25 avril 2017

Le macronisme atterrant


J’ai vécu.
J’ai connu le giscardisme, le mitterrandisme, les lendemains qui refusaient de chanter, le chiraquisme ventilatoire, le sarkozysme pétaradant, le hollandisme ectoplasmique. J’ai vu des ratages, j’ai vu des impasses.
J’ai vu Jean-Pierre Raffarin, et j’ai vu Edith Cresson.

7 avril 2017

Tuitteur

Oui, le CGB s'est ouvert sur Twitter. Histoire que Kroulik se retourne dans sa tombe. Et nous fasse coucou.

On ne sait pas encore trop bien ce qu'il va s'y passer. De la vanne et du clash sans doute. De l'hyperlive un peu plus souvent et facilement.

Suivez-nous. https://twitter.com/cgbang

5 avril 2017

Le panari d'Emmanuel Macron jugé "convaincant" par les Français

Rien ne semble pouvoir arrêter la percée d'Emmanuel Macron. C'est en faisant ce constat que BFM TV a eu l'idée de rééquilibrer la course, et d'interroger les sondés sur une partie seulement du corps d'Emmanuel Macron. Les résultats sont surprenants et attestent de la puissance du désir de renouveau qui anime les Français.


Le panari d'Emmanuel Macron, qui au début de la campagne se situait en bas du classement, à quelques points à peine au-dessus de Jacques Cheminade, a connu une forte progression même s'il ne devance ses concurrents que de 9 à 12 points.

22 mars 2017

Penser contre soi-même

penseur 

Penser contre soi-même, dit le philosophe. Oui, certes. S’il n’y avait pas déjà le reste du monde pour s’y employer. Penser contre soi, être sans ménage pour ses conclusions, pour ses certitudes : très bien. Bien que cette gymnastique relève un peu à mon sens de la coquetterie pour intellectuel de plateau : il est gratifiant de s’imaginer que l’on pense contre soi ; le proclamer comme une maxime personnelle est un moyen pour habiller sa fatuité avec les atours de la modestie. 

Penser contre soi-même, oui, mais tandis que l’honnête homme y songe, humble, réfléchi, se faisant intransigeant avec sa propre réflexion, tout autour ce sont les champions de l’auto-affirmation qui triomphent et obtiennent gain de cause : le Rappeur, la Féministe, la Minorité victimaire, la Traînée de télé-réalité, tous se caractérisent au contraire par une prodigieuse indulgence envers eux-mêmes. A eux on ne demande jamais de penser contre soi.

Penser contre soi-même, oui : par temps calme et quand la météo permet à l'intelligence de s’exercer librement. Mais lorsque les vents contraires font déjà ployer vos voiles, lorsque les propagandes adverses hurlent en bourrasques, il n’y a peut-être rien d’autre à faire que de penser bêtement dans son propre sens, penser contre les autres, pour contrebalancer.

Penser contre le monde, contre les autres, contre tous les autres : n'est-ce pas bien plutôt cela qui en toute circonstance, a constitué la seule boussole de notre réflexion ? Nous aimerions nous laisser croire, comme l'intellectuel de plateau, que nous avons pensé contre nous, mais l'honnêteté nous pousse à reconnaître que c'est en faisant le contraire que nous avons avancé jusque-là. Il est même possible, après tout, qu'un assez bête esprit de contradiction nous anime et que nous ne pensions ceci sur tel sujet que parce que nous percevons que le reste du monde pense cela. Si le monde se mettait à penser autrement, peut-être changerions-nous d'avis pour penser du côté où le monde ne penche pas.

La vérité, c'est que nous avons le goût des polémistes, de la controverse. Le goût du blasphème envers l’idée commune. Et alors ? Nietzsche écrivait qu’une philosophie, une opinion, sont moins le fruit d’un raisonnement pur que la résultante d’une vie, d’une biographie, celle de l’auteur, expliquant à elle seule qu’il opte pour telle ou telle idée. Peut-être faut-il aller plus loin et assumer que nos convictions soient encore moins consistantes que cela : non pas le fruit d’une biographie, d’un parcours, mais d’une simple humeur, un tempérament qui nous porte vers telles idées, tels livres, plus aimables à notre nature. Il est évident qu'on apprécie certains auteurs, peu importe la véracité de leur raisonnement, parce qu’une filiation d’humeur existe avec eux, tandis qu’on néglige d’en fréquenter d’autres, bien qu’ils puissent être dans le vrai, parce qu’ils ne nous "parlent" pas. La raison a très peu à faire dans tout cela. Il ne tient pas à nous de développer des idées optimistes ou pessimistes, libérales ou sociales, légères ou profondes… mais seulement à une prédisposition de caractère. Les justifications, les raisonnements, viennent s’ajouter après coup.

Il y a ainsi des personnes d’humeur majoritaire, par exemple, qui aiment se trouver du côté du nombre et qui en conséquence, naviguent instinctivement vers le sens convenu et les idées dominantes. Et à l’autre bout, les personnes qui adoptent les idées bancales, boiteuses ou minoritaires ne le font pas parce qu’ils sont plus malins, mais parce qu’ils ont simplement dans le sang l'humeur marginale. Que les équilibres viennent à changer et les uns comme les autres changeront leurs idées, pour se maintenir. En réalité, il n'y a pas de « courants de pensée » mais des courants d’humeur intellectuelle, autour desquels s'agrègent les esprits.

21 mars 2017

A l'Orient




Quand j’ai lu La confession négative, j’avais vingt-un, peut-être vingt-deux ans. Arrivé sur le tard à la lecture et à la vie après une adolescence lugubre passée dans Cicéron, Démosthène et la masturbation, ma géographie littéraire se composait des Chants de Maldoror, des Falaises de Marbre, du Désert des Tartares, de Salammbô et du Guépard, ce qui suffisait à m’agiter l’esprit de pensées enfiévrées où cohabitaient la conscience claire de la putréfaction de ma race et le désir insensé et inarticulé de hautes entreprises, qui devaient nécessairement se situer ailleurs, en d’autres contrées, d’autres époques ou d’autres horizons, en tout cas loin d’ici, la lecture d’American Psycho m’ayant révélé l’impasse du monde dans lequel mes études supérieures et mon milieu social me destinaient à entrer.

17 mars 2017

Le radeau médusé

 
"Une campagne à m'arracher les cheveux."

Mille sabord-ages ! Tonnerre de Paris-Brest ! Quel courage ! Bachibouzouk en rade. La résistance, c'est rarement dans le sens du vent.

Et les bobos ils feraient quoi ?
Ils émigreraient sûrement en Seine-Saint-Denis avec femmes et enfants pour tout bouclier humain.
Ils inscriraient leurs enfants dans le public.
Ils déclareraient le hall de leur immeuble terre d’asile pour quelque gang de dealers.
Les plus féministes de leurs femmes s’en convertiraient à l’Islam.
Les courageux Parents-1 ouvriraient des centres d’accueil pour les journalistes babtouphobes du Bondy Blog.
Ils iraient reprendre Palmyre à Daesh avec Al Qaida et Laurent Fabius pour tout ô capitaine mon capitaine.
Ils transformeraient le Sacré-cœur en mosquée. 
Un Achab pour tous ces macchabées qui marchent. Vite.

9 mars 2017

Les gens qu'on déteste : les femmes enceintes



Ce ne sont pas les occasions de détester nos semblables qui manquent, c’est le temps. A l’homme moderne, il n’est pas permis de répandre sa haine sur tous ceux qui la mérite, faute de temps libre, et d’énergie. A briguer une haine sans exception, on s’épuiserait vite. Nous sommes donc contraints, (avec quels regrets !) de faire une distinction parmi les gens qui n’en ont aucune, et de sélectionner une élite entre ceux qui insultent jusqu’à la notion d’élite. Comme l’a dit un éminent philosophe (que, par modestie, je ne nommerai pas), s’il fallait courir mettre une gifle à tous ceux qui le méritent, la vie ne serait plus qu’un interminable galop. Cette semaine, je vous propose de détester les femmes enceintes.

21 février 2017

Affaire Théo : la responsabilité des perruches

 
"J'ai joui public."
L’affaire Théo a défrayé la chronique. Mis le feu l’actualité. Et à quelques bagnoles. Et ce n’est pas fini.

En cette période prémenstruelle de la République, où les présidentielles seront une nouvelle fois de ces liquides stériles chers à Henry Miller, ceux qui emportent les oeufs non fécondés, les théories du complot dansent dans les flammèches jolies. Les écrans de fumée en volutes. Mort mentale par asphyxie.

French Tabloïd rules ! 

Le jeu du FN, un jeu truqué par Bisounounours ! 

Abaissons votre niveau de paranoïa. Comprenez : la situation est bien pire que vous ne l’imaginez.

Play.

16 février 2017

Au nom des fils et filles de pute



La honte.
L'amour maternel dure 7 mois

Une infinie, ressentie à la lecture de cet article de Nolwenn Le Blevennec.

Toutes ces mamans aux désirs bafoués, brimés, violentés par… le fruit de leurs entrailles.

Emilie, 38 ans. 
C’est le moment du grand réveil : Emilie (…) a divorcé et rencontré un nouveau mec qui lui a fait découvrir l’éjaculation féminine. "Avec lui, je fais l’exact inverse de ce que la société attend d'un couple." Pendant cette période, ses enfants sont passés au second plan et elle trouve que ça leur réussit très bien. Elle a fait boucher ses trompes, pour être sûre de passer définitivement à autre chose.
Mélanie, la 30ne. 
Autre type de scénario fracassant : quand le retour sur soi se réalise dans l’adultère. (…)Quand l'histoire commence, elle sort de sept mois d'allaitement, "à la fois dur et charnel comme un bisou sur le sein".
La nuance de gris chamarré entre Emilie et Mélanie la lyrique : l’une a empapaouté son mec AVANT de découvrir l’éjaculation féminine. Un détail de l’histoire. Tout comme le fait que Mélanie poulope après la tringle à rideau d'un amant, alors que son bambino n’a que 7 mois. L’horreur. Intégrale. L'infidélité, c'est d'abord envers son gosse.

14 février 2017

HUSH HUSH, les piKKKantes philipiKKKes du CGB


7-8-9-10 doit manquer un K ou deux

Esgourdes-ville, ma belle endormie, garde les bien ouvertes et protège ton foie. Oyé Oyé, les mecs à la cool, le CGB revient rappelle et retape la grande histoire du gars Puncheur. L'éKKKonomiste, chevalier blanc au gauche-droite-gauche d'un boxeur Kubain, vient de rejoindre l'équipe de Kampagne de Bilal, le petit prince des Kamés, Klampins et Klandos.

Oui tu l'as entendu ailleurs qu'ici, le petit prince se reve en roi Arthur de l'Avalon-France. Il vient ajouter un nouveau chevalier à sa table ronde qui n'en peut plus de rentrer dans des Karrés. Son Lancelot qui piKKKe, plaKKKe et parle en faisant mouiller les jouvencelles avec son panache rouge comme la Kourbe de l'inflation des taXXXes qu'il promet, proKlame et projette.

13 février 2017

Al Jarreau VS François Mitterrand

1981. Le socialisme déferle sur la France, fille aînée de l'Eglise et belle-soeur de la Loterie nationale. A la télé, on entend parler de "contrôle des changes", de fuite des capitaux, de nationalisations, de Grand soir... On veut que des têtes tombent, et on veut qu'elles tombent vite. La logorrhée atteint des sommets jamais vus depuis 1968. Des tas de gens sont très contents mais on n'arrive pas bien à comprendre pourquoi. Dans les écoles, les profs arborent des badges aux armes du PS. C'était avant l'interdiction du port des signes religieux ostensibles...
Moi, dans ce temps-là, j'entends ça à la radio. Je l'enregistre bientôt sur mon poste à cassettes et je me le repasse, encore et encore, sans en comprendre un seul mot, je me l'écoute cent fois jusqu'à ce que mon paternel, n'y tenant plus, me menace d'une énorme baffe.




Al Jarreau, on était quelques uns à en parler à l'école, c'était l'absolu du rythme pour nous, c'était un truc incompréhensible, qui nous est resté dans le cœur bien plus, oh oui, bien plus que le socialisme de monsieur Mitterrand.



12 février 2017

Empreinte esthétique

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La notion d’empreinte environnementale est désormais familière pour tous, et chacun quand il le peut, module son comportement pour infliger le moins de désagréments possible à la couche d’ozone.

A présent, c’est le principe d’empreinte esthétique qui devrait être popularisé. Il s’agirait de faire prendre conscience aux citoyens de la trace qu’ils impriment sur l’environnement par le simple spectacle qu’ils donnent à voir (un accoutrement, un comportement…). Il s’agirait d’acter que, si certaines choses n’émettent aucune particule chimiquement nocive dans l’atmosphère, elles peuvent tout de même la dégrader en rendant le monde plus laid.

Le ski est un bon exemple. Voici une activité qui, en soi, est évidemment plaisante, grisante, et ne fait de tort à personne. Ce qui fait du tort en revanche, c’est le ski fait par 30 000 gugusses à la fois, dans des tenues criardes et grotesques. Les équipements, les constructions, les ronds-points, les gens eux-mêmes, leurs cris, leurs grosses godasses, leurs lèvres grasses de dermophil, leur situation objective de touriste qu’il faut distraire… Tout cela fait d’un environnement initialement noble et grandiose une aberration. Mon point est le suivant : pourquoi ne pas responsabiliser chaque skieur et le sensibiliser à son empreinte esthétique, afin qu’il réalise de lui-même le grotesque de la situation et la laideur qu’il inflige au monde ? Il renoncerait à skier en station et la nature reprendrait ses droits.

Ma foi, le ski est le ski,

10 février 2017

Supérieure, ma culture ?

A en croire les publicités et les arguments de vente des officines les plus diverses, il est aujourd'hui impossible de mobiliser l'attention de quiconque sans lui parler de superhéros. Un téléphone vous donne des « super pouvoirs ». Le nouveau Touran de Volkswagen est pour « les vrais héros d’aujourd’hui ». Et la ménagère qui utilise telle ou telle lessive est une « super-maman »… Même le musée du Louvre s'y est mis, avec cette exposition, l'année dernière, qui proposait d’explorer « les mythes fondateurs, d’Hercule à Dark Vador ».

  pop-culture-super-heros 

On devine le bien-fondé de la démarche, sans doute guidée par une noble intention : celle « d'intéresser un nouveau public à la Culture ». Mais n'est-ce pas, dans le même temps, une façon de balbutier que « ces gens » seraient incapables de s'intéresser à Hercule autrement qu'en lui trouvant un rapport quelconque avec Dark Vador, ou avec le bouillon pop-culturel dans lequel ils baignent tous les jours ? Et pourquoi, tout d'abord, faudrait-il absolument que celui qui est très content et repu avec Dark Vador s’intéresse à Hercule ? Ne peut-on pas lui foutre la paix ? A moins que ce soit parce qu'on pense qu'il serait temps qu'il passe à la culture supérieure ?

C'est un débat auquel on se retrouve régulièrement confronté lorsqu'on côtoie les amateurs de culture populaire. Ils sont ma foi fort sympathiques, mais trop souvent nous en sommes arrivés ensemble à un point de la discussion où ils exigent que toute distinction soit abolie entre leur sujet de prédilection (BD, superhéros, jeux vidéo et que sais-je encore) et la culture avec un grand Q. "Pourquoi ma passion pour Pacman vaudrait moins que ton intérêt pour la littérature d'Europe centrale ?" Il est à noter qu’à chaque fois, ce n’est pas moi qui mets la Culture avec un Q sur un piédestal mais bien eux qui, les premiers, mettent sur la table cette histoire d’inégalité et plaident pour un anoblissement de leur "culture" à un degré équivalent à la philosophie ou aux beaux-arts. Pour ma part, cela me va très bien de parler de Superman, du Seigneur des Anneaux, des Goonies et des Smarties tant qu’ils veulent, ou alors je suis content de m'entretenir avec eux de littérature ou de mythologie, mais je ne vois pas pourquoi ils tiennent à ce que ces sphères, qui n’entretiennent aucun rapport, qui ne sont pas de même nature, soient rangées sur la même étagère. Leur revendication me paraît toujours un peu gonflée autant qu'incompréhensible, d'autant qu'elle semble fondée sur leur seul sentiment de déplaisir plus que sur des arguments construits.


Pourtant, à voir leurs yeux mouillés lorsqu'ils arrivent à ce point de la discussion, force est d'admettre que leur requête est sincère : ils voudraient me faire convenir que Batman et Robin sont un aussi bon véhicule d'appréhension du monde et de l'humanité que l'oeuvre d'Epicure ou les Fables de la Fontaine. Et me voilà obligé d'y réfléchir sérieusement, ne serait-ce qu'une seconde, et de remettre les choses à plat, bien que cela revienne à justifier des évidences.

Qu’est-ce qui fait que la culture populaire n’est pas du même ordre que la Culture avec un grand Q ? La même chose qui fait que celui qui a pris son baluchon et vu du pays est plus éveillé au monde que celui qui est resté chez sa mère. La Culture est une conquête. Elle nous expose à du nouveau et à du différent. A de l'étrange, à de l'ancien. La Culture est chiffrée. Personne ne rentre en général à son aise dans la peinture classique. Personne ne devine instinctivement les subtilités de grands vins. Personne ne transperce immédiatement les concepts d’une thèse philosophique. La Culture, c'est de savoir aimer ce qui ne nous aime pas. Elle consiste, au départ, en un effort d’extraction de soi.

A l’inverse, la culture populaire est ce à quoi nous avons été soumis depuis toujours, à un âge où nous n’en avions même pas encore conscience. Elle nous est familière et nous n’avons rien fait de nous-même pour y arriver ou pour nous y mouvoir : c’est elle qui est venue à nous - elle n'a même pas eu à venir, à vrai dire. La culture populaire est ce qui nous a modelés. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’ait pas son intérêt ni sa richesse, mais elle fait partie de notre habitus. On y réside ou on y revient comme on vit parmi les choses familières et amies.

Déséquilibré


"Comment j'ai pas eu de cul"
L’équilibre, c'est la compensation constante du déséquilibre.

Pourquoi la France se casse la gueule ? Car le système, le spectacle médiatico-pipolitique canarde sa propagande, calibre Grosse Bertha.

Les marchands de Venise mettent toutes nos chairs dans la balance. Qui n’ont pas le poids des lingots.

Colonnes des faits divers. Rayon sécurité publique, composante essentielle car naturelle de l’ordre public. Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme, la limite des droits et libertés fondamentales : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». On cite pour le fun. Lever les voiles.

A seulement quelques jours d’intervalles : la bavure Théo aux 3000, à Bastille, le lynchage de Jean-Michel Gaudin. 

Un anus contre un coma.

3 février 2017

Urgence Absolut

Vivre Ensemble et Taqiya


Noisy-le-Grand. Explosion dans un pavillon : un blessé en état d'urgence absolue
 
NB : le titre de l'article du Parisien.fr a été changé (parution hier). L'équipe de jour sûrement. Ou alors c'est l'analyse des liens entrant. Internet, ces sables mouvants... 

Grave. C'est grave.
L’urgence est absolue.
Cet espèce de jargon médical devenu d'usage dans la presse.
Depuis quand ?
Charlie Hebdo ? Au moins le Bataclan ?
"Urgence absolue" - on sent qu'on trie à l'hosto de fortune, de campagne, qu'on hiérarchise, que c'est… la guerre. Que la gangrène, c’est ici et maintenant. Pour tous. Répandue partout. Jusque dans le moindre fait divers...

Jargon d'état d'urgence.
Qui l'impose.
Ça sent l’essence et le soufre de l’allumette.
Qui l’impose ? Les journalistes, comme un seul homme. 
Vol en formation Patrouille de France. Copy that ? 
Les oies sauvages sont des perruches. Je répète : les oies sauvages sont des perruches. 

On voudrait des perroquets qui chantent juste.
 
Vocabulaire du sensationnel permanent. Voyez l’tableau ? Une photo, un polaroid tabloïd.
Un indice, un symptôme : un bubon de la peste mentale qui sévit, qui ravage.
Des cerveaux de microbes sont aux manettes.
Marécage à cerveau pour tous.
On sent que le sens du vent est fondamental. Alerte Orange.
L'urgence est absolue. A réagir.

27 janvier 2017

Reu-désinformation

A l’information, s’était adossée depuis quelques années la réinformation, que l’on réduit souvent à une poignée de sites d’extrême droite alternatifs, mais qui de manière plus juste peut désigner le rééquilibrage général qu’a permis l’essor d’internet et des réseaux sociaux en matière de pluralité d’information, face à une presse univoque et pilotée par les forces économiques et politiques.

Il semble à présent que nous entrions dans un troisième temps de la danse : celui de la redésinformation. Agacés par une série de revers imputés à plus ou moins forte raison à cette réinfosphère (Brexit, élection de Trump, succès de thèses complotistes, désaveu des stratégies géopolitiques occidentales…), les acteurs conventionnels de l’information contre-attaquent et redéploient leurs forces. Ainsi, en novembre dernier, le Parlement européen approuvait une résolution pour « limiter l’activité des médias russes en Europe ». Aux Etats-Unis, on a demandé aux grandes plateformes de réseaux sociaux de faire quelque chose pour contrer la diffusion de « fake news », ces fausses informations que l’on accuse d’avoir perturbé l’élection présidentielle.

Ce concept de fake news est tout récent, comme si l’on découvrait qu’il pouvait exister des mensonges dans l’information, et que celle-ci pouvait être utilisée comme un outil d’influence. « Jusque récemment, fake news désignait les sites d’information parodiques de type The Onion [équivalent américain du Gorafi NDLR], explique Slate dans cet article incroyable (mais vrai !). Mais le terme a pris une nouvelle signification depuis la diffusion massive d’articles falsifiés, créés sciemment dans le but de tromper plutôt que d’amuser ».

Le mutant de la semaine - le coprophobe canin




Le libéralisme politique, dans son volant juridique, produit continuellement de nouveaux droits, de nouvelles procédures, de nouvelles juridictions qui étendent toujours plus loin leurs compétences et leurs prétentions. On voit, ainsi, des tribunaux belges inculper un Tchadien pour des merdes qu’il aurait semées en Afrique, ou des tribunaux espagnols demandant aux Anglais d’arrêter un président dictateur chilien en villégiature à Londres. On nous dit que c’est pour notre bien, et qu’il faut poursuivre les méchants où qu’ils se trouvent sur Terre. Magnifique. On a même essayé d’inculper des dirigeants américains et israéliens (ciel !), mais on a vite compris que la justice totale devait d’abord se faire les dents sur les lampistes.

A l’intérieur des pays, on juge désormais le caractère humain d’une personne en fonction de son acceptation sans condition des droits « nouveaux » que le pouvoir octroie à des catégories toujours plus fines de clients. Ainsi, le principal argument des partisans du mariage homo fut : « qu’est-ce que ça peut te foutre, couillon, c’est un droit supplémentaire pour des gens, ça t’enlève pas le tien ! ». Il est donc écrit que le futur se résumera à une grosse et interminable addition, et que nous n’aurons rien de légitime à y opposer.

23 janvier 2017

L'attaque Sauvage


La nuit de la chasseuse, avec Jacqueline Sauvage
Ainsi donc, François Hollande aura transformé en immondices tout ce qu’il a touché durant son quinquennat, que nous sommes forts tentés de rebaptiser cacannat.

Va donc chez Midas, lui hurla-t-on au Cègebège durant cinq
années qui parurent cinq siècles et des siècles. 
Mais juché de dessus son scooter, il n’entendit pas. 
Rien.

Alors qu’il n’avait plus rien à perdre sur l’échiquier électoral, c'est-à-dire plus rien à gagner, le dandy à bedaine, verrues, et bombe à camouflage de calvitie, a gracié Jacqueline Sauvage, deux fois condamnée en cour d’assises à 10 ans de réclusion criminelle.

François Hollande, qu’on nous avait présenté comme le fin du fin de la stratégie politicienne, n’aura pas trahi ses amis journalistes, ces courtisans à la naïveté confondante et contondante : il aura de bout en bout tourné le politique en ridicule, le réduisant au strict politicien, tournant comme une girouette au gré du vent anénométré par cette boussole indiquant immanquablement le sud : le buzz médiatique. 

22 janvier 2017

LE RETOUR


Depuis le 10 novembre dernier, le CGB ne répondait plus. De très nombreux lecteurs nous ont demandé l’explication de cette Bérézina morale, et nous leur avons répondu à peu près n’importe quoi. Qu’ils nous pardonnent, nous n’étions pas en mesure de faire mieux. L’explication à notre absence est simple ; la voici :

A la descente du vol 176 en provenance de New York, Gabriel Fouquet est assailli par la presse du monde libre. Rectification : assailli est un mot impropre, car Gabriel Fouquet n’est pas homme qu’on assaille. Encadré par ses deux traditionnelles gardes du corps ukrainiennes, 1m85 chacune, Gabriel Fouquet fait penser à un mafieux de l’est, le roulement sur les R en moins. Ses lunettes de soleil sont du même modèle que celles d’Alain Delon dans le Samouraï, mais personne ne le remarque puisqu’elles sont rangées dans sa valise.

La foule
Monsieur Fouquet ! Monsieur Fouquet !

Fouquet
Ouaip ! Qu’est-ce que c’est ?

Une nana dans la foule
Chloé de Médeuse, du Figaro- Le point -Libé. Monsieur Fouquet, dites-nous quel a été, et quel est, votre rôle exact auprès de Donald Trump !

Fouquet
Quoi, vous avez déjà entendu parler de ça ? En général, la presse française est la dernière à apprendre les choses. C’est bien, vous progressez.

Chloé de Médeuse
Je ne peux pas vous laisser dire ça ! c’est une atteinte à la discrimination des heures les plus sombres de la liberté de la presse…

Un gonze (lui piquant la parole après une bonne bourrade)
Jean-Mohammed Goldblatt, pour le JDD. Monsieur Fouquet, confirmez-vous que le président des Etats-Unis vous a consulté ?

Fouquet
Bien sûr, Mohammed, que je confirme ! Il m’a consulté parce qu’il avait besoin de se faire une idée sérieuse de ce qui se passe en France. Voyez le genre ?

Un petit gros
A quel titre a-t-il pensé à vous ?

Fouquet
T’es qui, toi, le poinçonneur des Lilas ?

Le petit gros
Non, je travaille chez Médiapart, je suis Helmut Lepindla-Bush ! Je reformule ma question : à quel titre a-t-il pensé à vous ?

Fouquet
Au titre que je bosse pas chez Médiapart.

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Dès son 1er jour de taf, Trump annule un accord libre-échangiste. Toi Président, tu ferais quoi?