens sont des psycho. Pas des radicaux, car ils se démerderaient pour cultiver, mais juste des consommateurs extrémistes.
    Pour ma part, je consomme "proximité". L'étiquette bio, j'en ai rien à branler. Quid de la qualité de l'eau en France les mecs ? Juste de la qualité de l'eau. Parler du reste, c'est ouvrir la boîte de Pandore.
    Le bio, s'il est incontestablement positif à certains niveaux est une arnaque, car il est déjà intégré, récupéré par le capitalisme. Et son caractère positif le met a priori au-delà de toute critique. C'est là où commence son fascisme, un fascisme délégué à chaque individu.
    K, tu me parles de subventions ? D'une, tu réduis mon propos, dans lequel je ne me contentais pas de parler de bouffe, de deux, c'est carrément un argument irrecevable à mon sens. Le bio n'est pas systématiquement subventionné ? ça veut dire quoi pour toi ? Qu'il est subversif ? Qu'il est le vrai ? Le pur ? Arrête.

    RépondreSupprimer
  10. Ce que je veux dire c'est que le marketing n'est pas l'agriculteur. Les consommateurs givrés, les illuminés qui gravitent autour ne doivent pas faire oublier qui sont les agriculteurs bios.

    C'est en ça que je parle de subventions. C'est dur de cultiver en bio, c'est beaucoup plus simple de rentrer dans le système productiviste.

    Tu n'as rien à branler de l'étiquette "bio"?
    Grand bien te fasses si tu as la confiance aveugle du benêt des villes dans nos fiers croquants. Je pense simplement que je peux faire confiance aux agriculteurs ceux qui se sont fait chier à avoir une certification bio... Les autres te la jouent à la confiance?
    pour moi, l'agriculture morale, c'est comme la moralité du capitalisme, ça n'existe pas.

    RépondreSupprimer
  11. Moi je me contente de parler de la seule chose intéressante, la certification AB.
    Pour le reste, "bio" détaché de cette certification peut prendre la forme de tous les délires modernes.

    RépondreSupprimer
  12. "la seule chose intéressante, la certification AB."

    K, que savez vous de la composition des commissions dans lesquelles s'élaborent les différents cahiers des charges AB et croyez vous réellement que les industriels s'y activent pour défendre autre chose que leurs intérêts bien compris ?

    RépondreSupprimer
  13. Le(s)tat, c'est un fait avéré, toutes les enquêtes le montrent, les tomates du jardin sont toujours les meilleurs. Celles de papa sont évidemment meilleurs que celles du cousin et celles du cousins meilleurs que celle du voisin. Ce qui est valable pour la qualité des tomates l'est aussi pour la qualité de l'eau et toutes les autres boites de Pandore. Les illuminés et les givrés ont bon dos... Mais, après tout, le fascisme c'est (toujours) les autres !". N'est-ce pas ?

    RépondreSupprimer
  14. "pour moi, l'agriculture morale, c'est comme la moralité du capitalisme, ça n'existe pas."

    Et nous ne sommes pas en désaccord sur ce point. Il me semble que cela transpire suffisamment dans mon texte.

    "Moi je me contente de parler de la seule chose intéressante, la certification AB."

    Eh ben voilà qui est fait ou à peu près K. On fait quoi maintenant ? On ferme le site ?

    RépondreSupprimer
  15. "On fait quoi maintenant ? On ferme le site ?"

    Et si vous enregistriez les commentaires pour commencer plutôt que de débattre tout seuls du haut de vos certitudes réciproques ? Et puis ensuite vous pourriez peut être vous renseigner sérieusement, chacun de votre coté, avant de la ramener sur tout et sur rien.

    RépondreSupprimer
  16. On ferme!

    Hips! Encore une meeerde! Facho!

    RépondreSupprimer
  17. Ano, tu présupposes mon ignorance totale du sujet?
    Pourquoi pas, si ça t'amuse... Seulement, présuppose tout seul, argumenter ok, se justifier non.

    RépondreSupprimer
  18. "Le consensus est peut-être mou, mais il est imprenable, inattaquable, inexpugnable, au-dessus de tout soupçon."

    Il me semble que tout était dit là. Je ne goûte que modérément à la réductio ad fascismum, à l'instar de Beboper, mais force est de constater que voir ses doutes transformés en convictions, ne laisse finalement pas d'autre issue.

    RépondreSupprimer
  19. K, présupposer n'est pas constater. Tu n'as donc pas à te justifier, mais bien à nous démontrer que "la seule chose intéressante (c'est) la certification AB". Cela dit, tu n'es pas obligé d'en rajouter et tout le monde à le droit à un peu de repos.

    RépondreSupprimer
  20. "Le consensus est peut-être mou, mais il est imprenable, inattaquable, inexpugnable, au-dessus de tout soupçon."

    A l'instar de Beboper je rajouterai que la maxime peut faire office sur tout les sujets.

    RépondreSupprimer
  21. Effectivement, Beboper a raison sur ce point. Mais et après ? On se contente plus que de faire de la conversation de salon ? De toute façon, on en est bien là. D'ailleurs, ce texte n'a aucune vocation informative. Il est juste réactif. Réactif contre un système de pensée qui n'a de cesse de nous broyer dans ses tenailles manichéennes. C'est ce que je cherchais à exprimer avec mon expression néofascisme bio. Mon idée est d'ailleurs plutôt de faire vivre le concept de fascisme light, sans cholestérol. Je surfe sur le ménage par le vide qui a été effectué sur sa définition première.

    @ Reune :
    pour ce qui est de la redécouverte du terroir, j'ai plutôt le sentiment que le mouvement est affaire de tourisme. Expression d'un procès de personnalisation narcissique. Mais si l'atomisation est probablement bien catalysée par Bruxelles, la quête de la redécouverte d'une identité régionale l'est également. C'est à dire qu'à mon sens, ce n'est pas par réaction à la pieuvre technocratique. D'ailleurs, cette identité fleure bon la muséologie...
    D'autant plus qu'en effet, le bio est souvent affaire d'importation. Pour reprendre l'exemple de l'association Campanier, les fruits et légumes viennent souvent d'Italie, d'Espagne, quand ils ne viennent pas du Chili ou du Pérou. Là, on entre dans le commerce équitable et là je dis stop.

    Juste pour mon fun, pour ce qui est des tomates de mon daron, je parlais juste d'une expérience gustative. Quant à l'eau du voisin, vous voudrez bien m'expliquer pourquoi quand un particulier veut faire analyser son eau du robinet, on lui oppose une fin de non recevoir. Vous voudrez bien également m'expliquer pourquoi la DDASS couvre à l'occasion de véritables scandales de santé publique en la matière.

    @ K : je suis tout à fait d'accord avec toi : le biophile ne recoupe pas la figure du bobo, entendu dans son acception originelle. Maintenant, de nos jours, l'esprit bourgeois imprègne tout le monde. Le 1er bo de bobo n'est donc plus forcément à entendre d'un point de vue financier. Dans mon entourage, les plus fervents défenseurs du bio sont des personnes vivant à la frontière de la marginalité voire carrément en marge. Ils le vivent de manière extrême, certains sont à la limite de la radicalité. A savoir qu'ils tirent les conséquences de leur biophilie.

    RépondreSupprimer
  22. "Quant à l'eau du voisin, vous voudrez bien m'expliquer pourquoi quand un particulier veut faire analyser son eau du robinet, on lui oppose une fin de non recevoir. Vous voudrez bien également m'expliquer pourquoi la DDASS couvre à l'occasion de véritables scandales de santé publique en la matière."

    Peut être parce que les gentils producteurs de tomate du jardin rejettent encore plus de pesticides que les pires praticiens de l'agriculture intensive et que, comme chacun sait, il ne faut pas désespérer Jardiland ? Non j' déconne, enfin qu'à moitié.

    Ne me répondez pas Botanic, Ushuïa, green-deal et Chantal Jouanno, je suis, comme tout le monde: au courant.

    RépondreSupprimer
  23. Ils sont très énervant mais le phénomène est connu: avoir pour seul identité/personnalité un truc de second plan.
    Sa façon de baiser, de bouffer, de prier etc..

    RépondreSupprimer
  24. Lé(s)tat: hé, on fait que discuter! Je vois pas bien pourquoi tu écris "on ferme le site?". Putain, si on peut plus se chicaner pour la bouffe, tu veux me dire ce qui mériterait encore qu'on se lève le matin? ;-)
    Sinon, habitant la campagne, ayant des producteurs de bio à côté et fréquentant des militants de toutes sortes eux aussi campagnards, j'ai vraiment l'impression que le bio est une affaire qui excite surtout les urbains. Ici, on sait parfaitement quand le producteur de lait bio fait de l'ensilage dans un pré retiré, à l'abri des contrôleurs (authentique), on est donc moins fanas du label. Et puis il y a la démerde...
    Sur le fond, je crois qu'il y a un point où tu te goures: ce n'est pas parce qu'un truc est "récupéré" par le marketing, qu'il perd toute valeur. A ce compte-là, la littérature et le cinéma ne vaudraient plus rien. EVIDEMMENT que les gros enflés se jettent sur le bio pour se faire des couilles en or, il faut le savoir, il faut se méfier d'eux (pas plus habile qu'un paysan pour te niquer, qui que tu sois), il faut que des contrôles de plus en plus fiables soient pratiqués. Sinon, on fait quoi, on continue de bouffer de la viande ou des fraises de supermarché? J'irais même plus loin: si le plus grand enculé de France (Leclerc) se mettait à gagner du fric grâce au bio, je n'aurais rien à lui reprocher (parce que pour moi, la démarche de produire bio est vertueuse).
    Et pour finir, un point sur lequel on a TOUS tendance à se faire baiser: ce n'est pas parce qu'un connard de bobo chiant comme la mort et donneur de leçons se nourrit de bio (par exemple) que ça discrédite le truc. Quand un mec méprisable apprécie quelque chose, on est tenté de jeter le bébé avec l'eau du bain. C'est une sorte de réflexe qui nous égare, et je me mets dans le lot.

    RépondreSupprimer
  25. Très bon article.

    Le plus drôle dans cette histoire, c'est qu'aucun journaliste dans le monde n'a osé expliquer que l'énergie électrique ne se stock pas, et donc une fois créée, qu'on la consomme ou pas, ça ne change RIEN à l'impact sur l'environnement, c'est même du gâchis de ne pas consommer une énergie qui va se perdre.



    De plus en parlant du "bio" je suis POUR le contrôle totale de l'homme sur son environnement (il n'y a que le connard occidental de base pour faire un transfert Dieu -> Nature et s'imaginer que l'on ne peut pas contrôler la nature, qu'elle se vengera avec violence tel Dieu faisant chier le monde avec son déluge) et je suis POUR les organismes génétiquement modifié, et cela partout, à commencer par notre propre espèce. Je suis donc pour l'eugénisme, l'Homme ne doit pas avoir honte de ce qu'il est et de ce dont il est capable de faire, y'en a marre de cette idéologie de merde comme quoi tout ce qui n'est pas "naturel" (ce qui au demeurant, ne veut absolument rien dire) est le mâââl absolue.

    RépondreSupprimer
  26. @ Anusnyme :
    Je partage plus ou moins ton point de vue sur le "contrôle total de l'environnement" mais plus par réaction à la fosse à purin de l'éthique contemporaine.

    @ Beboper : rapport à l'excitation des urbains, je partage ton point de vue. C'est à peu près mon idée : le bio, c'est le naturel réinventé pour les citadins, soit une carte postale. C'est ce rejet que j'ai tenté d'exprimer. Après tout, mes racines sont à la campagne.

    RépondreSupprimer
  27. Bravo Anus, Jacques Attali serait fier de toi!

    RépondreSupprimer
  28. Le prbl n'est pas pour ou contre les OGM, le prbl vient de l'utilisation qu'on en fait.
    Quand c'est une firme qui a fait sa réputation avec le fameux "agent orange" et qui modifie la plante pour vendre son insecticide le "gaucho"... on peut applaudir, mais alors par pure conformisme anti-conformiste.

    Bref, il n'y a pas à être pour ou contre les OGM. Il y a à se demander ce qu'on en fait. Quant à ta vision de l'agriculture... C'est la new dgénération... Pour ne pas dire dégénération.

    RépondreSupprimer
  29. T'es qu'un punkàchien K !

    ça fait vraiment chier la modération des commentaires...

    RépondreSupprimer
  30. "Bref, il n'y a pas à être pour ou contre les OGM. Il y a à se demander ce qu'on en fait"

    et aussi qui contrôle ce qu'on en fait.

    RépondreSupprimer
  31. @ Reune:
    "La nuit blanche va d'ailleurs contre cette démarche "écolo"."

    Attends, tu es en train de faire vaciller mon univers (déjà que K m'a confessé être l'assassin de Bugs Bunny et je parle pas du sort qu'il a réservé à Babs), une initiative de Bertrand Delanoé pourrait être nuisible??
    Je refuse d'y croire...

    RépondreSupprimer
  32. Kroulik: j'ai vécu a la campagne toute ma jeunesse, j'ai bouffé la meilleur bouffe possible etc.Le problème n'est effectivement pas les OGM mais ce qu'ont en fait, ou plus précisément, la standardisation. Ce qui fait toute la qualité de produits "a l'ancienne" c'est l'absence de calibrage, le mélange de saveurs sur un même échantillon.

    Faut arrêter le délire, quand on a importé la patate en Europe c'était "contre nature" aussi? Et la sélection des phénotype et les croisement de différentes races au sein d'une même espèce pour obtenir de meilleur légume ou fruits, ou bien pour les fleurs, c'est un truc qu'on pratique depuis plusieurs centaines d'années, c'était déjà de la manipulation et sélection génétique pure et simple. Car au final, entre une pomme OGM, et une pomme avec le label AB, la différence principale ne réside que dans le cahier des charges de production.

    Faut être cohérent a un moment et se poser la question suivante : préfères tu bouffer une tomate avec OGM ou une tomate blindé de pesticides?

    Car le "bio" de supermarché, c'est une putain de blague, ils ont leurs quota de pesticides etc comme les autres, et pour avoir vécu "à la campagne" je peu te dire que des agriculteurs qui sont "pure terroir" et qui bouffent leur propres produits et ne chient pas des kilos de pesticides dans leurs champs, ça se compte sur les doigts d'une main sur un échantillon d'une centaine d'agriculteurs tous labellisés.


    De plus, j'aimerai que les "citadins citoyen écolo" comprennent que la pollinisation c'est comme le nuage de tchernobyl, ça ne s'arrête pas au dessus d'un champ de maïs labellisé "AB" en se disant "ha non c'est bio j'y vais pas!".

    RépondreSupprimer
  33. Tu mélanges l'expression courante "naturelle" qui ne veut rien dire et le fait de donner des normes qui, malgré ce qu'on en dit, résistent encore aux exigences des lobbys des pesticides etc..

    Pour le reste, j'avais déjà écrit un article là-dessus, je n'ai rien à en retirer.
    Quant aux OGM, les pratiques de Monsanto pour refourguer ses pesticides round up etc.. sont un dévoiement total du principe des OGM.

    Je ne cesse pas d'être étonné du progressisme béat et de la confiance totale de gens qui se réclament pourtant de la réaction. Je te le répète, ton discours est le même que celui d'Attali.

    Eugénisme et OGM, YEAH!

    RépondreSupprimer
  34. Kroulik:

    J'ai ni la prétention d'être progressiste, ni celle d'être un réac.

    Tout comme le fait que des bobo qui mangent des produits "bio" ne décrédibilise pas le "bio", ce n'est pas par ce que ces enculés de monsantos sont des rats de première que l'OGM est automatiquement le mal absolue.

    Ensuite l'eugénisme, c'est un autre débat, mais on a pas attendue le 21ème siècle pour pratiquer l'eugénisme, la seul question c'est "Peut on pratiquer un eugénisme génétique?" la seul barrière à l'expérimentation est la barrière de l'éthique, chose dont je me contrefout totalement.

    Avant de chier sur l'eugénisme génétique, qu'on l'expérimente, ayons une démarche scientifique!

    RépondreSupprimer
  35. La propagande des semenciers comme si vous y étiez !

    "quand on a importé la patate en Europe c'était "contre nature (...) La sélection des phénotype et les croisement de différentes races au sein d'une même espèce pour obtenir de meilleur légume ou fruits, ou bien pour les fleurs, c'est un truc qu'on pratique depuis plusieurs centaines d'années, c'était déjà de la manipulation et sélection génétique pure et simple."
    ________________________
    OGM ou chimères ? Le double mensonge

    http://video.google.com/videoplay?docid=-5119566915859178889&ei=H9HUSd-5LMqK-QaQmMzfCw&hl=fr

    RépondreSupprimer
  36. "Faut être cohérent a un moment et se poser la question suivante : préfères tu bouffer une tomate avec OGM ou une tomate blindé de pesticides?"

    Ah non ! Moi ce que je préfère c'est la peste. Quoique j'aime bien aussi de temps en temps le choléra

    RépondreSupprimer
  37. "De plus, j'aimerai que les "citadins citoyen écolo" comprennent que la pollinisation c'est comme le nuage de tchernobyl, ça ne s'arrête pas au dessus d'un champ de maïs labellisé "AB" en se disant "ha non c'est bio j'y vais pas!"

    Tout à fait d'accord ! Pourquoi serrer les fesses devant un marteau-piqueur ? C'est débile !

    RépondreSupprimer
  38. "La propagande des semenciers comme si vous y étiez !" aux dernières nouvelles j'étais un propagandiste sioniste, mais ça doit être lié. C'est le même lobby.


    Ha c'est vrai "chimère génétique" c'est plus scientifique que "organisme génétiquement modifié", et c'est un spécialiste de la science, un économiste fonctionnaire de l'INRA qui le dit.

    C'est du même niveau que les conférence sur ces méchants laboratoire pharmaceutique qui nous refilent des produits qui nous soignent pas les salauds.

    La vidéo google d'uen conférence d'un fonctionnaire de l'INRA comme source du savoir scientifique, j'aime le 21ème siècle.

    RépondreSupprimer
  39. ""Faut être cohérent a un moment et se poser la question suivante : préfères tu bouffer une tomate avec OGM ou une tomate blindé de pesticides?"

    Ah non ! Moi ce que je préfère c'est la peste. Quoique j'aime bien aussi de temps en temps le choléra"

    J'attends des preuves autrement plus sérieuse que des vidéos google sur l'impact sanitaire des OGM sur l'organisme. Alors que la preuve de la toxicité des pesticides est faite depuis des décennies.

    Mais non, les scientifiques sont tous des menteurs à la solde du lobby judéoindustriel cosmopolite.

    On pourrait s'amuser à faire un ratio des publications scientifique démontrant la non toxicité des ogm avec les études disant le contraire (si tu arrives déjà à en trouver).

    L'absence de preuve de la toxicité des OGM serait sûrement pour toi la meilleur preuve de leur toxicité. Le complot encore une fois.

    RépondreSupprimer
  40. "j'aime le 21ème siècle"

    Patiente ! Plus que 9O ans et 9 mois à tirer....

    RépondreSupprimer
  41. En tout cas, je reviens du boulevard Magenta et voilà bien l'enfer "bio" réalisé sur terre. Même en scoot, c'est quasiment impraticable. J'ai l'impression d'avoir fumé trois cartouches de clopes. Merci les verts ! Heureusement que la mère Delanoé est moins dépendante d'eux pour son deuxième mandat.
    Sinon, concernant Monsanto, c'est évidemment l'éternelle question de la moralité ou de l'amoralité du capitalisme. Le problème c'est que l'éthique, y compris sous sa forme bio, ménage le chou tout en laissant bâfrer les chèvres. Principe de précaution mes couilles.

    RépondreSupprimer
  42. "Mére Delanoé (...) Principe de précaution mes couilles."

    T'as raison, va pas te faire chier à passer par la pharmacie. Le plastique, de toute façon quand on besogne vraiment, ça fini toujours par péter. Alors !

    RépondreSupprimer
  43. "L'absence de preuve de la toxicité des OGM serait sûrement pour toi la meilleur preuve de leur toxicité. Le complot encore une fois."

    On s'en branle de la toxicité, de ta petite santé et de tes grandes théories, tordu. La question de la dissémination est autrement plus intéressante... Le pollen bien sûr, mais aussi les idées qui tournent autour et le véhicule.

    RépondreSupprimer
  44. On précise pour l'imbécile heureux.

    L'architecte du vivant est quelque chose d'infiniment complexe, il faut vraiment planer du fion pour gober qu'on puisse le réduire à un quelconque assemblage de pièces détachées.... Et penser que tout ça puisse être à la longue sans effet.

    RépondreSupprimer
  45. La Seconde Guerre Mondiale est un détail de la Shoah3 avril 2009 à 12:18

    "J'attends des preuves autrement plus sérieuse que des vidéos google"

    Ça me fait toujours rire ces gens qui se drapent dans un costume de scepticisme en fustigeant les vidéos qu'on trouve sur youtube, alors que leurs références sont les journaux télévisés et les livres qui y passent. Si vous saviez comment fonctionnent les médias (j'ai été journaliste) et comment la parole y est contrôlée, vous applaudiriez sans réserve la liberté de parole qu'offre les plateformes vidéos; qui permettent bien souvent à des personnes beaucoup plus qualifiées que les journalistes de traiter certains sujets.

    RépondreSupprimer
  46. Il y a de tout sur youtube. Des vidéos informatives très professionnelles et objectives et puis des extrapolations débiles en très grands nombres.

    RépondreSupprimer
  47. "Ça me fait toujours rire ces gens qui se drapent dans un costume de scepticisme en fustigeant les vidéos qu'on trouve sur youtube, alors que leurs références sont les journaux télévisés et les livres qui y passent. Si vous saviez comment fonctionnent les médias (j'ai été journaliste) et comment la parole y est contrôlée, vous applaudiriez sans réserve la liberté de parole qu'offre les plateformes vidéos; qui permettent bien souvent à des personnes beaucoup plus qualifiées que les journalistes de traiter certains sujets."

    Heu ouai, bien vu, bravo, sauf que tu es totalement à coté de la plaque. Je parlais de fais scientifiquement constatés, soit, dans le monde scientifique: une publication. Pourtant c'est bizarre, en tant que journaliste tu devrais le savoir.

    Tu croyais que je parlais de libération ou du monde en parlant de preuve?

    Encore un type qui n'a aucune idée de quoi il parle.


    "Il y a de tout sur youtube. Des vidéos informatives très professionnelles et objectives et puis des extrapolations débiles en très grands nombres."

    Nous sommes d'accord. Seulement quand dans un débat touchant à un domaine scientifique, quand on la ramène en disant des "ha ouai mais a long terme tu sais" sans être capable de sortir comme source autre chose qu'une vidéo google, ou un article du figaro madame disant que les OGM dans le fond c'est pas bien, ça fait doucement rigoler.

    C'est le problème de la vulgarisation, simplifier un sujet pour s'adresser à des gens qui n'ont aucune notion du dit sujet, et qui boirons donc avec ferveur la version qu'on voudra bien leur balancer.

    C'est du même niveau que balancer des chiffres sur la croissance économique au JT car "hooo on a perdu 1%" quand 99% de la population n'a aucune idée de ce que ça veut fondamentalement dire.

    RépondreSupprimer
  48. " "ha ouai mais a long terme tu sais" "

    La prochaine fois, Monsieur Je-sais-tout, épargnez nous les guillemets, vous y gagnerez en crédibilité. Le Figaro-madame vous dites ? On va vous trouver ça !

    RépondreSupprimer
  49. L'objet du délit:

    http://madame.lefigaro.fr/societe/en-kiosque/1392-les-femmes-sont-l-avenir-du-vert/4

    Faut pas t'énerver pour si peu, bonhomme. Les bonnes femmes, tu sais ce que sait, sont jamais contentes...

    RépondreSupprimer
  50. "99% de la population"

    Ca c'est précis, maitrisé et surtout "scientifique".

    RépondreSupprimer
  51. Un arrière-goût de zizi moelleux3 avril 2009 à 23:11

    Juste, le mec "Anusidéral", c'est comme pour Monstermucnh hein ? C'est vous qui écrivez des conneries pour faire de l'audience ? Parce que là, ce qu'il dit est juste complètement inepte donc bon, je veux bien être ouvert mais le numéro d'apprenti sorcier on-va-modifier-des-trucs-pis-bon-bah-on-espère-que-ça-aura-pas-de-conséquences-qu'on-a-pas-prévu-m'enfin-nan-impossible-on-maitrise-tout-l'expérience-le-prouve-on-s'est-jamais-plantés-et-de-toute-facon-ca-change-rien-que-là-les-implications-soient-beaucoup-plus-graves , bon.. hem.

    Ca c'est un des trucs qui m'énervent le plus dans le monde des mecs qui se piquent de penser. Ils ont tellement besoin de prouver qu'ils sont uniques, qu'ils sont en marge, qu'ils sont l'élite contre la masse du vulgaire qu'ils en viennent à dire tout et n'importe quoi.

    laissons les cons de chinetoques s'intoxiquer avec des saloperies modifiées mais putain, au moment où on voit que tous les délires d'apprentis sorciers nous ont mené à la ruine, ce serait quand même taré de pas en tirer les conclusions

    RépondreSupprimer
  52. ta gueule sal ju*f

    RépondreSupprimer
  53. Écoute mon gars, t'es gentil mais je n'ai fait qu'exprimer mon point de vue sur la question. Ce qui te fous hors de toi c'est que j'ai un point de vue différent du tiens. Kroulik n'est pas d'accord avec moi mais c'est pas pour autant qu'il s'est excité dans 4 postes de suites comme un rageux du net.

    Ensuite je cite:

    "Ca c'est un des trucs qui m'énervent le plus dans le monde des mecs qui se piquent de penser. Ils ont tellement besoin de prouver qu'ils sont uniques, qu'ils sont en marge, qu'ils sont l'élite contre la masse du vulgaire qu'ils en viennent à dire tout et n'importe quoi."

    Donc désormais, fonder son opinion sur une avancé scientifique en lisant les études scientifique sur le sujet c'est être un pédant, un mec qui se croit unique, un mec qui se prend pour l'élite et qui veut prouver sur internet qu'il sait penser? Donc la seul façon de fonder son opinion est en se basant des ouïe-dire ou sur des informations de troisième main.

    Je sais qu'on vit dans l'âge du néo obscurantisme et que toute pensée raisonnée ou avis divergeant est une abjection, mais quand même, y'a des limites.

    RépondreSupprimer
  54. "Ils ont tellement besoin de prouver qu'ils sont uniques, qu'ils sont en marge, qu'ils sont l'élite"

    ça ne fait pas plutôt partie du programme moderne, le projet de domination totale de la nature ?
    fachement en marge Anussidéral...

    RépondreSupprimer
  55. "4 postes(sic) de suites"

    Plusieurs hypothèses:
    1) il ne sait pas compter
    2) il ne sait pas lire
    3) Y a pas de limite à la mauvaise fois

    RépondreSupprimer
  56. Guy Pardessusbord4 avril 2009 à 18:05

    "il n'existe plus rien dans la culture et dans la nature, qui n'ait été transformé, et pollué, selon les moyens et les intérêts de l'industrie moderne. La génétique même est devenue accessible aux forces dominantes de la société"
    Commentaires sur la société du Spectacle.

    RépondreSupprimer
  57. Un arrière-goût de zizi moelleux4 avril 2009 à 18:07

    Juste, moi j'ai posté qu'un seul truc, adresse Ip faisant foi donc bon. Ensuite, ce serait gentil d'arrêter de baratiner sur "je me base sur des publications scientifiques, les nouveaux prêtres l'ont dit" et de balancer un peu le biscuit parce que là c'est encore plus faiblard qu'une vidéo YouTube, il y a carrément rien.

    Et enfin, mais c'est le plus important, le problème central est pas une question de science. Et le programme d'apprenti sorcier de domination totale de la Nature, je suis désolé mais moi j'achète pas. Mais bon, si y en a qui arrivent encore à se mentir et à pas voir que c'est ce délire moderne qui nous a mené à la catastrophe..

    (PS. Le problème des OGMs, c'est même pas une question de science, c'est une question de liberté. Si je veux bouffer du non-OGM parce que moi je crois pas toutes les "études" des semenciers comme un pigeon, et bah je l'aurai dans le cul, tout sera salopé d'OGM)

    RépondreSupprimer
  58. "Juste, moi j'ai posté qu'un seul truc, adresse Ip faisant foi donc bon"

    On va pas compter les lignes pondues de part et d'autre, non plus. On a assez rigolé comme ça.

    RépondreSupprimer
  59. C'est tout neuf, mais ca va faire du bruit.

    http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-monsanto-mais-afrique-du-sud-recolte-annulee-3955

    Plus vieux:

    http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-scientifiques-americains-critique-firmes-ogm-monsanto-syngenta-pioneer-3478

    Encore plus mieux

    http://www.lesmotsontunsens.com/coton-bt-monsanto-detruit-terre-agriculteurs-3495

    RépondreSupprimer

Attention : le CGB n est pas une démocratie. Si t es qu un gros con de troll, tu seras irrémédiablement réduit au silence.
(Les anonymes serviront de cibles aux tirs d exercice.)

Dès son 1er jour de taf, Trump annule un accord libre-échangiste. Toi Président, tu ferais quoi?