16 juillet 2014

Rendez-nous Thierry Roland


Il est courant de se moquer des journalistes sportifs. Tout nous y pousse, il faut le reconnaître. Leur vulgarité décomplexée semble n'avoir plus de limite. De leur discours, ils ont progressivement supprimé toutes les formes, qui n'étaient déjà pas formidables, et s'expriment désormais sans plus aucune retenue, se tutoyant à qui mieux mieux, ne faisant plus mystère de leur connivence avec les gens qu'ils sont pourtant censés interroger. Partant de ce débridé des formes, il était prévisible que le reste suive la même pente. Ils font donc assaut de "naturel" dans ce qu'ils se permettent de dire à l'antenne comme dans les piteuses lignes qu'ils produisent, qu'on peut qualifier de "nature" au sens où l'on emploie ce mot pour désigner une pratique estivale consistant à s’exhiber publiquement sans mettre de slip.
Quant à l'appellation de "journalistes", elle est fortement douteuse de la part d'une caste qui lie des liens de consanguinité avec les sportifs eux-mêmes, avec tous les acteurs du monde sportif, tant et si bien que la plupart des "affaires" touchant ce milieu ne sortent jamais sous la plume d'un de ces spécialistes patentés...
Et pourtant, les journalistes sportifs sont des modèles.

Oui, ils sont des modèles à ne surtout pas mépriser. Qu'on en juge :

Après la défaite des Brésiliens face aux footballeurs d’Allemagne, toute la presse sportive décrivit l’événement en des termes très clairs : naufrage, humiliation, correction, déchéance, cauchemar, Bérézina, etc. Personne n’eut l’idée de prétendre
1) que l’équipe du Brésil dispose de forces considérables
2) qu’elle représente un danger formidable.
Le Brésil s’étant fait percer sept fois, il eut été particulièrement gonflé de faire l’éloge de son gardien de buts ou de sa magnifique ligne de défense. Et d’ailleurs, personne n’y pensa.

Les journalistes non-sportifs, les journalistes journalistes, normaux, les journalistes de la "grande presse", eux, n’hésitent pourtant pas à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ils se fendent d’articles apparemment sérieux sur le danger que représentent les roquettes du Hamas pour la sécurité d’Israël, bien qu’aucune victime ne soit à déplorer après plus de 1000 tirs ! Oui, lecteur insouciant, pendant que tu bronzes en écoutant les Grosses têtes sur ton I-Pod, les roquettes bricolées du Hamas menacent de détruire une puissance nucléaire, comme ça, vite fait, courant juillet ! C’est pas moi qui le dis, c’est dans le Figaro. Même Brésilien et chauvin, un journaliste sportif n’aurait pas un tel culot.

(cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Dans Libération, journal certes en voie d’extinction, mais qui suit les affaires du Proche-Orient avec un sérieux exemplaire, nous apprenons que le Hamas dispose, en plus des fameuses roquettes, d’un arsenal de propagande à faire frémir : il diffuse dans le monde entier de fausses images tendant à faire croire que les Palestiniens souffrent ! Grâce à la vigilance de madame Audrey Destouches, nous apprenons que les images d’enfants ensanglantés ou de bâtiments dévastés ne sont qu’une infâme manipulation : elles sont en fait les illustrations d’autres drames, pas forcément palestiniens d’ailleurs. Horrible ! Et la question que le lecteur se pose est celle-ci : que peut faire Israël pour riposter à cette désinformation à grande échelle ? De quels moyens faudrait-il qu’Israël disposât pour faire retentir de par le monde les accents de la Vérité ? Ha, se dit le lecteur abattu, si Israël avait quelques relais dans la presse, pas forcément la grande presse, même la presse de caniveau, même la presse française ! Ha, si ce petit pays délaissé pouvait, ne serait-ce qu’au journal de Jean-Pierre Pernault, venir donner sa version des faits !... Ha, si l’on trouvait ne serait-ce qu’un journaliste un peu connu pour prendre à la fois son courage à deux mains et la défense de cette terre injustement calomniée…


Non, vraiment, cette disproportion des forces en présence est trop injuste. Qu’attendent les Nations Unies pour condamner Gaza, ses légions et ses relais internationaux ? je pose la question.




4 commentaires:

  1. N'importe quoi cet article.

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  2. Le figaro n'en est pas à son premier coup de main, je notais avec stupéfaction un article publié le 07/07/2014 à propos des terribles chimistres d'Al Quaida (faute de frappe inclue) qui préparaient des bombes "de la taille d'une batterie de portable". Or il me semble que parler d'Al Quaida comme d'une organisation cohérente est une erreur grossière ; depuis la destruction de ses centres d'entrainement, durant la guerre d’Afghanistan, c'est devenu une nébuleuse dont n'importe qui peut se revendiquer. Le figaro aime vivre dans un monde où les forces du mal sont puissantes, organisées et prêtes à en découdre avec la ligue de justice américaine.

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    1. en général ,je récupère la batterie de mes protables
      raison facile à comprendre,ça contient du lithium et ma PMD s'en trouve mieux lorsque j'en consomme des petits morceaux le matin dans mon café

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  3. Django le patibo17 juillet 2014 à 16:04

    Dites, les punks, vous pouvez pas retoucher un peu votre css. Les commentaires de votre blog sont tout collés contre le bord droit de l'écran.

    Pour en revenir à votre article, je me demande bien comment on parlera de ce que l'on vit actuellement plus tard. Que pensera-t-on de gens comme Fourest ou Demorand ?

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Attention : le CGB n est pas une démocratie. Si t es qu un gros con de troll, tu seras irrémédiablement réduit au silence.
(Les anonymes serviront de cibles aux tirs d exercice.)

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