4 septembre 2008

Bougez avec La Poste

Tout part à volo dans Libé... Non seulement, notre tabloïd favori ose publier une tribune de défense de Bernanos (Philippe Lançon ou la seul étincelle d'intelligence de ce journal), mais en plus, ils osent ouvrir la rubrique "Rebonds" à un auteur au tempérament réactionnaire: Benoît Duteurtre.

L'arrière petit-fils de René Coty, à la manière de "Service clientèle" nous explique les méfaits de la libre-concurrence censée nous simplifier la vie avec, en ligne de mire, la privatisation de La Poste.

Au CGB, l'ouverture du capital de ce service public ne nous enchante guère... peut-être plus par nostalgie du monde ancien que par pure solidarité avec les fonctionnaires. C'est donc avec bienveillance qu'on entend les rumeurs d'un référendum d'initiative populaire à ce sujet ( à propos, on ne pourrait pas faire la même chose pour le Traité de Lisbonne?)



Au fait, devinez-qui a laissé une petite directive postale sortir en 1997?


Privatisation de la Poste : pour qui ? pour quoi ?

Benoit Duteurtre écrivain.


Cet été, sur une route perdue des Alpes où le réseau du portable n’accrochait guère, je suis entré dans une salutaire cabine téléphonique. Le tarif y est vingt fois plus élevé qu’avant la déréglementation des télécommunications (3 euros pour un appel local, contre un franc il y a dix ans), mais j’étais, somme toute, satisfait de bénéficier d’un tel service d’urgence.




Sans me plaindre, j’ai donc introduit ma carte de crédit pour informer l’hôtel, où je me rendais, d’un retard imprévu. N’ayant pas le numéro sur moi, j’allais machinalement composer le «12», quand je me suis rappelé que le 12 avait disparu, remplacé par une flopée de nouveaux services dont je n’avais pas mémorisé les numéros, tant leur publicité tapageuse avait introduit de confusion dans mon esprit.

Un de ces numéros figuraient probablement sur le panneau à l’intérieur de la cabine. Mais non, aucun n’était inscrit, respect de la concurrence oblige. Embarrassé, j’ai fini par composer le 12, à la recherche d’un indice. Une voix préenregistrée m’a aussitôt rappelé que le 12 était remplacé par des numéros à six chiffres, «commençant par 118» - mais sans m’en dire d’avantage, toujours par respect de la concurrence libre et non faussée.

Pour le reste, elle m’invitait à consulter un site Internet, chose fort simple pour le voyageur égaré sur une petite route de montagne. Désemparé, j’ai fini par sortir piteusement dans ce village presque désert pour interroger les habitants qui n’en savaient guère plus que moi. Dix minutes plus tard, à mon grand soulagement, un homme mieux renseigné que les autres m’a toutefois délivré un numéro de renseignements. Retour dans la cabine. Introduction de la carte de crédit. Appel facturé 1,35 euro, plus onze centimes la minute, soit dix francs au minimum (il me semble bien que les renseignements étaient gratuits, avant, dans les cabines). Quelques sonneries plus tard, j’ai posé ma question à une aimable jeune fille au fort accent qui, probablement, travaillait en Afrique du Nord, sans protection sociale, pour un salaire très inférieur à celui d’une ex-fonctionnaire française désormais au RMI - ce qu’un ami furieusement libéral me vantait l’autre jour comme le nécessaire «nivellement par le bas».

Je me suis alors rappelé, dans un souvenir radieux, ces discours des politiciens et des économistes nous assurant, il n’y a pas si longtemps (à propos du téléphone comme du reste), que privatisation et libre concurrence ouvriraient des jours heureux dont chacun bénéficierait : le travailleur, l’entreprise et surtout le consommateur qui paierait toujours moins cher et bénéficierait d’un service toujours plus efficace.

Pourquoi donc, aujourd’hui, tout me paraissait-il nettement plus compliqué et beaucoup plus cher ? Les partisans du système ne manqueront pas de faire amende honorable, en m’assurant que les renseignements téléphoniques constituent l’un des rares exemples où le système de libre concurrence n’a pas bien fonctionné. Mais, tout de suite après, ils me promettront un avenir radieux pour la Poste prochainement privatisée, en utilisant les mêmes arguments fallacieux. Après m’avoir rappelé la désinvolture des postiers (parfois exaspérante au guichet), ils vanteront les vertus de la concurrence pour tout améliorer. Il me promettront l’efficacité, la baisse des coûts, et affirmeront, une fois encore, que j’ai tout à gagner dans la liquidation des services de l’Etat. Il me semblait pourtant que ceux-ci me permettaient (pour le courrier, le téléphone, l’électricité, l’eau, le gaz) de me regarder comme un usager bénéficiant de droits, et non comme un client plus ou moins satisfait.

Tout en écoutant d’une oreille attentive, je songerai qu’au bout du compte, je préférais le personnel efficace et gratuit du téléphone public aux standards inaccessibles et aux forfaits incompréhensibles de France Telecom privatisé. Oserais-je donc affirmer que la «concurrence libre et non faussée», si ardemment encouragée par Bruxelles, n’améliore pas toujours notre existence, et la complique en regard des grands services publics ?

La machine idéologique infatigable voudrait nous persuader que tout marchait «moins bien», sous le contrôle de l’Etat. L’idée que l’Etat était un mauvais gestionnaire est une imposture, pour quiconque se rappelle la prospérité de l’ancienne social-démocratie française ou allemande, en regard de la grande déprime actuelle. Pourtant, l’unique obsession des pouvoirs publics reste de tout abandonner dans la jungle mondialisée. Il y a donc fort à parier que le service postal privatisé, après s’être engagé sur quelques missions de service public, ne tardera pas à revoir ses services à la baisse et ses tarifs à la hausse, sous prétexte que la conjoncture l’y oblige.

Ce système-là, qui ne vise pas à équilibrer gains et pertes, mais qui veut rentabiliser la moindre opération, ne permettra pas longtemps au facteur de desservir une maison perdue, quand chacun pourrait utiliser sa voiture pour retirer son courrier au guichet le plus proche (qui, de regroupement en regroupement, sera de plus en plus éloigné). Les principaux bénéficiaires de cette évolution sont quelques hauts fonctionnaires en charge des services publics qui argumentent sans relâche pour la privatisation et en façonnent les contours, avant d’en recueillir le fruit juteux sous forme de salaires et de participations scandaleuses. Après avoir préparé les «nécessaires réformes», ils quittent le giron du service public pour se désigner patrons des nouvelles entreprises privées (regardez le nombre d’anciens énarques parmi les patrons du CAC 40).

Avec ses défauts, le grand service public répond du moins à l’intérêt collectif. Voilà pourquoi - moi qui déteste tant les manifestations - j’irai volontiers manifester contre la privatisation de la Poste ; à condition que mon facteur perde cette nouvelle habitude de glisser les avis de recommandés dans la boîte aux lettres, au lieu de monter à mon appartement pour me les remettre, comme il faisait jusqu’alors !

Dernier ouvrage paru : les Pieds dans l’eau, Gallimard.

20 commentaires:

  1. Très bon papier, les grands parents raconteront un jour, à leurs petits enfants obèses, que la poste à leur époque proposait pour tous le service "premium pack Xpert factor" réservé dans ce joyeux futur aux plus riches des Brésiliens... Je veux dire des Zeuropéens.

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  2. J'ai un ami qui travaille à la Poste depuis plus de dix ans. Je me souviens que l'année dernière, il a failli être emporté par les vagues de licenciements suite aux restructurations des services, intégrés dans le long processus de privatisation de la Poste.
    Ce que j’adore avec les romans de Duteurtre, c’est qu’il fait ressortir l’absurde du système moderne mondialisé avec une grande simplicité et sans militantisme.

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  3. Olivier Baisencenot5 septembre 2008 à 01:13

    Oui mes amis! Revenons vite à l'époque bénie de France Merdécom, endettée à milliards pour nous fournir à tous de précieux minitels à 100 balles la minute! Sauvons l'abonnement téléphonique, et les cabines à francs, c'est tellement mieux que les portables qui n'existaient pas avant l'ouverture du marché... Laissons aussi les pays pauvres à leurs chèvres, des emplois mais pourquoi faire?? Et surtout, SURTOUT, ne changeons rien à la vie glandée de ces enculés de postiers gaucho-guichetistes dont l'incompétence crasse n'a d'égale que la longueur de la file d'attente qui nous pourrit si agréablement les matinées. Réclamons tous en coeur un bureau de poste par habitant, avec pleins de planqués titulaires et le reste de barbus syndicaux, c'est la moindre des choses!!! Nous sommes la France, le pays élu de la moisissure qu'on bouffe en fromage, en politique et partout. Ne réclamons pas la dissolution immédiate et sans retour de la merveilleuse SNCF dont le slogan "à nous de vous faire détester le train" résonne si fort dans nos coeurs lorsqu'on arrive à sortir d'une poste avant midi pour aller bosser, et payer par nos impôts les salaires volés des ces sangsues publiques. Ne changeons rien, payons pour tout, restons ce que nous sommes et attendons que le monde entier finisse pas nous donner raison, comme en 40!

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  4. Vive le service public. A bas Bruxelles, à bas l'Oncle Sam, à mort le divin marché! Dans le cul les subprimes et la finance internationale! Ca crack de partout et on trouve encore des prédicateurs fous, même sur le CGB, qui disent que c'est parce que c'est pas assez anarchique, con-currentiel et dérèglementé que ça marche pas encore!
    Parce qu'en Amérique, c'est magique! Surtout en ce moment!

    Si, si, priez et implorez, faites semblant de croire et bientôt vous croirez... mais où j'ai foutu ma guillotine!

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  5. Défendre l'existence du service public ce n'est pas défendre son organisation actuel où les gens qui à l'intérieur nous pourrissent la vie avec leur petit pouvoir de merde.

    Eux aussi méritent la guillotine.

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  6. Olivier Baisencenot5 septembre 2008 à 20:27

    L'Amérique en ce moment, c'est 3,5% de croissance et 6,1 % de chômage, des chiffres dont n'ose rêver personne dans ce pays de merde en forme d'hexagone. Parce que l’oncle Sam c'est le diable, pire, c’est le pays où le courrier n'arrive jamais dans les boites puisqu'il n'y a pas de Postes là-bas-comme-chez-nous (perso si le courrier arrive bien dans ma poste, j'ai du mal à arriver jusqu'à mon courrier...)

    Et au sujet de cette escroquerie sémantique qu'on nome "service public", sache que tout est service publique, du vendeur de kébab au travelo du Bois de Boulogne, en passant par la boutique Chanel et jusqu'au post office du coin (sauf que ces cons refusent de servir le public, justement)

    Et le dereglement est l'exact contraire de l'anarchie; le système libéral dysfonctionne justement parce qu'on a pas respecté ses règles: les problèmes des subprimes viennent du fait que les banques US ont obligation de prêter aux pauvres (manifestement insolvables) ; les banques contraintes ont essayé de noyer ces crédits pourris en surfant sur la vague immobilière. Si le libéralisme n'avait pas été violé, l'économie du monde s'en porterait bien mieux...

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  7. Marrant, tu me rappelles un gros gros c.. qui m'avait dit qu'il fallait éradiquer les dernières radios publiques parce que, n'est-ce pas, en les privatisant le niveau deviendrait extraordinaire...

    Je lui ai parlé des "radios libres" et de la nullité sponsorisée par LVMH qu'est radio classique et il est repartit avec son petit laïus libéral sous le bras, effaçant même ses traces. Le mec avait le culot infinie d'avoir choisi pour pseudo "contre-propagande".... J'en ris encore.

    C'est vrai que lorsque le monde sera enfin débarrassé de la NASA, de la BBC, de France Culture, de la SNCF, de la RATP etc..
    Tout ira mieux!

    On imagine les merveilles que produira l'idéologie du fond de pension... Ce n'est même pas du court terme c'est du suicide!

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  8. Olivier Baisencenot6 septembre 2008 à 02:02

    La RATP fonctionne bcp mieux en Angleterre où elle détient 30% du marché londonien ; à Paris on a le droit d’aimer la ville et de fermer nos gueules, entassés comme des crevars sur cette putain de ligne 13 qui fonctionne un jour sur deux.

    Quand au reste, je n'ai parlé que de libéralisme économique; chacun sait que cette merveille est le pire ennemi des cultures, et que s'il reste une mission à l'état, c'est bien de protéger les leurs. Je suis pour le libéralisme, et pour l'exception culturelle. Je n'assimilerai jamais Radio France à la Poste (l'incompétence a de l'avenir).

    Un bon conseil l’ami : si tu veux guillotiner la connerie, commence vite par ta tête creuse.

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  9. Le problème du réseau parisien vient du fait que dès le début, il fallait systématiquement doubler les lignes Pour pouvoir faire tourner le merdier 24/24 comme à New-York.
    Sinon, la vitesse du réseau Paris/banlieue et sans rapport avec Londres ou Berlin.

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  10. Sinon tête plate, y'a pas que la culture à souffrir du libéralisme. Les rêves de l'humanité en prennent aussi un coup.
    Fin des grands projets qui ne sont pas rentable dans la minutes (y'a qu'à voir la polémique imbécile sur le nouvel Airbus).
    Les militaires seront donc les seuls à se lancer des grands projets scientifiques pas forcément rentables? Des beau missiles, des lasers de l'espace...

    La classe : des Nipod fluo mais plus d'homme sur mars ou de TGV... Plus non plus de raisons d'être fier d'appartenir à une civilisation.

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  11. Olivier Baisencenot6 septembre 2008 à 12:22

    Je précise donc, quitte à m'éloigner de la Poste (sans regret)... L'aérospatial, la défense militaire, la recherche scientifique ou l'éducation nationale ont peu à gagner et beaucoup à perdre dans le pari économique. C'est pourquoi le libéralisme soutient en théorie comme en pratique la nécessité d'un état, et des missions qui lui reviennent.

    Il manque décidément au CGB un tonton Friedman pour montrer au peuple des têtes comme la tienne (elles en valent la peine). A tout hasard, je pose ma candidature pour l’infiltration libérale de ton comité de salut public…

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  12. Je n'y connais pas grand chose c'est vrai, tout ce que je sais c'est que l'économie actuelle n'est plus libérale, les paradis fiscaux et l'économie virtuelle ont eu la peau du libéralisme que tu prônes.
    Ca me fait plutôt rire de voir que se sont les pays se réclamant du libéralisme qui n'ont eu de cesse d'y échapper.
    A présent que le crack est là on voit ces grands fauves libéraux pleurnicher pour nationaliser les banques en faillites, les mêmes qui pleurnichaient pour privatiser les entreprises juteuses.

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  13. Robert Marchenoir7 septembre 2008 à 12:04

    "A condition que mon facteur perde cette nouvelle habitude de glisser les avis de recommandés dans la boîte aux lettres, au lieu de monter à mon appartement pour me les remettre, comme il faisait jusqu’alors."

    Eh oui.

    Et c'est bien cette petite phrase à la fin de la chronique de Duteurtre qui ruine toute son argumentation qui précède.

    Le problème, en France, est que nous avons à la fois les défauts du service public et ceux du secteur privé.

    On peut tout à fait défendre l'affirmation que la poste a vocation à rester un service fourni par l'Etat.

    Encore faudrait-il que son personnel ait le sens du service public chevillé au corps. Ce qui n'est, manifestement, pas ou plus le cas.

    Vu le service de merde dont nous "bénéficions" aujourd'hui, et le mépris ouvertement affiché par les fonctionnaires du "service" "public" à notre égard, on se dit que ça ne peut pas être pire avec le privé.

    Peut-être, effectivement, se fera-t-on également enculer par les "conseillers clientèle" de Lapost SA. Mais, au moins, on saura pourquoi.

    Ils ne nous diront pas qu'ils sont là pour sauver la Fwonce. Ils nous dirons: notre but est le profit. Pas: je suis le roi de France et je vous protège.

    Si, si, ça fait une différence, l'honnêteté, je vous assure.

    Après, il y a bien sûr une question de mentalité. Perso, j'achète mes calcifs par correspondance aux US, et je peux vous assurer que les vendeuses se mettent en quatre pour me satisfaire.

    Chez un fournisseur similaire en France, dans le secteur tout aussi privé, on me fait comprendre que j'ai bien de la chance que Vendeur-de-Merde.com accepte de me fourguer sa marchandise.

    Si votre population est composée d'une bande de sales cons hargneux, mesquins, jalousant leur prochain, méprisant autrui, dépourvus de tout sens patriotique et de foutant de l'intérêt collectif, vous aurez beau privatiser ou nationaliser dans tous les sens, vous ne changerez pas grand'chose.

    Y'a pas que l'économie dans la vie. C'est bien ce que nous disent les socialos qui veulent "préserver le service public", n'est-ce pas?

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  14. Robert Marchenoir7 septembre 2008 à 12:22

    K: "La nullité sponsorisée par LVMH qu'est radio classique".

    An'effet. Radio Classique est l'un des cas de figure les plus fascinants de la destruction volontaire de la culture par l'idéologie socialiste-marchande.

    Il faut voir avec quelle constance Radio Classique martèle la propagande du jeunisme, des drouadlom, du politiquement correct, du poussiéreux (la-musique-classique-n'a-pas-besoin-d'être-poussiéreuse), à croire qu'ils sont sponsorisés par Electrolux...

    Mais vos autres exemples sont mauvais ou dépassés: la BBC est devenue une officine de propagande socialiste, islamiste et multiculturelle aux dirigeants surpayés; la NASA est un monstre bureaucratique qui tue les gens qu'elle envoie dans l'espace parce qu'elle est fonctionnarisée à mort, son seul but est devenu de perpétuer ses énormes budgets d'une année sur l'autre, etc.

    La décadence de l'esprit de service public est bien là. L'Etat-providence de l'après-guerre a visiblement fait son temps. Il s'est dévoré lui-même. Plus il a grossi, plus il a produit le poison destiné à le tuer.

    Il va falloir inventer autre chose.

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  15. Radio classique diffuse des pots-pourris de "tubes" qu'ils n'hésitent pas à couper... Des trucs qui servent à faire défiler leurs mannequins au pas cadencé quoi.

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  16. Pour la BBC, je me suis délecté récemment des film d'Adam Curtis, (certes tendance Chomsky etc.. mais pas du niveau du PS français.)
    Ces films (vs mon blog) ne font pas dans la langue de bois et seraient inenvisageables sur le service public français cireur de bottes. Pour moi la BBC reste encore un exemple.

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  17. Robert Marchenoir7 septembre 2008 à 13:30

    Très bien aussi, sur Radio Classique:

    - L'embauche de Nelson Monfort (un peu comme nommer Rocco Sifredi abbé d'un couvent).

    - L'embauche d'animateurs incapables de lire leur conducteur sans buter sur un mot, et ne connaissant visiblement même pas le nom d'une bonne partie des musiciens passant à l'antenne.

    - Le passage de disques sans même mentionner l'interprète, ni parfois l'oeuvre. Juste: c'est une musique de Bitovan.

    - La création d'un tribunal des "jeunes", où des "jeunes" font comparaître des hommes politiques pour leur demander "Qu'allez-vous faire de nos vingt ans?".

    (Pour moi, c'est plutôt aux "vieux" de poser cette question aux "jeunes". Dans l'Union des républiques socialistes islamiques françaises, visiblement, non: à peine sorti de l'oeuf, le "jeune" met les pieds sous la table et demande au "vieux" où sont ses pantoufles. Il a des "droits", voyez.)

    - La mobilisation de "vedettes" pour nous expliquer que la musique classique, c'est bien. (Ben, connard, si je pensais pas que la musique classique, c'est bien, je serais pas en train d'écouter une radio de musique classique, connard.)

    - En fait, ces vedettes (et aussi les animateurs) n'ont pas de commentaire plus intelligent à nous faire que: la musique classique, c'est ce que j'appelle le divin. Ou: ce disque, c'est génial. Vous avez aussi le people qui vous dit: la musique classique, j'y connais rien. Il n'ajoute pas: et en fait, je m'en branle, mais on l'entend très fort.

    Intéressant aussi: la musique classique, ça me détend après le bureau. Donc, c'est un truc d'hygiène, en fait. Un peu comme aller à la selle régulièrement. Ou se faire sucer au Bois de temps à autre. Ca soulage.

    - L'interview suce-boules de six heures du patron du festival d'Aix, sponsorisé par la radio (en fait c'est une patronne, mais bon).

    - Et bien entendu le mépris ouvertement affiché de France-Musique, le concurrent qui continue quand même de faire quelques efforts...

    J'en oublie, hein.

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  18. Alors là.. "respect", comme dit la jeunesse.
    Je suis loin d'avoir tenu le temps nécessaire à apprécier toutes ces merveilles je suis revenu sur le service public en tremblant.
    Sur cette pauvre France musique qui se fait pourrir sa bande passante par les "radio libres" alentour. Quand ce n'est pas son "président" ,désigné par le prince du moment, qui veut sa peau.

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  19. Correction, c'est "le mouv"... Cette merde suintante qui veut faire de l'audience, de l'NRJ light au frais du contribuable.
    Bref, c'est "Leumouv" qui fait que je peux pas écouter France Musique en stéréo...
    Un symbole ce "mouv".

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  20. Les mecs, arrêtez d'enculer les mouches et de discuter avec les pro-libéraux de mes deux qui trouvent que l'employé français n'est pas assez à plat ventre devant ce con de client. Un jour, l'employé français, ce sera vous, et vous vous ferez jeter de votre boulot parce qu'un client n'est pas satisfait de votre sourire, un peu comme un internaute qui "signale un contenu inapproprié" d'une vidéo sur Youtube.
    Il n'y a qu'UNE CHOSE A FAIRE: utiliser les maigres possibilités de la loi sur le référendum popu pour empêcher qu'on nous nique la Poste (dont je suis satisfait depuis vingt piges, mais je dois habiter dans une région où les gens sont aimables)et faire la même chose si on veut nous niquer France musique et France Culture, et même ces nazes de France Inter! Signez la pétition, signez avec les trotskards, les bobos, les talibans, signez avec tous les trous du culs possibles, mais signez! Mettons-leur pour une fois le nez dans la merde, merde !

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Attention : le CGB n est pas une démocratie. Si t es qu un gros con de troll, tu seras irrémédiablement réduit au silence.
(Les anonymes serviront de cibles aux tirs d exercice.)

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