30 novembre 2006

La rage

Nos détecteurs neuronaux d'ondes sismiques post mortem nous révèlent que Pasteur s'est retourné dans sa tombe...



j'avoue, j'ai battu la mesure avec ma tête... C'est très mal mais c'est au moins efficace dans l'esthéthique hardcore.

The Roots

Hier soir au Bataclan, des CigéBiens : Fouquy, Christy (spéciale dédicace à ma nouvelle meilleure copine Kulle), The Roots, et quelques centaines de parisiens de bon goût.
vidéos exclusives ! On n'a pas du super bon matos et pas facile de centrer quand on danse, mais bon, vous ferez avec.

PS : grandiose ta blanquette de veau Atlantis !



proceed
Vidéo envoyée par Culturalgangbang



mellow ma man
Vidéo envoyée par Culturalgangbang



U got me
Vidéo envoyée par Culturalgangbang



The Roots 012
Vidéo envoyée par Culturalgangbang



Drum and drum
Vidéo envoyée par Culturalgangbang


Court hein ? frustrés hein ? Tu m'étonnes ! Et tout ce qu'on n'a pas pu mettre en box...

29 novembre 2006

Car je suis légion


Eclipsé par les figures emblématiques de Martin Luther King et Malcom X, le Jamaïquain Marcus Garvey fut pourtant le premier homme de couleur à rassembler un peuple disséminé de part le monde par l’esclavage. Prenant très tôt conscience de la misère dans laquelle croupissaient les noirs, il va, par la seule force de sa volonté, leur rendre une chose qui, au début du XXème siècle, leur était plus inaccessible que la lune : leur dignité.

Né le 17 août 1887 à Saint Ann’s Bay, en Jamaïque, Marcus Garvey est le petit dernier d’un famille de 11 enfants. Après avoir étudié à l’école locale il se leva des bancs d’écoliers à l’âge de 14 ans pour devenir apprenti imprimeur à Kingston. Le dur labeur auquel il va être confronté aux côtés de ses frères de couleur va vite lui faire comprendre la nécessité d’une amélioration de la condition des noirs.

En 1907, à l’âge de 20 ans, il dirigera la première grève des imprimeurs de Kingston en vue d’une amélioration des salaires et fondera son premier journal, The Watchman. C’est le début de carrière d’un militant à vocation internationale.

Afin de financer ses nombreux projets, Marcus visitera l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud dans le but d’organiser l’union des travailleurs agricoles de couleur. Partout, il verra des noirs payés au lance-pierres et écrasés de travail. Fort de cette expérience, il rentrera en Jamaïque afin de demander au gouvernement colonial britannique d’intervenir en faveur des Antillais d’Amérique Centrale mais sa proposition restera lettre morte. Devant cette indiférence, il mettra en place les fondations de la Universal Negro Improvement Association, une structure visant à aider les noirs par les noirs sans plus jamais dépendre du pouvoir blanc.

Mais en Jamaïque, son projet suscite, au début, peu d’enthousiasme, c’est la raison pour laquelle Marcus va, en 1912, faire un voyage en Angleterre. C’est à Londres qu’il rencontrera le journaliste Soudano-égyptien Duse Mohammed Ali et il va un temps travailler pour les revues de ce dernier, African Times et Oriental Review. Grâce à ce travail, Marcus découvrira l’Afrique et se fascinera pour sa culture et son histoire. C’est également à cette époque qu’il va lire Up from Slavery, de Booker T. Washington, un ouvrage qui prône l’autodétermination des peuples noirs et qui va avoir une grande influence sur le Jamaïquain.




En 1914, la Universal Negro Improvement Association (UNIA) va officiellement voir le jour et en 1916, Marcus fera son premier voyage aux États-Unis où il mettra en place le programme Back to Africa (retour vers l’Afrique), le but étant de créer un gouvernement et un état noir auto-dépendant au Liberia. Le succès fut au rendez-vous, notamment à New York où des milliers de personnes adhérèrent à l’UNIA. Marcus va alors publier le journal du mouvement, The Negro World, et va faire le tour des villes américaines en y implantant des succursales. En quelques mois, plus de 30 bureaux de la UNIA vont être ouverts. De plus, Marcus va se lancer dans d’ambitieuses affaires en créant la compagnie maritime Black Star Line, faite par et pour les noirs. Il va également fonder la Negro Factories Corporation, un organisme ayant pour but de faciliter l’indépendance économique des noirs, et la African Communities League.




Le succès de l’UNIA va largement dépasser les frontières américaines puisque 1.100 branches vont voir le jour dans plus de 40 pays dont, par exemple, Cuba, le Panama, le Costa Rica, l’Equateur, le Venezuela, le Ghana, la Sierra Leone, la Namibie et l’Afrique du Sud.




En 1920, l’UNIA organisera une conférence de 31 jours au Madison Square Garden de New York. Devant 25.000 personnes, Marcus y fera la lecture de la déclaration des droits des peuples noirs du monde. D’immenses parades auront lieu à Harlem où des hommes de couleur superbement harnachés et montés sur des chevaux escorteront Marcus en grand uniforme dans sa calèche. Garvey, qui s’est nommé président provisoire d’Afrique, va créer des titres de noblesse africaine. Ainsi seront promus des Chevaliers du Nil, des Ducs du Niger et d’Ouganda, des Chevaliers d’Ethiopie mais également des duchesses. Devant ce spectacle grandiose, la fierté revient aux noirs misérables de New York.




Marcus proposera à la Société des Nations de transférer l’UNIA vers les pays d’Afrique pris à l’Allemagne après la première guerre mondiale, une proposition qui n’aura aucune suite.
Ses activités et surtout, la popularité qu’elles suscitent auprès des populations noires d’Amérique, vont attiré sur Marcus les foudres de l’Attorney General Mitchell Palmer dont le jeune assistant est un certain J. Edgard Hoover. Dès lors, toutes les excuses seront bonnes pour entraver les succès de Marcus Garvey. Un de ses navires, le S.S. Yarmouth, va être saisi sous prétexte qu’il transportait du Whisky vers la Havane (c’est la prohibition). Puis on lance des cohortes d’agents du fisc pour trouver un défaut dans la machine Garveyenne.




Pendant ce temps, Garvey emprunte de l’argent pour commencer le rapatriement des noirs vers le Liberia. La nation noire a son drapeau, il est rouge, noir et vert. Mais le pouvoir colonial prend peur devant l’enthousiasme que suscite le charismatique leader de cette nouvelle cause. Début 1922, le journal Negro World est confisqué dans toute l’Afrique. En juin de la même année, Garvey va rencontrer le Grand Wizard du Ku Klux Klan, Edward Young Clarke. Les deux hommes se mettent d’accord. Le blanc, pour arrêter les lynchages, le noir, pour amener tous ses frères de couleurs en Afrique.

Hélas, la nouvelle de la rencontre va déclencher un tollé général parmi la communauté noire qui se sent trahie. De plus, l’UNIA entre en rivalité avec James Eason, chef de l’American Negroes. La solidarité entre noirs, prônée par Garvey s’effrite. Lorsque Eason est abattu à la Nouvelle Orléans en 1923, tous les soupçons tombent sur Garvey et de nombreux leaders noirs déposent une plainte contre lui auprès de l’Attorney General. C’est le début de la fin. La même année, on trouve enfin quelque chose à mettre sur le dos de Marcus, une fraude postale ! Pour cela, il va prendre 5 ans de prison. L’année suivante, le Liberia refuse d’accorder le moindre visa aux membres de l’UNIA. Le rêve touche à sa fin.

De nombreuses pétitions visant à libérer Garvey sont adressées au président Coolidge qui finira par le faire sortir de prison en 1927 mais seulement pour l’extrader du territoire américain. Garvey retournera à Londres où il établira le quartier général provisoire de l’UNIA. De retour en Jamaïque, il publiera le journal The Blackman. Malade, Garvey quittera son île natale pour s’installer définitivement dans la capitale britannique. Il y décédera des suites d’une hémorragie cérébrale en 1940.

On a souvent reproché à Garvey son ambition et une certaine mégalomanie alors qu’il ne fallait voir dans ses immenses parades new-yorkaises qu’une reconquête d’une fierté bafouée par le fantôme de l’esclavagisme. Il reste que ce premier leader noir a, par ses actions, ressuscité un peuple en pleine léthargie et que l’on peut dire sans crainte qu’il fut le géniteur de la Renaissance d’Harlem, ce mouvement qui allait accoucher de nombreux intellectuels noirs américains. Pour cela, l’héritage de Marcus Garvey restera d’une importance capitale.

Front natioSoral


Alain Soral semble avoir surpris son monde en s'engageant auprès de Jean-Marie Le Pen... suivant les supposés préceptes de Jean-Claude Michéa et en bon marxiste notre instructeur de boxe s'est encarté au Front.... pour une "révolution nationale" (sic).

Question: un communiste comme lui a sûrement lu le programme économique du Front National... éminemment socialiste!

Pas vraiment si l'on en croit cette entrevue.

Mann Gegen Mann

On CBG on aime l'Allemagne et les pédés.
La preuve :

28 novembre 2006

Archives Royales

L'INA "archives pour tous" est une manne en ce qui concerne les interventions de l'irrésistible médiatique Madame Royal...

La première télé puritaine de Madame Royal, la Mère-Emptoire fustigeant les primaires du PS en 1995... et bien d'autres.

Ne vous privez pas!

PS: Ne riez pas mais la très compétente Safia Otokoré sera dans le staff présidentiel de la candidate socialiste...


Mélissa... métisse d'Ibiza

Ce 10 décembre à Tours la Tribu du Ka (ex Parti Kémite-rrand) se réunira dans une cabine téléphonique.

Le CGBi sera évidemment présent afin d'aider ce pitoyable groupuscule à combattre l'ennemi "sioniste"... nous serons bien sûr accompagnés de M. Antoine G. chef de la Brigade anti-consanguin mais également de nos épouses Kémites et de nos enfants semi-kémites (merde Fara ça existe ça???)

Pour ceux qui seraient intéressé par le folklore de cette secte païenne à la véracité historique d'un Raël... je vous conseille la lecture de cet abécédaire.

Kapital SM


Bernard Maris habite dans le XVIe, il a même été candidat aux législatives en 2002 sous l'étiquette "Verts"ce qui fait marrer les gars de CQFD... N'empêche que sa dernière interwiew dans Libé nous trouble un peu... Preuve encore une fois de notre gauchisation (bientôt Clémentine Autain en chat sur le site!), bien sûr il y a toujours ces clichés naf-naf "La poésie sauvera le monde" qui nous agace mais quand même...

Sado-Maso le capitalisme? On m'avait dit fétichiste!




L'économie, ça s'apprend, mais ça se désapprend aussi. Dans le tome 2 de son Antimanuel d'économie (1), Bernard Maris, prof à l'université Paris-VIII, ausculte «les cigales» après avoir contemplé «les fourmis». Un livre lumineux. Entretien-divan sur un grand malade : le capitalisme.

Alors, le capitaliste, maniaco-dépressif ou accumulateur-compulsif ?

Un enfant angoissé. Un boulimique, un de ces confituriers, comme disait Keynes, qui met ses «richesses sous terre», hors d'atteinte de la société. Il est aujourd'hui un de nos maniaques du CAC 40, qui accumule les stock-options sans jamais restituer aux hommes la liquidité dont il les saigne. Il est un gérant de fonds de pension qui vit vieux mais infantile, pense quantité de vie et d'argent, pas qualité de vie et partage. Il est ce cupide qui finit «homme le plus riche du cimetière», disait Max Weber. Il grignote du temps pour ne pas en jouir. Et mourir au moment où il pourrait en jouir.

Le travailleur, lui, vit culpabilisé, ne travaillant pas assez, pas assez longtemps, pas assez vite...

Il accepte la souffrance. Il se couche devant les «servitudes volontaires». Le nouveau Sisyphe, qui roule sa pierre. Voyez la violence actuelle des charges contre les 35 heures ! Elles posaient pourtant la question d'un nouvel humanisme : la qualité de la vie. Elles sont dangereuses, nous dit le capitaliste. Au rêve de la fin du travail, on oppose le travail sans fin. Au possible épanouissement dans le boulot, on oppose la compétition à marche forcée. C'est la surveillance minable, les minuscules rivalités de bureau, le besoin d'être devant l'autre, «la rivalité mimétique» que dénonce René Girard. La pulsion de meute.

Un système malin, donc ?

Au sens «pervers», qui laisse entendre qu'il faut s'autodétruire pour croire survivre. L'orchestre, façon Titanic, continue à jouer pendant qu'on coule. A l'époque, il y avait au moins la «pédagogie de la catastrophe» : on améliorait les radars. Là, on court au suicide. On sait sur l'effet de serre, les ressources finies de la Terre. Mais on fonce...

C'est la nouvelle religion du siècle ?

C'était la prédiction de Marx. Mais, si c'était la nouvelle religion, on serait presque soulagé, heureux. Là, on est dans la flagellation. On se dit : «Tu n'y peux rien, il n'y a pas d'alternative, c'est la fin de l'histoire, c'est ton destin de hamster dans sa cage.» Qui gère le monde aujourd'hui ? Les multinationales, ces nouvelles «bienfaitrices» de l'humanité. Regardez Warren Buffet, qui file 30 milliards de dollars à la Fondation Gates en disant qu'il rend l'argent qu'il a pris afin de faire le bien de la santé publique mondiale... Les firmes se veulent «parfaites». Mais c'est quoi la perfection de l'efficacité ? La mort de l'efficacité, car trop d'efficacité tue l'efficacité. Trop de recherche de gain de temps tue le temps. C'est la dernière rareté, le temps. Le capitalisme, c'est la «manducation», disait Georges Bataille, la consommation des êtres et de la nature. Autophagique. La mondialisation n'est pas heureuse, elle est sadomasochiste...

On se trouve donc dans une totale déshumanisation de l'économie ?

Sous couvert de prospérité et de progrès, le néocapitalisme gomme la notion de l'autre. Y compris de son ennemi. Avant, c'était simple : il y avait le patron, les syndicats, le travailleur. Le travailleur pouvait péter la gueule de son boss. Aujourd'hui, l'ennemi est partout. Du collègue de bureau au travailleur textile chinois en passant par le plombier polonais. La notion de lutte des classes a explosé : elle est aussi forte dans la classe qu'entre les classes. Le capitalisme préfère l'agitation stérile à l'introspection. On consomme par mimétisme. On se réfugie dans le futile, relevait déjà Pascal. Formidable civilisation que celle où le déchet devient la première marchandise ! Une civilisation Thanatos, barbare, pas très Eros. Chaque phase d'expansion du capitalisme s'est d'ailleurs traduite par une guerre...

Le système prospère-t-il avec les insécurités économiques ?

Il règne avec le prix de l'angoisse. Prenez les fonds de pension, alimentés par les petits vieux qui veulent voir leur cagnotte prospérer, tout de suite, avec des rendements à 15 %. Ces 15 %-là, c'est le prix de l'angoisse. Si les patrons de l'économie actuelle étaient jeunes, l'économie serait moins anxiogène ! Le débat autour de la dette de la France, c'est la même logique. On nous dit : «Vous êtes ruiné, vous hypothéquez les générations futures.» Mais un pays qui épargne 15 % de son PIB et dont la majorité de la dette reste en France n'est pas menacé. C'est faire peur pour dégraisser, pour pousser à la «valeur-travail».

Pour y échapper, il faut, dites-vous, regarder où est la création, où est la valeur ?

La création de valeur n'est pas dans la concurrence, mais dans la coopération. Il y a tant d'action gratuite dans la vie que l'on ne voit pas, que l'on ne valorise pas. Et que le marché siphonne ou récupère. Le marché a mis des barrières, des péages, de l'argent partout. Or l'anticapitaliste par excellence, c'est le chercheur. Il ne peut pas être dans la compétition, doit penser don contre don. La création est le passager clandestin du capitalisme. La création, c'est poétique. La création, c'est l'antimarché. C'est ne pas savoir où aller quand le marché dit que c'est là qu'il faut aller. C'est sortir des sentiers battus. A Berne, Einstein ne branlait rien à l'Office des brevets : il y a pensé sa théorie de la relativité. «Je vois des chercheurs, pas des trouveurs», disait de Gaulle. C'est stupide... Si on avait cherché l'Internet, on ne l'aurait pas trouvé. La face émergée de l'iceberg, la valeur marchande, ne voit pas la face immergée : la recherche. Les fourmis, égoïstes, épargnantes, ne sont rien sans les cigales. Pour créer de la richesse, il faut de la gratuité, de la beauté inutile. De l'anticapitalisme, en quelque sorte...

27 novembre 2006

Tête / coeur

Cette vidéo, pas pour sombrer dans le sentimentalisme... Juste pour exprimer, à titre personnel, tout mon respect à cette famille et à ce petit bonhomme.


Le sionisme pour les nuls


Qui a dit qu'on ne pouvait pas critiquer Israël ?
On peut même la dégueuler mais pour ça il faut être juif soi-même. Vu dans la nouvelle émission merdique de notre cher Ardisson plus nulle, insipide, kitch et conne que jamais. Heureusement, un homme a mis un peu de lumières dans les toilettes à la turque de notre roi des cons national.


Hommage à Rony Brauman, un vrai intellectuel français juif qui ne défend pas un pays par pur reflexe communautaire. Pas comme Finkie qui lui n'est plus qu'un juif intellectuel français. Très drôle également d'entendre la pauvreté des réponses d'Arnaud Klarsfeld qui ne trouve rien de mieux à envoyer que des élucubrations bibliques comme quoi Israël existait au temps des pharaons et des papyrus. Eh ducon ! Tu devrais lire La bible dévoilée d'Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman et tu apprendras par l'Archéologie que tes saintes écritures sont un tissu de mensonges. Et là non plus le pauvre Klarfeld ne pourra pas se cacher derrière l'antisémitisme car ces deux archéologues sont Israéliens. Et oui Klarsfeld, tout fout le camp ! Même les Juifs deviennent antisionistes !

26 novembre 2006

Petit bisou fatal

Apparemment les petits signes d’affection ne sont toujours pas très bien acceptés dans le milieu de la boxe. Que fait Clémentine Autain ??

Défonce de défense.

Hé oui, désolé, j’y reviens, mais la question est fondamentale à mon sens à plus d’un titre, et cette question a été biaisée, notre réflexion truquée, son jeu tronqué, par le traitement technicolor de l’info, son ethnicisation.

A la base, j’avais commencé à écrire ma « Légitime défonce Part. II » en me servant de la dépêche AFP publiée dans le Monde. Cette dépêche ne faisait absolument pas référence à la couleur du policier tireur. Sur le coup, sous le coup de l’émotion suscitée, l’idée était clair-obscur dans ma tête : la légitime défense est constituée à cent pour cent, à sang pour sang, à un contre cent.

Une bonne nuit de sommeil dessus et ma colère apaisée sur l’accent mis par les médias sur la nature raciste de l’agression à l’origine du drame, qui donne au flic une espèce de circonstance sur-atténuante, un blanc-seing moral (par analogie avec la pénalisation plus sévère des injures racistes, la circonstance aggravante générale de l’article 132-76 du Code Pénal qui dispose « Les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l’infraction est commise à raison de l’appartenance ou de la non appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée », cette circonstance étant constituée par les propos par exemple selon son deuxième alinéa), et j’en remets une couche sur la légitime défense, car oui c’était une bien belle connerie que de n’éclairer que ce coin sombre de la scène du crime étant données les réactions que j’ai pu lire ici ou là...

Il me semble que tout le monde se fout de considérer la nature réelle de la légitime défense en l’espèce, ou fait mine... Le jugement médiatique instantané est passé par là. Quand le jugement sera rendu par les tribunaux, tout le monde se dira « Ah ouais, c’est vrai, je me rappelle de cette histoire… » ? La plupart d'entre nous sera déjà happée par le dernier fait divers en date mais aux extrêmes, on aura la mémoire moins courte et les idées tenaces... D’un côté on dira : « c’était bien fait pour sa gueule à ce sale facho». De l’autre : « discrimination positive »… Bingo ! Et il ne s’agit pas de se voiler la face.

Faisons un parallèle entre ce drame et celui qui s’est joué chez le cambriolé ayant tiré par trois fois dans le dos de son agresseur. D’aucuns s’offusquent déjà que la légitime défense ne se discute pas pour le flic « d’origine antillaise », alors que l’encre a coulé à flots pour le cambriolé. Je note d’ailleurs qu’aucune référence aux origines des protagonistes de ce premier fait divers n’est venue sur le tapis, ce qui ne veut pas dire que tous étaient blancs. Mais le PSG, et son spectacle de violence sur décor raciste a pris le pas en l’espèce. Chirac a d’ailleurs commencé par exprimer son « horreur » du contexte raciste avant de dire qu’il ne pouvait s’exprimer sur le fait, vu qu’une enquête était en cours… Mais bordel de merde ! Que les supporters du kop de Boulogne soient des racistes n’est pas un scoop et toutes les deux semaines, ils en donnent le spectacle radical. Alors ? Et ils sont où, et ils sont où les politiques gnagnagna-gnagna-gna ? Ah, j’entends déjà les bottes bien cirées de Sarko battre le pavé.

Le cambriolé donc : il a tiré dans un dos. Le flic a tiré alors qu’il reculait devant une centaine d’assaillants, mettons qu’il devait y en avoir une bonne dizaine au contact. Il a reçu des coups. Il a d’abord riposté avec sa lacrymo, ce qui démontre son intention de ne pas dégainer. Il dégaine finalement, ce qui démontre une absence de choix, un sentiment que sa vie est menacée. Ok. On peut s’interroger, et les enquêteurs ne manqueront pas de le faire : était-il identifiable ? Il n’avait pas son brassard bon d’accord. Ça ne va pas dire qu’il n’ait pas été identifié à un moment donné. Avant ou après les coups de feu ? A-t-il fait des sommations ? Certainement selon le témoignage d’un gros blaireau décervelé qui disait qu’ils pensaient tous que « c’était un grenaille » (remarque, ça ne veut rien dire, et cela accréditerait la thèse que les bourrins ne pensaient pas avoir à faire avec un keuf). Combien de coups de feu a-t-il tiré ? A-t-il tiré en l’air ? Si non, cela n’aurait il pas suffi ? Si oui, alors l’absence de choix était indiscutable. Mais en a-t-il tout simplement eu la possibilité ? Tout cela semble bien obscène mais c’est le travail de la justice que de se poser ces questions. Et ces questions ne sont pas mal venues sous prétexte que le flic était noir… Et ces questions seront posées malgré le fait qu’il soit noir, quoiqu’en disent tous ceux qui instrumentalisent ce meurtre (car il s'agit bien d'un meurtre les enfants) par leurs investissements émotionnels intéressés...

Il est noir : ok. Il s’est fait traité de sale nègre : ok. Mais ce n’est pas un meurtre raciste. C’est le meurtre d’un raciste. Ce policier noir n’a pas tiré sur ses assaillants blancs parce qu’ils étaient racistes, mais parce qu’il a senti sa vie menacée… Un policier blanc aurait certainement été aculé et agressé au même titre que ce flic. Les insultes racistes ont probablement plus effrayé le policier plutôt que mis en colère… Le contexte n’a a priori rien à voir avec de la vengeance génétiquement codifiée...

C’est quoi le problème ? Certainement ça : pour une certaine élite pseudo intellectuelle, l’immigré, ou le français d’origine étrangère, est d’emblée victime : c’est la victime sociale par excellence. Le raciste, c’est quoi ? C’est la bête, le monstre. Or, en réalité, c’est une victime sociale au même titre… Sa connerie n’est pas plus conne et n’est pas plus congénitale. Elle vient des mêmes technologies disciplinaires de division. Mais le coloré est toujours victime de bavure, victime de la justice trop sévère… Le raciste quant à lui, est potentiellement sur-punissable. Notons que le rétro-racisme est totalement nié sur la scène médiatique sous prétexte de minoritisme, de faux robindesboisisme, quand heureusement il est appréhendé tout de même par la justice, du moins d’un point de vue théorique… Ainsi, on arrive à l’axiome suivant : un flic blanc qui tombe dans un guet-apens en banlieue doit se faire casser la gueule et ce sera bien fait pour sa sale gueule de flic, tandis qu’un flic noir qui shoote un facho, c’est un héros. Et voici comment on mène à la baguette les faits divers et comment on nourrit les inimitiés, comment on radicalise sa population. Irresponsabilité.

Mais merde ! Cela ne doit pas nous priver de bon sens ! Il y a tout de même une différence entre plomber un gus dans le dos et tirer dans l’tas d’une foule qui veut vous exploser. Une putain de différence qui ne tient pas à la couleur de votre peau. Si la légitime défense n’est pas constituée en l’espèce, alors nous n’avons que le droit de nous faire assassiner comme de gentils et dociles moutons. En conclusion, on ne va pas lui dénier, dans l’état actuel de nos maigres info en tout cas, le bénéfice de la légitime défense sous prétexte qu’il est noir. Maintenant, cet antillais était flic et je dirais qu’il avait la chance d’avoir un flingue au ceinturon. Qu’en serait il du supporter de Tel Aviv, s’il n’était pas intervenu ? Il ne serait pas à coup sûr mort non, mais il aurait bénéficié au minimum d’une ITT tsunamesque... Et l’aurait on poursuivi pour non assistance à personne en danger, ce flic, s'il n'avait pas bougé ?...

25 novembre 2006

"Travail, famille, matrie"


Hilarante chronique d'un certain Bernard Henri-Lévy, nouveau philosophe de son état, au sujet de la candidate socialiste.

Notre docteur ès antifasciste, auteur du cultissime "L'idéologie française"... nous livre une brillante analyse où la hauteur de vue et la pertinence des arguments font déjà trembler notre terrible Maréchale Chabichou.

Non, là vraiment... Quel génie!! Pour faire perdre Madame Royal, on nous envoie le scud BHL qui hurle à tue-tête au populisme, houuuuu! Non, Bernard-Henri, il ne sert à rien de regarder le royalisme à l'aune de tes pitoyables "références" historiques... le "royalisme" c'est bien plus que cela, le "royalisme" est absolument moderne... Tu ne peux pas lutter, tu as toi-même été l'un des agents de ce Bien le plus zélé et comme le docteur Frankenstein, tu vois ta créature t'échapper: elle a dépassé tes espérances les plus folles... elle est au-delà de ce que tu pouvais imaginer... Tu dénonces "la pureté dangereuse" mais tu as été le plus grand épurateur ethique de ces dernières décennies. Tu ne peux rien contre elle, son sourire a dejà anéanti, englouti tes misérables critiques dans les limbes du machisme, "femmes humiliées", "femmes martyrisées" déclarait-elle recemment... Tu es ringardisé, l'étendard du bien absolu tu viens de le perdre... et tu pourras toujours rétropédaler en hurlant au fascisme, au pétainisme...

« Your World, Your Imagination. »

Vu dans l’émission de Wizman : le jeu in line Second Life.


Second Life est un « jeu de rôle persistant ». On s’y choisit un avatar et on y joue à la vraie vie, enfin à s’inventer une vie, au milieu de tous les autres avatars des personnes jouant en ligne en même temps que vous. Votre avatar peut voler, et vous pouvez modifiez son apparence lorsque vous le désirez. Vous n’avez pas de mission particulière à exécuter, vous êtes libres d’aller où bon vous semble, d’y faire quoi bon vous semble.



Selon l’historique du jeu, la communauté était plutôt partie pour créer une utopie, mais la communauté virtuelle, victime ou plutôt forte de son succès souffre désormais de surpopulation et de capitalisme aigu. Les marques ont ainsi investi sauvagement ce monde à part. Sauvagement, et la thune est vraiment bien loin d’y être absente… La monnaie qui y a cours est le Linden (du nom du créateur du jeu) : 500 Linden équivalent à un euro. Selon Wiki, « le Linden permet à votre avatar d’acquérir des objets, des biens mobiliers et immobiliers ainsi que des services ». Et naturellement, ce que Wiki ne précise pas, c’est que vous pouvez vous y faire de la maille. Pour exemple, une femme interviewée dans le reportage, tient un magasin de mode dans le jeu et elle vend les fringues qu’elle dessine elle-même pour la modique somme de 500 Linden. La carotte…

L’inscription est gratuite, mais on comprend assez vite qu’on doit devoir raquer à tout bout de champ dans cette vie virtuelle.

Une vraie petite vie quoi. Vous pouvez même aller y consulter un psy pour avatar… Le reporter interviewe l’un des psy du jeu dans son reportage, heureusement vraiment psy dans la vie. Ce dernier nous y raconte l’anecdote d’un homme s’étant loggé avec un physique de femme, auquel il a petit à petit réussi à faire accepter son homosexualité, cette grande victoire ayant pris corps quelques semaines plus tard dans leur réalité virtuelle avec un changement de sexe de son avatar. Enfin d’après ce qu’on a compris vu la tête dans le cul qui nous possède en ce samedi 25 novembre.

Et les info hallucinantes ne manquent pas : tout le groupe U2 s’est ainsi loggé pour un concert virtuel exceptionnel… On ne dira jamais combien le groupe de Zoo TV a toujours un coup d’avance sur tout le monde en matière de promo. Sur Second Life, vous pouvez jouer dans des casinos virtuels et la cerise sur le gâteau, c’est que la prostitution virtuelle y tient une place importante…

Nous on vous déconseille fortement de vous logger tant l’addiction par son support fantasmatique ludique schizo doit être intense. Par contre, on se demande furieusement s’il n’est pas possible d’incarner un personnage de serial killer aux tendances pyromanes, histoire d’instaurer un chaos un tant soi peu constructif dans toute cette merde…

Do you speak English ?

That is not a provocation !!

24 novembre 2006

Emmanuel Todd est-il le nouveau Bourdieu?


Depuis quelques mois, l'historien et démographe Emmanuel Todd multiplie les claques dans la gueule de la social-bobocratie... Bien qu'il ne soit pas vraiment marxiste, le petit Todd semble de plus en plus s'imposer comme l'intellectuel du peuple... Serge Halimi le respecte, Alain Soral l'estime et Ivan Rioufol le déteste, Emmanuel Todd serait-il le nouveau Bourdieu, la mauvaise foi en moins??



Pour beaucoup Emmanuel Todd c'est le père de la fameuse "Fracture sociale" (il s'en défend puisqu'il attribue à juste titre la paternité du concept à Marcel Gauchet), longtemps membre du très Séguiniste club Phares et Balises avant de s'engueuler avec Chirac lors d'un mémorable diner en automne 1995, il participe au lancement de la Fondation Marc Bloch (devenue Fondation du 2 mars) avant de s'embrouiller avec Elisabeth Lévy...

Honni par les droite atlantiste et la conseillère de Sarkozy, Emmanuelle Mignon, ses analyses percutantes sur le déclin de l'empire américain,sur l'avènement de la puissance iranienne ou la médiacratie font également de l'ombre aux penseurs estampillés ATTAC (Bensaid, Ramonet, Corcuff).

Lors des émeutes en novembre, il fut l'un des rares à ne pas sonner l'hallali contre "les jeunes" tout en ne versant pas dans la délire victimaire d'un Muchielli... "Rien ne sépare les enfants d'immigrés des autres" déclarait-il dans un entretien qui influença Chirac...

Aujourd'hui le démographe prophétise (prospectise?), l'état de décomposition avancée du parti Socialiste mais aussi la chute de Marie-Ségolène Royal et de Sarkozy.

Emmanuel Todd ne fourbit pas ses armes grâce à des métasystèmes ou la lecture de St Thomas d'Aquin, non lui c'est plutôt les chiffres de la mortalité infantile, la cartographie... Ce qui lui a plutôt réussi puisque dès 1976 il annonçait la chute de l'URSS... comme celle des USA mais aussi du libre-échangisme maintenant (lire "L'illusion économique").

Ses positions iconoclastes (sur Nicolas Hulot), son charisme médiatique... font de lui le successeur idéal d'une gauche intellectuelle morte depuis la mort de sociologue béarnais, mieux il serait le premier intellectuel post-marxiste d'essence souverainiste (comme dit Baverez) à ravir cette place.




Légitime Défonce Part. II

Hier, à la sortie du Parc des Princes, cent à cent-cinquante supporters parisiens, mus par un courage inouï, se sont attaqués à UN supporter du Hapoël Tel-Aviv. Un policier en civil s’est interposé et après avoir fait usage de gaz lacrymo, a dégainé son révolver et fait feu par trois ou quatre fois. Un supporter parisien est mort et un autre a été grièvement blessé. Le policier et le supporter de Tel Aviv se sont ensuite retranchés dans le Mac Do de la place de Saint-Cloud en attendant les renforts. Le policier a été placé en garde à vue par l’IGS, ainsi que cinq supporters parisiens.

L'Equipe :
Un journaliste témoin du drame.
Philippe Broussard, rédacteur en chef du service société de l'Express et ancien journaliste sportif et spécialiste du milieu hooligan, était sur place jeudi soir. Sur le site internet de l'hebdomadaire, il raconte qu'à la fin du match «quelques centaines de Parisiens, pour la plupart très jeunes» cherchaient «à s'en prendre, ici ou là, à des supporteurs adverses». Selon lui, il y avait peu de policiers présents sur l'esplanade de la Porte de Saint-cloud. Puis il a vu un homme, «un Noir d'une trentaine d'années, assez grand, vêtu d'un pull en laine beige. Il a en main une grosse bombe de gaz lacrymogènes et tente de faire face à une foule de plus en plus hostile. A l'évidence, il cherche à protéger quelqu'un, situé près de lui». «Reste derrière moi ! Reste derrière moi !» entend le journaliste alors que «plusieurs personnes crient : il a un flingue ! Puis un coup de feu claque.». Le policier se réfugie ensuite dans le Mc Donald's. «A l'intérieur, l'homme sort une arme. (...) Puis un talkie-walkie. Alors, seulement, je comprends qu'il s'agit d'un policier.» Certains assaillants découvrent également la fonction de l'homme qui a tiré, alors que d'autres continuent d'hurler «sale nègre» ou «Bleu, Blanc, Rouge, la France aux Français». Puis Philippe Broussard décrit les minutes qui suivent «d'une extrême violence», le policier «l'arme au poing, braque son arme sur les agresseurs de plus en plus nombreux» devant le McDonald's. «Comme les renforts tardent, il cherche à se réfugier à l'étage avec les clients.»


Barillet



La question : y a-t-il légitime défense ? Méta question : cela va-t-il susciter une émotion particulière étant donné que ces supporters parisiens sont des membres du kop de Boulogne soit des fachos ? Ah mais merde, le supporter gravement blessé s’appelle Mounir… Coalition antisémite ?

La légitime défense est naturellement constituée à un contre cent, les cents ne reculant apparemment même pas devant l’arme. Cependant, la circonstance qu’il soit flic, pose un léger problème qui se cristallise en la circonstance que le policier ne portait pas de brassard, « selon l’usage ». Il n’y avait donc aucun signe extérieur, selon les parisiens présents, pour révéler sa fonction. Un parisien a même dit qu’il pensait que le flic avait dégainé un grenaille (ce qui entre parenthèses, à part faire état de la folie de ces types ne révèle pas grand-chose).

Quant à la 2e question, il est heureux que la situation ne se soit pas déroulée en banlieue… On n’ose imaginer le spectacle déplorable que nous auraient donné les associations anti racistes… Ah mais non… Non, on est complètement à côté de la plaque... Charlotte Le Gris de la Salle, journaliste sur Canal +, a ouvert son journal ainsi : « Aux insultes racistes, il a répondu en tuant un supporter du PSG. » Et ça continue sur la même note pendant tout le sujet : un témoin dit que « c’était des skinheads et le policier était noir », l’UNSA, devenue aux dépens d’Alliance le syndicat majoritaire de la police a enfoncé le clou ainsi : « légitime défense contre agression racistes ».

Voilà. Tout à coup, quand le tireur est noir et aculé par des fachos, la question de la légitime défense passe au second plan dans les médias… Le racisme offre apparemment un permis de tuer sans concession. Entendons-nous bien. Le propos n'est pas de remettre profondément en question la position de légitime défense du policier, mais de fustiger ce traitement de l'information scandaleux et orienté, cette esthétisation dramatique, cette héroisation colorée, cette négation du rétro racisme quand il survient. Information aux atours d'objectivité... Et ce « noir » a presque tué un arabe… Ce Mounir était fiché comme hooligan indépendant.

Ce n'est pas un meutre raciste. C'est le meurtre d'un raciste.

La paix dans le monde, son point G.

"Faites l’amour pas la guerre" ? Jean Bacon (les Saigneurs de la Guerre) : « c’est une sottise. L’amour et la guerre font bon ménage. D’ailleurs l’amour est une forme de guerre, avec ses ivresses, ses cruautés et ses victimes. Il emprunte même sa terminologie au langage guerrier : on parle de conflits amoureux, de conquêtes, de cœurs qui s’affrontent ».


"Pour agir contre la violence dans le monde, des militants pacifistes ont décidé d'organiser un «orgasme mondial synchronisé» le jour du solstice d'hiver, vendredi 22 décembre. Pour les concepteurs du projet, Donna Sheehan, 76 ans, et Paul Reffell, 55 ans, la violence est en partie due à l'insatisfaction sexuelle des hommes. Ils invitent donc les hommes et les femmes de tous les pays, «particulièrement ceux où il existe des armes de destruction massive», à avoir des relations sexuelles, accompagnées, avant et après, de pensées pacifistes. A grande échelle, ceci pourrait modifier «le champ d'énergie de la Terre» et «réduire les dangereux niveaux actuels de violence et d'agression», notamment en Irak. "

Le 22 décembre, enculez une colombe...



Ainsi donc, ce serait aussi simple que ça… Les frustrés seraient court-circuités par un orgasme synchronisé. Oui, car nous remarquons, que les frustrés s’ils sont frustrés, ne risquent pas de participer à la fête puisqu’ils sont frustrés… En tout cas, apparemment rien n’est prévu pour eux (enfin peut-être par Donna Sheehan, 76 ans donc…) : aucun gangbang de l’amitié, aucune tournante populaire, aucune « à la chaîne » de l’espoir. Les frustrés devront donc se démerder ! Nous rappelons d’ailleurs qu’à ce jour 8 à 9 violeurs en série courent toujours dans la capitale…

Ah, le petit coup de braguette magique festivus… Enfin baguette, enfin, c'est-à-dire, si vous me passez l’expression.

... ou un Dalaï Lama...



« Les deux composantes du sexe sont le masochisme et le sadisme, qui sont également des éléments fondamentaux de la pulsion belliqueuse. La soif masochiste de sacrifice et d’autodestruction qui prévaut à la guerre devient, dans la relation sexuelle, l’aspiration à l’oubli dans l’extase, la sensation d’évanouissement, ce qu’on a baptisé la petite mort. Le plaisir sadique de dominer autrui et de lui infliger la plus grande souffrance possible se retrouve intégralement dans l’amour. (…) La sexualité de la plupart des hommes contient des éléments d’agression. »

Les pacifistes font donc fausse route. Cet orgasme à fragmentation ne devrait faire que conforter les « frustrés sexuels ». Mais là n’est finalement pas l’important…

Nous au CiGéBi, penser à la Paix dans le Monde, ça nous fait DEBANDER.

PS : pardon à sa sainteté tout de même. Et dire que j'écoute du Paul Anka des débuts... J'me dégoûte.

Dans le cimetière d’Eylau

Victor Hugo avait un père qui avait deux frères. L’un d’eux, Louis Joseph s’engagea dans l’armée de la république à 15 ans en 1792. Il participa aux batailles de Fleurus, d’Ulm, d’Austerlitz, de Iéna, de Friedland avant de rejoindre Joseph, son frère aîné et le père de Victor, en Espagne.
Ses mémoires sont quasiment introuvables. Capitaine des grenadiers du 55ème de ligne, Louis Joseph Hugo a raconté sa bataille d’Eylau, son 8 février 1807. En voici un extrait pour ne pas oublier, quoi qu’en disent aujourd’hui nos pseudo historiens donneurs de leçons, que l’épopée napoléonienne c’était avant tout des soldats sans grade qui, pour la plupart d’entre eux, étaient de braves gens.

J’étais capitaine de grenadiers au 55ème. On s’était battu toute la journée. On avait pris et repris Eylau. La nuit venue, nous fîmes le bivouac auprès du cimetière. Nos camarades avaient l’habitude d’aller chercher à coucher dans les maisons, moi je couchais avec mes grenadiers ; la première botte de paille était pour moi, et mes camarades n’avaient pas encore trouvé un gîte que je dormais déjà depuis quatre heures.



La bataille d'Eylau vue par le Baron Gros


Au milieu de la nuit, arriva un ordre qui prescrivait à la compagnie de se transporter dans le cimetière et de garder la position. Le colonel n’était pas là, son lieutenant n’était pas là. Je pris le commandement, et j’installai mes hommes. Tout cela sous la neige, par un froid de douze degrés.
En me réveillant, je m’aperçus que j’avais dormi sur un russe gelé. Je me dis : Tiens, c’est un russe.

À six heures le feu commença.
Le général Saint-Hilaire, commandant de la division, passa devant moi et me dit :
— Hugo, avez-vous la goutte ?
— Non, mon général.
— Je la boirais bien avec vous.
— Et moi aussi, mon général.
Il faut dire que, depuis trois jours ; nous n’avions rien pris. Un de mes grenadiers, un nommé Desnœuds, se tourna vers moi et me dit :
— Mon capitaine, je l’ai, moi.
— Bah ! tu l’as, toi ?
— Oui, mon capitaine ; tenez, ouvrez mon havresac. J’ai gardé une poire pour la soif.

J’ouvris son havresac, et je trouvai une bouteille d’eau-de-vie de France qu’il avait eu la constance de garder depuis Magdebourg, sans y toucher, malgré toutes les privations que nous avions eu à subir. Je bus une bonne goutte, et, avant de remettre la bouteille dans le sac, je lui demandai s’il voulait bien en faire boire au général.
— Oui, me répondit-il, mais ils voudront tous boire de mon eau-de-vie et il n’en restera plus pour moi.
Je pris alors un gobelet d’étain qu’il portait à la monture de son sabre, je le remplis et le portai au général, qui était à quelques pas sur un petit tertre.
— Qui est-ce qui vous a donné ça ? me dit-il.
- Mon général, c’est un grenadier de ma compagnie.
— Voilà vingt francs pour lui ! et il me remit un louis que je portai au grenadier et qu’il refusa, me disant
— Mon capitaine, j’ai été assez heureux pour obliger mon général, je ne veux pas d’autre récompense.


Le colonel Lepic à Eylau :
Haut les têtes, la mitraille c'est pas de la merde !


Pendant tout cela, soixante pièces tiraient à mitraille sur nous.
Un quart d’heure après, Desnœuds reçut une balle à la jambe. Il sortit de son rang, alla s’asseoir à quelques pas de là, et, tandis que les balles pleuvaient, ôta son havresac, en tira de la charpie, une compresse, des bandes de toile, se pansa, remit sa guêtre, et revint à sa place. Je lui dis alors :
— Desnœuds, va-t’en, tu es blessé.
— Non, mon capitaine, la journée est belle, il faut la voir finir.


Murat à la tête des 80 escadrons



Une heure après, il fut coupé en deux par un boulet.
Ce pauvre grenadier était un brave et avait déjà fait parler de lui. C’est le même qui, à Iéna, tandis que nous étions à la poursuite d’un détachement de prussiens, s’était jeté sur leur colonel, l’avait pris à bras-le-corps, criant à ses camarades : J’ai le mien, que chacun prenne le sien !


Louis-Joseph Hugo vers la fin de sa vie


Louis Joseph Hugo prit sa retraite avec le grade de colonel en 1823. Il devint maire de Tulle et se rallia à Napoléon III. Son neveu, qui détestait ce Bonaparte là, ne lui en voulut pas. Il mourut en 1853 à l’âge de 76 ans.


23 novembre 2006

The Village.

« Ils ne connaissent même pas Zinédine Zidane… » (Pascale Clark, entre autres…)

C’est ainsi que les média relayent l’info de cette communauté « sectaire », Tabitha’s Place, qui vivait jusqu’à présent coupée du monde dans un château près de Pau. Dix-huit enfants, âgés de 6 à 16 ans vivaient donc « coupés du monde » et apparemment donc surtout coupés de la Coupe du Monde...

« N’allant pas à l’école » (mais recevant une éducation sur place, nous rappelons que ce n’est pas l’école qui est obligatoire jusqu’à seize ans mais le fait de recevoir une éducation), « ne jouant pas », « ne sortant pas », selon la dépêche AFP constituant notre support critique, ces enfants, ô scandale, « ne sont pas vaccinés » (nous rappelons que seul un vaccin est obligatoire en France, le reste ne l’est pas contrairement à ce que l’on nous dit, et que moult études sérieuses mettent en exergue l’inefficacité du vaccin voire, sa nocivité, surtout telle que la vaccination est pratiquée, c'est-à-dire de manière industrielle avec la même dose pour tous), « ils ne connaissent pas la télévision ou Internet »… Ah, là c’est dramatique vous me direz : l’accès au CiGéBi étant d’utilité privée.

Ces enfants « ne sortent qu’occasionnellement pour accompagner leurs parents quand ceux-ci vendent sur les marchés les produits du jardin », ce qui nuance le propos précédent de « ne sortent pas ». Ils jouent d’ailleurs probablement mais sûrement pas avec des PSP ou des PS2, ce qui n’aura sûrement pas manqué d’inquiéter au plus haut point les enquêteurs, les psychologues et les journalistes… « La plupart d'entre eux ont peur du monde extérieur, dont ils parlent en disant "chez vous". Un médecin scolaire les a examinés et n'a constaté aucun signe de maltraitance physique. » Et oui… « Chez nous »… Chez eux, ils sont chez eux, ailleurs, ils sont chez d’autres…

« La communauté de Tabitha's Place, également connue sous le nom d'Ordre apostolique, fait partie du mouvement fondamentaliste américain Communauté du Royaume du Nord-Est des Frères de Plymouth, dont les membres affirment suivre strictement la Bible. Le mouvement compte douze implantations dans le monde – en référence aux douze tribus d'Israël – dont une en France, à Sus, dont on ignore le nombre de membres. » Là n’est pas sans nous rappeler « Survivant » de Chuck Palahniuk ou encore « The Village » donc de Night Shimimimimalyan. Notons la perfidie du terme « affirment ». On sent déjà l’anathème de la qualification guillotine sectaire poindre.

« Le président de la commission a convenu qu'il était dans l'incapacité d'agir pour sortir ces enfants de l'isolement parce que la communauté se retranche derrière le droit de scolariser à domicile, qui est légal. La commission parlementaire, qui rendra son rapport le 19 décembre, fera des propositions pour que "les pouvoirs publics puissent libérer ces enfants de l'enfermement psychologique". »

Oui et déjà nous entendons ces enfants crier au secours. Ne vivent ils pas heureux ? Quel droit avons-nous de juger de leur bonheur à la mesure de notre laïcité ? Pascale Clark a ouvert son émission « En Aparté » sur le sujet. Son discours larmoyant « d’agent de l’Empire du Bien » comme l’avait qualifiée Elisabeth Lévy, n’a pas manqué de nous intriguer et dans le débat organisé par la suite, un journaliste du Monde s’alarmait de voir que ces enfants « étaient arrachés à la citoyenneté, c’est ça le danger ». Nous n’allons pas nous faire les avocats du Diable, ou de Jésus d’ailleurs, nous qui sommes toujours prêts à voler dans les plumes des intégristes de tous bords, mais tout cela a des accents de Pouvoir en chasse. Ont-ils manifesté pour la défense de leurs droits ? Sont ils en guerre ? Ont-ils posé des bombes ? Etaient ils en passe de se suicider collectivement ? Non, non et encore non. Alors comment définir l’action qui au nom de la liberté individuelle, se pare des atours de la libération, quand il ne nous semble que ce n’est qu’un pouvoir qui ne veut laisser passer personne entre les mailles de son filet ?

Poser des bombes au nom de son Dieu est ridicule, méprisable et pathétique. Faire du prosélytisme religieux pour plumer quelques pigeons est obscène. Lobotomiser ses enfants selon ses certitudes, issues de lobotomisations précédentes est universel. Ils parlent tous de libérer les enfants, faisant des parents des tortionnaires... Mais merde, si leurs enfants sont victimes, ne sont ils pas eux mêmes victimes ?

Vivre en marge de notre société, est-ce si détestable. Non, et au contraire. C’est quasiment le rêve secret de chacun que de vivre ainsi en autarcie. Evidemment, dans ce cas là, il vaut mieux fumer des pétards et élever des chèvres pour passer inaperçu…

Nino’s Riders.

Les surfers sont ils des écolos ?


L’image d’Epinal du surfer, c’est le grand beau gosse, blond aux cheveux longs, qui roule en Combi VW, et qui ride en synergie totale avec la mer. Le surfer est un écolo qui ne fume pas ou alors que des trucs qu’il cultive lui-même. Il est mystique et cherche la vague parfaite : une glisse dans laquelle il ne ferait plus qu’un avec la nature. A la Buddy dans Point Break quoi. Okay ?

Nous, on les aime bien comme ça les surfers



Simplement, dans une interview, les organisateurs des compétitions de ride de big big waves, soit du XXL Big Waves Award, se sont récemment exprimés pour dire ô combien ils étaient satisfaits du réchauffement climatique qui tarabuste le courant El Nino. Nous rappelons que le surfer de vagues géantes se fait tracter pour monter sur sa vague par un scooter des mers.

“For sufers, el nino is a very good news.”

Et comme ça !



La compétition se déroule en ce moment au large de l’Equateur, spot inédit pour ces riders de l’X-trême. L’organisateur ajoute que la compétition s’est déplacée dans d’autres endroits inédits comme l’Ouest de l’Australie ou l’Afrique du Sud. Il précise que le phénomène des déferlantes géantes ne cesse de s’accélérer et qu’il est inhabituel de les trouver si tôt dans la saison. Il kif : les compétiteurs surfent des vagues de vingt mètres.

Nous rappelons que El Nino est un courant marin, une masse d’eau chaude grande comme les Etats-Unis, se dirigeant d’Est en Ouest au niveau de l’équateur vers l’Amérique du Sud, venant réchauffer les eaux littorales du Pérou et du Chili, en moyenne deux fois par décennie (ou plus selon les articles), aux alentours de Noël, d’où son nom. Ce phénomène est la cause de catastrophes climatiques comme la sécheresse dans des régions au climat humide (Brésil, Asie du Sud Est, Philippines, Nord de l’Australie), les pluies diluviennes dans des zones sèches de l’Ouest de l’Amérique du Sud, ou encore les typhons sévissant sur les Etats Unis. Notons qu'El Nino est naturellement appréhendé comme faisant partie d’une globalité. Il a des interactions avec les climats des pays du Nord, même si celles-ci sont plus faibles.
A chaque apparition, El Nino est la cause de milliers de morts et de milliards de dollars de dégâts. Mais comme chacun sait, le surfer est un grand gamin.

Le Bilan

Le bilan de Clémentine Autain enfin mis à nue !!

Rive droite / Rive gauche

22 novembre 2006

Sublimina-ble.

Au CiGéBi, ce soir on a regardé le journal de TF1. Paraît que TF1 tourne pour Sarko.


Nouvelle illustration de la magnifique perception par les patrons de la chaîne, de l’indépendance des journalistes du journal le plus regardé d’Europe.

20h01, Le journal s’ouvre sur l’esclandre MAM/Sarko dont tout le monde se branle cela dit. Retour en images et en sons sur la réponse cinglante de Sarko à l’annonce de MAM qu’il fallait « écouter les jeunes ». PPD poursuit en précisant que MAM a écrit une lettre au ministre de l’Intérieur pour apaiser leurs relations.

Deuxième sujet : trois rotwellers ont dévoré une femme, la femme de leur propriétaire. On ne dira jamais à quel point, les crashs d’avions, les filles brûlées dans les cités, les bébés assassinés sont un sujet précieux pour certains... D’ailleurs la rédaction a décidé d’enchaîner sur un petit rappel de la législation sarkozyenne en la matière, propre à éradiquer les chiens de première catégorie.

Troisième sujet : un reportage sur de jeunes femmes, préparant un BEP, et se rendant à une journée portes ouvertes, car apparemment, le droit est à leur programme selon les dires du journaliste. On se marre. On se marre d’autant plus, que les jeunes filles pestent ensuite devant les caméras sur les peines trop sévères décidées par les magistrats.

Quatrième sujet, Sarko, qui offre la nationalité à une jeune femme brûlée il y a un an pour avoir refusé de se marier avec un homme choisi par sa famille... On applaudit des deux mains devant l’humanisme de notre cher ministre de l’intérieur en même temps qu'on commence à vraiment avoir envie de dégueuler...

Cinquième sujet : celui que nous attendions avec impatience, ayant vu des images de véritable guerre urbaine à la Bastoche dans le Six minutes d’M6... Les pompiers qui manifestaient pour que ceux travaillant sous les caillassages des racailles des cités sensibles puissent bénéficier d’une prime de risques de 70 euros par mois. Ces pompiers qui se sont violemment mesurés aux autres casqués de la République, les CRS, quand ceux-ci ont reçu ordre de les disperser. PPD, sans ciller nous annonce que « sept pompiers sont encore en garde à vue ». Bien. 20 secondes consacrées à ce scandale. Magnifique euphémisme informatif s’il en est. La rédaction de TF1 aurait voulu enterrer l’affaire, qu’elle ne s’y serait pas prise autrement.

Le reste est tout simplement dénué d’intérêt. Sujet international larmoyant sur le Bangladesh, reportage sentimentaliste dans un hosto, savoir faire d’entreprises bretonnes recyclant de manière astucieuse des coquilles de coquillages.

Ah si, pardon, dans le lot : 20h20. PPD nous annonce que MAM et Sarko se sont vus aujourd’hui et qu’apparemment le ton est à l’apaisement… Wouah. Deux interventions pour une info insignifiante, on frémit…

Allez une dernière pour la route et l’annonce rituelle en ce jour de Thanksgiving, commémoration nous le rappelons du génocide des Indiens par les colons européens, de la grâce accordée par Walker, de deux dindes qui auront du coup l’immense honneur de défiler à Disney Land… Nous ne sommes pas sûrs au CiGéBi qu’elles n’aient pas préféré la mort fourrée aux marrons…

Voilà, ce soir on a regardé le JT de TF1…

PS : « Nicolas Sarkozy sera notre invité demain soir ». Ah bon ? Quoi ? Ce soir il s’était incrusté ?

21 novembre 2006

Le secret du bon Dupin


Au CGBi, on se dit que si Libé avait gardé ses vrais journalistes (oui il y en a eu)... Le canard ne serait pas dans cette merde actuelle, obligé de rappeller le capitaine de la gôche caviardée, Laurent Joffrin...

Prenons l'exemple, d'Eric Dupin... en voilà un qui a bien cerné le phénomène Ségolène Royal, en plus il cite Philippe Muray.

Un autre plumitif, qui lui n'a jamais bossé à Libé, nous livre également une pertinente analyse, c'est le toujours très rouge Philippe Cohen.

The American George Fresh


Hollywood, toujours en manque d’inspiration, vient de réaliser le remake du dérapage de George Frêche. Dans le rôle principal on retrouve Michael Richards, rendu célèbre pour son interprétation de Kramer dans la série à succès Seinfield. Ils sont quand même forts ces ricains !!

NB : en anglais "nigger" signifie "nègre".


19 novembre 2006

La Maîtresse et les putes

Notre Marie Ségo en pleine action : une parole de fer dans un sourire de gloss... Cette tranche de vie journalistico politique, exclusivité CiGéBi, se termine sur un final incongru...


Ségolène
Vidéo envoyée par Culturalgangbang


Alain Soral a t il un coup d'avance ?

Interview d'Alain Soral (13 septembre 2005). L'integralité de l'interview est disponible sur le site d'Alain Soral.


Chute.

Dieudonné, Gogollnisch, Soral et Le Pen sont dans un bateau. Hé ben voilà, ils sont dans un bateau.




Soral est le nègre de Jean-Marie.
On ne s’étonne plus que Dieudo ait fait un si pesant éloge du « discours de Valmy »…
Soral, lui qui n’hésite jamais à crier sa douleur d’être une victime, un martyr sur l’autel de la Vérité dure à dire, est « un pilier de la Lepénie »… Trop bon.
Chapeau messieurs. Fair well. La Chute, Chute, chhhut, ça va aller, ça va aller…


18 novembre 2006

Les Aigles décorent un Loup


Pour changer des oubliés de l’histoire voilà une petite anecdote de la seconde guerre mondiale pêchée dans l’excellent Les Loups de l’Amiral de Jean Noli. Voilà donc ce qui arriva à Wolf Shafer, jeune lieutenant de Vaisseau sous-marinier de 21 ans, alors qu’il essayait de partir en permission en août 1943.


Fin août 1943, Wolf Shafer, 21 ans, arpente la petite gare de La Baule et cherche du regard le train réservé aux sous-mariniers permissionnaires. Il fait une chaleur à crever et le jeune lieutenant de vaisseau de la Kriegsmarine est de fort méchante humeur. Non seulement son sous-marin a été coulé à deux jours de Saint Nazaire par la Royal Air Force mais en plus il a perdu trois jours de perm car il a été mis au arrêt par le second. Motif de la punition : avoir détérioré volontairement le matériel de la Marine en découpant et en transformant un caleçon long de laine en bonnet pour le porter sur le kiosque.


U-Boot Type VII


Ensuite, cinq chasseurs bombardier de la RAF étaient tombés sur le U-Boot qui attendait son escorte de contre-torpilleurs et l’avaient troué comme un gruyère. L’équipage avait eu 11 tués, autant de blessés et avait du abandonner le bateau qui prenait l’eau de toutes parts. Le second qui avait puni Wolf avait le bras cassé et du mal à sortir la tête du bouillon malgré sa Schimmweste. Pas rancunier, Shafer le soutint durant cinq heures en attendant l’escorteur qui finit par venir les sortir de l’Atlantique.

Alors que Wolf descendait son second à l’infirmerie ce dernier lui dit sans rire :
- Merci Shafer, mais ne croyez pas que vous allez passer à travers votre punition.

Et il a tenu parole. Il faut dire que pour une raison inconnue le second n’a jamais pu piffrer Shafer à qui il a fait toutes les vacheries possibles et imaginables. Wolf l’avait d’ailleurs croisé, le bras en bandoulière, avant de partir en permission. Il n’avait pas pu s’empêcher de l’interpeller.

- La prochaine fois, lui dit-il, il faudra vous chercher un autre pigeon. Parce que moi je vous laisserai crever !

Le second, qui souffrait le martyre à cause de son bras brisé, avait blêmi avant de répondre :

- Vous me paierez ça Shafer. Malheur à vous si je vous retrouve sur mon chemin.

Mais le jeune lieutenant savait que tout cela n’était que menace en l’air. Le temps que le second guérisse, lui aurai déjà rembarqué avec un nouvel équipage.


Insigne des sous-mariniers de la Kriegsmarine


En attendant le jeune Wolf montait dans un train magnifique bondé de marins. Une fois dans le compartiment réservé aux officiers il comprit pourquoi ce train était si beau. C’était celui du Grand Maréchal de l’Air Hermann Goering en visite à ses bases de l’Atlantique ! Confortablement installé sur sa banquette Shafer finit par s’endormir.

Près d’Angers, voilà le train de Goering attaqué par des chasseurs anglais qui le prennent en enfilade en vidant leurs mitrailleuses. Après quelques kilomètres, le train doit s’arrêter. Des tombes tombent de tous les côtés et la voie a été coupée. Avec tous les marins, Shafer saute du train par la fenêtre de son compartiment et court chercher un abri sur la contre-voie. Pourquoi la Flak ne riposte pas ?

Il lève prudemment la tête pour voir que sur le wagon de queue, plateforme sur laquelle a été fixé un affût double de 20mm, tous les servants de la batterie anti-aérienne ont été tués. Les chasseurs anglais, qui ne souffrent aucune résistance s’en donnent à cœur joie. Alors Shafer, sent une profonde haine monter en lui. Sans réfléchir il s’élance vers la plateforme, évitant les balles des chasseurs et saute sur la mitrailleuse dont la bande, par chance, est déjà enclenchée. Les bombes tombent très près de lui et font vaciller le train.

Shafer a appris à utiliser la Flak à l’Ecole des Cadets de la Baltique. Il fait pivoter le double affût et le braque sur les deux chasseurs qui reviennent sur le train. Wolf tire une longue ravale sur le second qui laisse aussitôt échapper une fumée noire de son ventre avant d’aller s’écraser 500 mètres plus loin dans un bruit terrifiant. Devant cet exemple, trois matelots s’élancent vers la plateforme avant, où se trouve la DCA de tête, et commencent eux aussi à arroser les Anglais. Les marins parviendront à repousser l’attaque et Shafer descendra même un deuxième avion.


Après quelques heures, la voie est réparée et le train miraculé se remet en route. Quelques minutes avant l’arrivée à Paris, la porte du compartiment où s’est réinstallé Shafer s’ouvre avec force. Wolf se réveille en sursaut pour voir devant lui un général et deux colonels de la Luftwaffe.

- Vous êtes le lieutenant de vaisseau Wolf Shafer, je suppose ?
- Oui mon général.
- Parfait. Lieutenant, le Grand Maréchal de l’Air a beaucoup apprécié votre courage lors de l’attaque aérienne. Grâce à votre initiative le train a pu être sauvé. Aussi, le Grand Maréchal vous décerne la Crois de Fer de la Luftwaffe. Il m’a prié de vous décorer ici même.

Et il lui attache aussitôt le ruban de la croix autour du cou avant de lui annoncer :

- Vous êtes le premier sous-marinier à recevoir une décoration de la Luftwaffe.


Le Grand Amiral de l'Air Hermann Goering


Trois semaines plus tard, sa permission terminée, Shafer retourne à Saint Nazaire. La première personne qu’il rencontre est le second dont le bras n’est plus en écharpe et dont le regard parait plus noir qu’à l’ordinaire.

- Lieutenant, annonce t-il à Shafer avec une voix rude, j’ai une nouvelle pour vous.

Shafer avale sa salive. Il sent que rien de bon ne peut sortir de la bouche de cet homme.

- Nous embarquons dans trois jours, poursuivit le second avec un mauvais sourire. Et je suis votre nouveau commandant. Je tenais à vous le dire moi-même.
- A vos ordres… commandant, parvient à balbutier Shafer assommé par la nouvelle.

Puis soudain, le regard du nouveau Pacha se fixe sur la croix qui pend au cou du lieutenant de vaisseau et ses yeux s’écarquille de stupeur.

- Qu’est-ce que c’est que ça ? demande t-il les dents serrés.
- Une croix de fer, commandant.
- Et qui vous a donné ça ?
- Le Grand maréchal de l’Air Goering, commandant.
- Quoi ! Depuis quand un officier sous-marinier accepte des décorations de la Luftwaffe ? Vous ne porterez la croix de fer que lorsque vous l’aurez gagnée à bord d’un U-Boot. Et vous me ferez onze jours d’arrêts au retour de votre mission. Ca vous apprendra à exhiber des quincailleries qui déshonorent les Loups gris !

Gloire, putes, coke !

Hé oui ma pauvre dame, c'est bien ce qui nous guète au coin du bois...
Et c'est écrit là :
http://www.canalplus.fr/pid1044.htm

"Campanet, le bon goût de la campagne mais sur le net.
Avec du buzz du côté de Ségolène Royal, la favorite du web. Ses militants ont inondé le net de vidéos amateurs. Et de clips où elle parle avec la voix de Rocky lorsqu’il entre sur le ring !"


Mon Dieu, il y a comme un malentendu... Mais good job Sky si c'est bien ta vidéo.
Rendez-vous donc demain, dans l'émission de la très jolie Laurence Ferrari, Dimanche + sur Canal +.

17 novembre 2006

« Nous allons gravir la montagne jusqu’à la victoire » (S.Royal)

Putain et c'est parti...



Appelle Joe François, déconne pas... APPELLE !

"Préférez la copie à l’original" (Fouquet Inc)


Oui, et comme le dit aussi un de mes amis chinois : « on copie, on copie, mais en toujours mieux ». Petit interlude dans la dépression qui nous prend tous devant la victoire de Ségo de la campagne socialiste : Miss Tic, la taggeuse au pochoir, détournée sur ses terres (Butte aux Cailles) et on trouve ça drôle.



Miss Tic, on l’a vue en vrai à la pizzeria « Les Ménestrels » et ben vous savez quoi ? Elle n’est plus toute fraîche malgré le look mini jupe, bottes. Elle se teint manifestement les cheveux. Pas beau à voir…


Tiens, ça nous rappelle une fille de colonel...



Euh, faut rentrer chez vous maintenant Madame...



Enfin tu donnes quand même surtout à rire aussi...



Euh oui mais loin s'il te plaît, retourne loin

Sego The Butcher

Ségolène Royal sera la candidate PS en 2007, les militants socialistes en ont décidé ainsi. 60% dès le premier tour, bref un score sans appel pour les 2 éléphants Fabius et DSK. Toutefois, en visionnant cette interview donnée par la bouchère du Poitou, nos deux joyeux lurons ont peut être la possibilité de déposer une réclamation pour usage de substances « illicites ».

D’après des sources sûres, des contrôles d’urine auraient déjà été organisés rue Solférino …

NB : Les discours au PS sont toujours traduits en russe.

16 novembre 2006

Battle Royal.

Trois candidats à la survivance enfermés dans un bloc quai de Solférino. Trois candidats, trois armes :
_ une cravate pour DSK,
_ des carottes pour Fabius,
_ des seins pour Ségolène…
Résultat ? Ségolène a bouffé ses ennemis et dès le premier tour. Une boucherie…




Les résultats, à cette heure ne sont pas encore officiels mais on parle de 55% à 60% des suffrages des militants socialistes. La France se dirige donc tout droit vers sa première femme Présidente de la République. En effet, Ségo, à la rue sur quasiment tous les sujets abordés pendant la campagne, ses futurs adversaires ne devront pas tabler sur son impéritie… Le maternalisme est trop fort. Les français, à la dérive, psychologiquement notamment, veulent le sein. Manifestement, ils l’auront…

He’s Frêche, he’s so Frêche.

Kool, on va pas hurler avec les loups non plus…

« Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a regretté que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" alors que, selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre", a rapporté le quotidien Midi Libre.
Ces déclarations ont entraîné une vague de protestations au parti socialiste.
"Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls", a déclaré M. Frêche. "J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine", a ajouté M. Frêche.
Il commentait mardi soir lors d'un conseil d'agglomération dont il est le président, les mauvais résultats enregistrés lors du week-end précédent par les équipes de rugby et de handball de Montpellier financées par l'agglomération. L'équipe de rugby de Montpellier a été dominée à domicile par Perpignan (12-15) (bien 12-15) et celle de handball a encaissé un match nul (29-29) face à Valladolid (Espagne). Puis M. Frêche avait enchaîné un commentaire sur l'équipe de France de football.
Montpellier Agglomération, qui rassemble 31 communes (400.000 habitants), contactée par l'AFP, a indiqué qu'"effectivement, à peu de choses près, M.Frêche avait bien tenu ces propos". »


Avant..



Réactions de Gayssot, la grande figure de proue du kitsch totalitaire communautariste en France :

« "Si la véracité de ces propos est établie, je (les) condamne avec la plus grande énergie", a réagi dans un communiqué Jean-Claude Gayssot (PCF), vice-président du conseil régional. Il a décidé de "suspendre immédiatement" sa participation à l'exécutif régional "dans l'attente d'éclaircissements". Le groupe communiste doit se réunir en urgence jeudi. »

Après



Récidiviste :

« Le 30 novembre, Georges Frêche doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour ses propos sur les harkis. Lors d'une cérémonie le 11 février 2006 à Montpellier, il avait traité de "sous-hommes" des harkis qui avaient participé le matin même à une manifestation de l'UMP. Il avait été suspendu pendant deux ans des instances du parti, en mai dernier, pour ces propos. »
Socialo :

« "Carton rouge à Georges Frêche : la déclaration de trop !", a commenté Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, dans un communiqué après les nouvelles déclarations de M. Frêche. Pour lui, ces propos "sont indignes d’un élu de la République et constituent une salissure pour le parti socialiste". M. Frêche "entonne une rengaine raciste dont Jean-Marie Le Pen avait jusqu’ici le triste monopole", souligne M. Bartolone, notant qu'il est "un multirécidiviste de la provocation". Il a demandé à François Hollande, premier secrétaire, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal de condamner ces propos "de la façon la plus ferme".
Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, parle pour sa part dans un communiqué de "récidive raciste". "Ces propos sont inadmissibles", déclare-t-il dans un communiqué en invitant "tous les socialistes à exprimer leur désaccord avec de telles déclarations et avec les idées qu'elles reflètent". Pour lui, "la complaisance dont bénéficie Georges Frêche au parti socialiste n'est plus tolérable", et il demande aux candidats à l'investiture, en particulier à Ségolène Royal, de prendre "clairement et politiquement" leurs distances avec de tels propos. "C'est le moment de faire la preuve de ce que veut dire la rénovation de la politique et la République du respect dont elle se réclame".
Les propos de M. Frêche ont également été condamnés par Harlem Désir, député européen, secrétaire national à la mondialisation, Benoît Hamon, député européen, secrétaire national chargé de l'Europe, et Kader Arif, député européen, secrétaire national aux fédérations. »


Une rose dans ta gueule



A vouloir donner au foot une telle importance politique, à vouloir lui faire parler sociologie quand les trois seuls mots qu’il balbutie sont « les trois points », à vouloir en faire la vitrine de la réussite intég-raciste de la France… On s'offusque, on s'offusque. Le français blanc a le devoir de subir cette souplette propagandesque mais s'il a le malheur de raisonner sur le même terrain, c'est un sale raciste. Good job. Mais les propos de Georges Frêche s’ils sont naturellement racistes (anti-blancs héhéhé), sont malheureusement pertinents : nos blancs sont nuls putain !
Annonce Gogole: Faites de l'argent rapide et facile. Formation manager globe trotter sous 24h

Dès son 1er jour de taf, Trump annule un accord libre-échangiste. Toi Président, tu ferais quoi?