30 mai 2006

Tribu du Ka-Ka Maga




Au CGBi, on suit la tribu du Ka depuis pas mal de temps... A vrai dire depuis la création de feu le Parti Kémite qui je le rappelle, était en lien avec les solidaristes du Vox n'r de Christian Bouchet.

La bande à Kémi Seba s'ennuyait depuis quelques temps... Mais heureusement leurs amis leucodermes de la Ligue de Défense Juive sont arrivés : tout seul c'est bien, à deux c'est mieux.

Tour de France 2007.

Sarko est dans la dernière ligne droite ! Tous ses adversaires sont en perdition. Il n’a plus que vingt mètres à parcourir avant d’emporter la victoire et de devenir le premier hongrois Président de la République française. Il vole littéralement ! Il… Ah… Euh…








Catastrophique chute du favori des présidentielles pourtant parti avant tout le monde (dès 1993). Sorkozy était trop sûr de sa victoire. Ah mais qu'il est nain ce con ! On l'savait mais là, ça dépasse tout ! Tellement imbu de lui-même, moi-même ça m'est arriv... Hum hum.. Ridiculisé à vie Sarko, le reverra t-on un jour en selle ? Rien n’est moins sûr. D’autant qu’il me semble avoir reconnu le coup de pédale tout en raideur caractéristique d’un facteur en tournée... Attendons le ralenti avant de nouer nos noeuds coulant... Sarko offrirait ainsi la victoire sur un plateau au camarade Besancenot, le fils de petit bourgeois devenu fonctionnaire aux PTT et rappeur du fait de ses mauvaises fréquentations de mauvais rappeur comme Joey (vous avez vu Starr chez Ardisson ? Au moment de présenter sa disco, Ardi n’a passé que les refrains des gros sons d’NTM où on n’entend que Kool Shen chanter… Marrant, non ?) et Monsieur R, le héraut de la liberté d’expression et de la liberté de la presse et de la publicité facile pour cause de provocation gratuite avec trois mots de vocabulaire (France, nique, pute).
Euh… Besancenot ? Naaaaaannn… Nan quand même ça nous étonnerait tous ici à France Télévision.
Nan, allez quoi ! C’était Ségocentrique ou « One Eyed JiM » ?
De votre envoyé spécial sur les routes de France, Alain Duhamel...

27 mai 2006

A I : Intelligence Artificielle…


Hum hum, euh non… AI : Amnesty International vient de rendre « son rapport annuel sur les atteintes aux droits humains » (expression venant du site officiel de AI France : on parle bien d’atteinte aux droits humains hein pas d’atteinte aux hommes, mais un droit peut-il être humain ?... Oui, rapport à un droit inhumain... Arf… AI ou l’ingérence manichéenne philanthropique pour discréditer et pousser au crime tous azimuts, l’industrie à juridisation abstractionnelle à fragmentation impunitoire… « Le Code de procédure pénale » c’est le code qui protège les criminels contre leurs victimes et AI soutient aussi cette cause…) commises au cours de l’année 2005 dans 150 pays et comme chaque année, la police française a été épinglée pour ses exactions.

Pourtant, Jacques, il fait ce qu’il peut pour améliorer l’image du pays qui aurait inventé les droits de l’homme... Le délinquant de droit commun Guy Drut condamné pour recel de salaires indus, soit emploi fictif (Drut s’est défendu avec le fameux argument du télétravail) dans l’affaire des marchés publics d’Ile de France, à 15 mois de prison avec sursis et 50 000 euros, vient d’être gracié par notre roi, euh, auguste et infaillible Président de droit divin Jacques et accède ainsi à la qualité d'amnistié politique... Le gus Guy peut être tranquille, il n’est pas le seul à avoir de la détente, et Jacques pour ce qui est de gérer les affaires correctionnelles, il est médaille d’or depuis 1995.

Le Guy va pouvoir retourner travailler au CIO… euh, pardon euh, il me semble bien qu’il n’y a que des emplois fictifs au CIO… Ah, ah, on me dit que non dans mon dos. Okay ! Non, en fait ils travaillent tous les quatre ans. Notons que c’est un travail qui ne crache pas dans la soupe du pot de vin, Guy Drut y est très performant, il a tellement d’expérience, il aurait beaucoup manqué…

Les réactions côté UMP confinent au mauvais sketch :

Le ministre de la Justice, Pascal Clément, comme un bon chien chien, a soutenu le bien-fondé de cette décision : « La mesure d'amnistie a pris en compte les mérites sportifs exceptionnels de M. Guy Drut, dont la renommée internationale a concouru au rayonnement de la France dans le monde", la loi du 6 août 2002, étant applicable aux "personnes qui se sont distinguées d'une manière exceptionnelle dans les domaines humanitaire, culturel, sportif, scientifique ou économique"… Guy Drut aurait participé au rayonnement de la France dans le monde ? Ah bon ? Cette décision est en effet tellement bien fondée, et Dieu sait que c’est difficile d’être bien fondé quand on repose sur un fondement bidon, sur zéro fondement légitime… Pascal Clément ajoute pour le cas où à son image, nous serions des tarés de l’encéphale : « cette mesure d'amnistie pourra lui permettre de reprendre sa place au CIO afin d'y poursuivre son action dans l'intérêt du sport olympique et de la France". On se faisait tellement de souci pour Guy et pour les JO de Paris 2040. Bref, Pascal Clément a été envoyé au front. Ça ne méritait cependant pas tant de zèle, d’emphase et d’indécence.

Galouzeau, lui, ne voit "aucune raison de polémiquer". Il a même cité Drut : "A chaque jour suffit sa haie, selon l'adage de notre ami Guy Drut"... Et on va encore parler de déconnexion des politiques d’avec le peuple alors que c’est beaucoup plus profond : corruption active de l’appareil législatif, proxénétisme même, pour blanchiment d’argent sale et des membres de l’assoce de malfaiteurs. Un vrai foutage de gueule qu’ils voudraient qu’on prenne pour de la naïveté. Intention délictueuse caractérisée, volonté éclairée sans altération de lucidité = préméditation.

A gauche, on n’hésite pas à s’engouffrer dans la brèche :
Pierre Lellouche (héhéhéhéh, allez ils sont après la gauche ; Pierrot ce sarkozyste) : "Dans le climat actuel, il m'arrive parfois de me demander si nous ne sommes pas en train, tous ensemble, d'aller droit dans le mur en klaxonnant et en laissant la France à M. Le Pen et à Mme Ségolène Royal".
Nöel Mamère : "M. Le Pen peut être tranquille, M. Chirac, le prince de notre République bananière travaille pour lui".

Guy Drut quant à lui, ami de trente ans de Jacques, a fait savoir sur France Inter qu’il était "soulagé" devant cette "très agréable surprise". Cela fait six ans que cette affaire dure et cela m'a causé beaucoup de soucis par rapport au Comité international olympique et à ma vie politique". Pauvre Guy qui commençait à désespérer... Guy, si surpris…

Guy Drut = le trou noir

Il serait dommage de limiter la responsabilité au seul Chirac : s’il a agi selon un pouvoir discrétionnaire (article 17 de la Constitution), cette loi du 6 août 2002 couvre d’opprobre les députés dans leur ensemble et dans l’absolu la République française... Une loi tellement sur mesure… On n’a pas fini de parler de justice de classe, de justice à deux vitesses : quand les juges ne sont pas court-circuités par les politiques et notre poreuse séparation des pouvoirs c’est le manque de cohérence casuistique, le sentiment que le médiatique légifère en la matière… Comment demander au quidam qui n'a rien de faire l'effort de respecter certaines règles si les gouvernants eux, s'en abstiennent. "Mieux vaut des vices que des crimes" disait Tocqueville et loin de nous l'idée de confondre Fofana et Drut, criminel et petit délinquant (quoique l'extorsion ait mal tourné dans un cas et pas dans l'autre) mais le vice est à la racine du crime.
« Le juste doit être fort sinon il est inefficace, le fort doit être juste sinon il est inique », Pascal à peu de mots près.

26 mai 2006

Alain Soral fight Maurice G. Dantec

le sociologue de comptoir Alain Soral s'en prend au métaprophète hydroponique MGD.
C'est pas beau de s'en prendre à Momo, Alain, tu sais bien qu'il est tout drogué. Que celui-ci lui envoie sa némesis, le fameux fight-clubber dandy qui s'achète des Harley avec le méta-fric du méta-Zorglubien.
Hum... Tiens Maurice, prend encore un peu de fleur de Lotus.
En tout cas au CGB on veut bien des places pour le fight (et des livres gratuits).









La suite c'est ici

666 le Diable !


10 millions de rials qatari, une « somme dérisoire » selon les termes mêmes de l’heureux acquéreur du numéro de téléphone 666 666 6... 2 148 000 et quelques brouettes d’euros pour un heureux émir qui pourra se targuer de posséder le téléphone de la bête des gens du livre.


L’émir parle donc de somme dérisoire (voir zapping sur le blog vidéo), pour l’achat d’un numéro de téléphone, mis aux enchères donc donc donc… : ???
On ne peut s’empêcher de tiquer devant tant d’indécence… Le Diable n’a pas de prix que diantre ! Mais la superstition, elle, oui…

Cet émir a-t-il voulu s’offrir les clefs de jahannam (géhenne, enfer) ? Ce mot est en effet cité 77 fois dans le Coran et le nombre de 6 de ce numéro est égal à 7. Alliance des enfers des livres…

Enfer = 5 lettres
Jahannam = 8 lettres.
5 + 8 = 13.
1+3 = 4.
Bête = 4 lettres = = Jean = ante = émir = Dieu.

Apocalypse = 10 lettres.
10+4 = 14.
14 / 2 = 7 = le nombre de chiffres = enchère = 7 lettres.
Et 1+4=5
Enfer = 5 = devil
Devil = Diable = 6 (oui c’est vrai, ça nous donne 5 = 6 et alors c’est pire après !) = Christ = Dantec = Kersan = Damien = ante christ soit = 4 + 6 = 10 = Apocalypse = 666 (je vous l’avais dit : 5 = 6 = 10 = 666, yeah !).
666 666 6 = Damien Damien Da = Diable Diable Diable Diable Diable Diable Diable.

La boucle est bouclée. Hum hum… Pardon... Tiens Candyman, mais c’est pas à toi que je parlais, qu’est-ce qui t’amène au… ? AAAAAAAAAAAaaaaaaaaaahhhhh…

PS : Inutile de vous préciser que nos tarifs pour ce qui est de la voyance numérologique divinatoire, plus généralement de la magie blanche et de la magie noire sont très prohibitifs. Mais si vous voulez retrouver le bonheur, trouver l’amour, gagner de l’argent, marabouter votre patron, désenvoûter votre conjoint(e), être sexuellement intarissable, maigrir, rajeunir, que vos enfants ado soient moins stupides, ou tout simplement causer un peu avec Dieu ou Diable, nous garantissons les résultats 48 heures après nos additions. Kabbale men !

25 mai 2006

Gentilhomme de fortune



Dialogue entre Chevket et Raspoutine :

-Chevket : A vrai dire vous m'avez l'air un peu fou. Je lis votre dossier : il y est dit que vous êtes un assassin invétéré, un voleur, un pirate recherché par toutes les polices du monde, un condamné à mort du tribunal islamique de l'Emirat de Boukhara pour agitation révolutionnaire liée au mouvement des Jeunes Boukhariens..

-Raspoutine : Je ne sais même pas de quoi vous parlez... Les mouvements révolutionnaires de Jeunes Boukhariens? Qu'est ce que c'est?...De la politique? Non, non, vous faites fausse route. Du pillage oui...Mais de la politique...non!

-Chevket : Bref! Fin de votre curriculum, stupide bouffon. Vous avez deux solutions pour vous sortir de cet enfer, et une minute pour décider : Etre instructeur volontaire de l'armée de l'Emir aux ordres d'Enver Pacha ou périr par le feu.

-R : Par tous les Saints de la grande Russie... J'ai toujours été volontaire moi, et instructeur. Je n'ai fait que ça, instruire les jeunes...Comment s'appellent-ils déjà? Ah! oui...Les Boukhariens.

-C : Attention...Ne vous y trompez pas...Ces jeunes Boukhariens sont les ennemis de l'Emir des Soviets...Vous serez officier de l'Emir.

-R : Bien sûr... Qu'est ce que j'ai dit d'autre?. J'ai toujours été contre les jeunes voyous...

-C : Alors tout va bien. Pour commander de soldats musulmans il faut être un adepte du prophète. Vous, Qu'est ce que vous êtes?.

-R : Moi? Musulmanissime!!!

-C : Musulmanissime? Je vous voyais plutôt en nihiliste russe ou en révolutionnaire populiste...

-R : Vous n'y êtes pas du tout...Ces gens-là ont changé de nom, à présent, la politique ne m'intéresse pas...marxistes, bolchéviques, socialistes, populistes, révolutionnaires, paysans, ouvriers, intellectuels d'un côté, nationalistes, autocrates, ploutocrates, religieux déçus, revanchards de l'autre, ne m'attirent pas...

-C : Vous êtes anticollectiviste et anticapitaliste...une sorte de philosophe individualiste...Un anarchiste à la Kropotkine...

-R : Anarchiste? Non... ces gens-là sont trop sérieux...La propriété pour eux c'est du vol. Non! Moi je suis un voleur à part entière, un voleur, c'est tout !

In Corto Maltese, La Maison Dorée de Samarkand par Hugo Pratt, Editions Casterman.

24 mai 2006

Sensi Seed Bank Boom !


Des graines de Northern lights, yeah, expédiées aux députés finlandais pour leur demander de légaliser le cannabis. Démarche frustrante comparée à celle de Jean-Pierre Galland, président du CIRC, plus pragmatique qui lui avait envoyé des joints aux députés de notre AS dans la même optique citoyenne déshypocri-tease-ante (héhéhé : « cannabistrot »). Il se dirait dans les couloirs de l’Assemblée d’après des sources très très sûres, que quelques pièces à conviction se seraient égarées à cette occasion… Et que Santini, plus malin que tout le monde aurait même fumé son bédo en l’ayant au préalable camouflé dans un barreau de chaise Cohiba.
(attention lecteur : derrière le lien luire site, euf euf, lire suite : une surprise ! whatch ur groove : « i love u mary jaaaane ! »).

Legalize iiiiiit. Quoi ? Ben la plante fluo !







Là, le coup de la graine, c’est carrément mesquin. Prise de tête ! Faut la planter, attendre six mois, acheter une lampe à sodium si vous vivez en appartement, bien arroser, moduler le temps d’exposition en période de floraison, et vous n’êtes même pas sûr que votre plante unique ne se transformera pas en plante hermaphrodite respectant ainsi à la lettre les lois de la survie ou alors pire en plante mâle ! En cas de plante hybride, vous avez de quoi fumer mais c’est infumable car bourré de graines et donc, c’est reparti pour un an.
Cela étant dit, avec un bon système hydroponique à l’eau de fjord, ça doit bien cartonner, accélérer le mouvement. Pureté man !

Au CiGéBi, on a la main verte, même si on a tous arrêté pour cause de fumette démodérée et consciencieuse et bad trips subséquents, alors si vous avez des questions au retour de Montreuil (un magasin pas loin de la gendarmerie, hum hum) ou de la sensi seed bank, n’hésitez pas, on se fera un plaisir de vous répondre de notre villégiature psychiatrique...

Basique, très très basique instinct...


Y’a du divorce dans l’air chez les Hollande-Royale ! Ah bah, non, ils sont pas mariés…
La Royale prend l’melon. Elle qualifierait sa doctrine politique de « ségolisme »… Hollande interrogé sur le « ségolisme » a répondu qu’il connaissait Ségolène et le socialisme mais pas le ségolisme. De l’eau dans l’gaz…

Au CiGéBi, on est d’accord avec François : le ségolisme, on connaît pas. A moins que ce néo-néantisme-logisme ne qualifie un positionnement creux médiatique, une mode sexuée féministe et maternaliste («Poseriez-vous cette question à un homme?» est devenu l'une de ses reparties favorites. Quitte à se vider de sens lorsqu'elle est lancée à un journaliste américain qui interroge la candidate potentielle sur la situation en Irak. Ou encore « C'est une maman qui vous parle.»), une opportunité et rien d’autre… Ségo l'opportuniste calculatrice...
Ség en pleine mutation sarkozyste… A savoir, son effort médiatique pour renforcer son image au détriment de tout programme politique… La communication… « C’est un personnage parasité par les questions d'image, qui l'obsèdent», «J'ai toujours eu du mal à aborder les questions de fond avec Ségolène Royal, qui ne pensait qu'à faire des “coups''.» propos d’Alain Etchegoyen, ex-conseiller de Claude Allègre au ministère de l'Education ». A noter qu’elle n’a pas voter contre la loi de Nico concernant l’immigration choisie…

Hier soir, une charmante dame à origines exotiques interpellait en bloc Valérie Pécresse, la porte parole de l’UMP, et Montebourg, le porte parole de lui-même, sur le fait qu’évoluant dans un contexte de mondialisation, les politiques ne possédaient qu’une infime marge de manœuvre et qu’ils se contentaient en conséquence de bricoler. Pécresse est alors entrée dans une phase de délirium hystérique répétant inlassablement « non, non, non » ; comme possédée par un mauvais rêve référendaire européen...
Cependant, cette charmante dame dont nous n’avons pas relevé le nom est dans le vrai, tant la politique se résume en nos temps de mass médiatisation, à de la vile communication... Les politiques n’en sont pour autant pas dénués d’utilité : ils nous divertissent tandis que les administrations éternelles tournent selon les lois thermodynamiques universelles : inertie… Pour Ségo, le positionnement s’impose d’autant plus facilement : inédit. Fenêtre de tir.

Tir un coup ! Tandis que Ségocentréesurellemême est intarissablement partie pour raconter des inepties cryptocatho et féministes, son couple est en péril. Mais que font les « journalistes » de Confessions Intimes. Nous en appelons à leur empathie pour les sortir de la mouise ! Ou Delarue tiens !

Au CiGéBi, on veut bien se porter volontaire pour résoudre le problème après tout très simple de François et Ségo. Pour nous, il est évident que Ségo n’a jamais sexuellement pris son pied. Ceci expliquant sans aucun doute possible le ballet qui lui a poussé dans l’cul ! Ci-après quelques exemple de Ségo au quotidien : « C'était une secrétaire en larmes après un éclat de voix qui venait épancher ses sanglots dans le bureau du député d'à côté; c'étaient des chauffeurs ministériels exaspérés par la manière qu'elle avait de s'adresser à eux, au point qu'il fallait tout l'entregent de François Hollande pour les rasséréner autour d'un café; c'étaient des attachés de presse harcelés par une élue en quête permanente de notoriété, et qui changeait d'avis aussi vite qu'elle en donnait…«Elle séduit au loin, elle irrite au près», résumait l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Sur les 16 membres de son cabinet enregistrés au mois de septembre 1997 par Les Cabinets ministériels, 8 ont disparu en septembre 1999: en deux ans, la ministre déléguée à l'Enseignement scolaire a perdu la moitié de ses collaborateurs.

Ainsi, les hypothèses du problème sont fort simples :
_ d’une, elle ne doit pas pratiquer la masturbation.
_ de deux, eu égard au faciès de peine à jouir de François, elle n’a probablement jamais pris son pied vaginalement. A sa décharge (faciale, héhéhé), François ne doit pas être à la fête question gâteries fellationnelles : pas motivant…
_ de trois, si Ségo défend toutes les minorités, y compris homosexuelles, elle est contre la sodomie, son pied lui ayant déjà glissé dans la vaseline comme dirait probablement Chateaubriand s’il nous parlait d’outre-tombe : « Etchegoyen raconte aussi une entrevue qu'il a avec la ministre avant une interview sur Europe 1 consacrée à la pédophilie: elle se serait enquise auprès de lui des possibilités de démasquer les instituteurs pédophiles lors de leur visite médicale. Impossible, lui répond-il, effaré de découvrir l'amalgame entre pédophile et homosexuel. »
Quant à la sodomie hétéro, Ségo se serait exprimée ainsi concernant une campagne de pub montrant un cul parfait : « quand on les voit, on a envie de les sodomiser ». Okay Ségo, ben au CiGéBi, on ne saurait trop te conseiller de t’acheter un gode ceinture et d’être en accord avec ton discours… Bref ! Outre la contradiction d’ordre physiologique et son ballet dans l’cul donc, au CiGéBi on ne voit qu’un remède : un bon gangbang de triples pénétrations et l’achat donc d’accessoires à vocation d’expression de sa part masculine-phallique-anal(tiens, tiens, encore..)sadique-dominatrice.

Ségo, au lieu d’indirectement nous donner des indices sur sa vie sexuelle avec Francois (on savait déjà qu’elle ne porte pas de string qui est pour elle une incitation au viol), devrait tendre à la jouissance. On dit moins de conneries quand on a pris son pied et on en dit d’autant moins quand on a la bouche pleine. L’humanité à plein pot… Et François serait peut-être un peu plus percutant.
Ségo est une machine électoralienne mutante déshumanisée, car à la fin, trop de morale tue la morale et de psychorigidité, l'humain ; elle nous rétablirait carrément le bûcher si on la laissait faire.

Ségo : gangbang u.

PS : Skyman nous ayant bien gentiment attirer l’attention sur cet article de l’Express. Nous rendons à Skyman ce qui appartient à l’Express ! guillemets ès Express.
NB : dépêche de dernière minute sur l'affaire des liens de Ségo (voila.fr ; merci Reune pour l'info). Sur son site quand on cliquait sur les chapitres concernant le présidentiable Fabius apparaissait le message suivant : "membre très éminent de la diaspora juive de France". Ségo a fait retirer les chapitres et a dénoncé "une manoeuvre grossière, quelqu'un est entré sur ce blog pour y ajouter des éléments, puis a alerté la presse"
C'est si discréditant d'être juif quand on est socialo ? Bizarre...

23 mai 2006

En territoire ennemi.


Historique ! La Yougoslavie est morte cliniquement. Elle reste sous perf jusqu’à la prochaine coupe du monde : la Serbie et le Monténégro, une dernière fois réunis, pour la grande mascarade coupedumondienne allemande placée sous le signe du gros bourge gras allemand qui aime bien les saunas, le naturisme en général et les filles de l’Est en particulier...
Milosevic est mort, l’accord de Belgrade expiré, le temps était venu pour le référendum. Le peuple a parlé, la page est tournée (en attendant le recomptage tout de même)… La balkanisation continue…

Les Etats-Unis se félicitent et ouvrent déjà leurs portes de l’OTAN au micro pays… Pendant ce temps, la Commission européenne n’est évidemment pas en reste : « Une adhésion à la carte Monsieur, Madame ? ». Un nouveau marché leur tend à tous ses mains…

Problème : plus de 86% de participation au référendum pour une victoire du oui à 55%, la population est composée au tiers de serbes, tout le monde y parle le serbe… Que peut bien signifier le nationalisme pour un monténégrin ? Le marché, le business… Le peuple monténégrin introuvable ?
Etant donnée l’habitude prise par les locaux de gérer les problèmes à coups d’AK 47 et d’eugénisme coercitif, la guerre civile est à craindre. Nos marchands d’armes locaux, également propriétaires d’un bon pan de notre presse se frottent les mains au point d’en faire du feu… Nous vous précisons à ce sujet qu’il est hautement probable que le feu ait été domestiqué par le premier capitaliste erectus… Nous autres au CiBéGi, on est spécialiste de décrypto-archéologie…

Dans l’éventualité où une étincelle innocente viendrait squatter de manière impromptue mais préméditée la poudrière, nous pouvons cependant être rassurés : les forces désarmantes de l’ONU sont au Kossovo et le Kossovo, c’est mitoyen… Ils pourront en cas de nécessité s’interposer et dire : « Bon allez ! Arrêtez euuuhh. ». Résolution, dissolution de l’Assemblée, Générale…

Le Monténégro constitue un enjeu majeur au niveau stratégique militaire. La Serbie n’a plus d’accès à la mer : elle devient un pays continental. Les Etats-Unis comptent sans aucun doute investir la place, pour un nouveau cheval de Troyes otanien à la turque, comme les chiottes...
Lourde perte pour la Serbie… Les nationalismes exacerbés jusqu’au fanatisme n’étant pas encore de l’histoire historique, il est possible que la Serbie explose à nouveau de claustrophobie : « Putain ! On va faire quoi de notre flotte nous ?! ». Miroslav Milosevic a eu droit à des funérailles nationales et Zeljko Raznatovic dit Arkan est un mythe en ses terres, « Attention danger danger, je dis danger danger ! »…

La Serbie paye cash mais les intérêts vont courir encore longtemps. Miroslav incarnait si bien le néo purificatisme ethnique… Ni criminel (pas de verdict du tribunal pénal ad hoc pour l’ex Yougoslavie), ni fou (procès instruit pendant cinq ans), juste un psychopathe contagieux aux affaires… Les serbes, les méchants, cet Axe… La belle rousse Nathalia qui me disait à l’oreille : « Tou sé, nous les serbes avons souffert aussi. »

Point positif pour un happy end littéraire : la Yougoslavie qui ne cesse d’être performante sportivement malgré les sécessions est peut être pour cette fois affaiblie pour de bon ! La France se verrait d’ailleurs bien dans le groupe du Monténégro aux prochains éliminatoires de l’Euro 2008…

On ne vous parlera pas ici au CiGéBi de division pour mieux régner, ni de Mickey Mouse Ier et aussi dernier… On ne vous parlera pas d’un peuple déclaré coupable en bloc et bâillonné : pas de référendum pour le serbe. L'humanisme sélectif international, this punisher, celui-là même qui ne sourcillait pas aux heures les plus noires de la guerre des balkans. L'autodétermination onuzienne, l'Etat Nation pion, le droit des peuples à se faire digérer. Rendez-vous dans vingt ans !

Le CGB aime le zingo.


On le savait tapi dans l’ombre depuis le 21 avril, c’est sûr il nous avait bien eu... On se devait de le reconquérir, de le comprendre, de caresser son désarroi, guérir ses blessures avec le baume de notre humanisme.Qui ? L’écumeur du zinc, le pilier de bar, un personnage devenu furieusement tendance ces cinq dernières années.



Cette lame de fond initiée par Renaud (grand adepte des bars parallèles comme il l’affirme) semble être arrivée en ce printemps 2006 à son climax.

Ainsi, la France royalo-sarkozienne toujours traumatisée par le 21 avril et les émeutes en banlieue , n’a que deux mots à la bouche pour absoudre son propre aveuglement : proximité et terrain. Ces deux mots sont les nouvelles mammelles afin de résorber cette fameuse "crise du politique" et d’y extraire cette mystérieuse "citoyenneté".

C’est dans cette optique que le député de Castres apparenté UDF Philippe Folliot se rend chaque matin depuis septembre 2003 dans un café différent de sa bonne ville pour y participer aux conversations et offrir le café à ses concitoyens et électeurs comme il le dit si bien lui même (1) :

"Je veux retrouver l’inspiration de l’échange dans ce qui fut toujours un lieu de débat politique, autour du zinc."


Notre député qui a bien retenu les "leçons" du premier tour de 2002 , s’en va donc prêcher la bonne parole en distribuant des petits noirs (pas du ricard quand même !), non dans les fameux cafés-philo (c’est pour les pédants) mais dans les bons vieux bars de quartier, les cafés du commerce. Bref, le coeur de cette France des gens "ordinaires" (ex d’en bas) et qui souffrent, ces pauvres bougres désabusés qui pensent comme Alain Soral et Brigitte Bardot.

Cette mode ne s’arrête pas seulement à la politique, c’est toute la France intellectuelle qui se penche sur le cas de ces "croisés du zinc" souvent alcooliques. On comprend mieux le concert de louanges pour le premier ouvrage de Pierre Mérot(2), comme à l’accoutumée c’est Phillipe Sollers qui a ouvert le bal dans le Journal du Dimanche, puis ont suivi Télérama, Marianne, le Point, Technikart etc...

Il est vrai qu’avec l’histoire de cette oncle, imbibé en permanence, poche parmi les poches, le livre de Mérot (au style proclamé Houellebecquien) participe à ce grand élan compassionnel en faveur de ces forçats du comptoir avec des phrases du genre :

"Qu’est ce qu’un bar de nuit ? Ou plus précisément qu’est ce qu’un bar de quartier ? C’est établissement que l’on fréquente parce que l’on va mal, et où l’on s’aperçoit que les autres vont encore plus mal. On s’y sent donc particulièrement bien. C’est un hôpital plein de joyeux perfusés, une basse-cour profondément humaine."

Malheureusement comme toute mode, le travail a été superficiel... Par exemple, les partisans du Oui au référendum, au lieu de faire des colloques avec des étudiantes de la Sorbonne ou des émissions avec Madame Kouchner auraient peut-être dû faire un tour du côté de "Chez Bibiche"... C'est ce qu'ont fait les nonistes.

Qu’en pensent les principaux intéressés ? Ils s’en foutent royalement, ils sont passés du statut de "beaufs" à celui de "français oubliés" sans qu’ils s’en soucient le moins du monde. Ils ont comme une intuition en eux, les restes de la "common decency" (société décente) chère à Orwell , qui les empêchent de tomber dans certains panneaux :

Par exemple, voilà un propos entendu un jour à propos des émissions pseudo-sociétales (style ça se discute ou C’est mon choix) :

"Ce genre d’émission c’est : je me suis branlé trois fois cette nuit et j’ai mal aux couilles"

Tout était dit.

Heu, un Cristal siouplait!!!

(1) Libération du 6-7 septembre 2003

(2) Pierre Mérot, Mammifères, Flammarion.

Insubmersible Dom




Comme aurait pu le dire notre cher Jack " Ce Dominique, quel bel homme !!".
Après avoir été humilié, trainé dans le boue, villipendé, mis au pilori dans l'affaire du CPE et Clearstream... Voilà que les français ne souhaitent pas son départ suite à cette affaire minable... Pire, il remonte même dans les sondages !


C'est ragaillardi qu'il a donc été à Bordeaux s'occuper des salariés de la Sogerma (Mérignac), quasi triomphal dans "Question ouverte" (France2) , le teint hâlé sur fond de croiseur Colbert... Il a encore mordu les chevilles de la médiacratie sans citer bien sûr le journal Le Monde dont la fiabilité en matière d'éléctions présidentielles n'est plus à faire... Un an, Dom Bauer, vous avez un an pour niquer Sarkozy

Marine Le Pen chez Ardisson (vidéo)

Sur CGB on est un peu dans la même position que Sarkozy, on est animé par une ambition sans bornes, on est pret à tout pour avoir des lecteurs. Même à fleurter avec les vilains électeurs/visiteurs du Front National. Amis fachos, conservateurs, nationalistes, islamophobes, laissez donc tomber France-Echos et autres officines. Rejoignez CulturalGangBang.
CulturalGangBang pour un blog de mille ans.

Cadeau:







22 mai 2006

Marchons, Marchons…


Hé oui, encore une marche capitale dans la capitale… Mais cette fois-ci : pas de fautes de goût : « Qu’un sang impur… ». Hum hum… Pardon. Cette fois-ci donc, le mot d’ordre était « Solidarité Sida » africain, donc euh re-pardon pour les lents…

Le Sida, syndrome-immuno-déficitaire-actif, est en effet l’objet d’une formidable campagne de dénigrement depuis son apparition. Heureusement, l’Afrique résiste par le biais de ses dirigeants préférant favoriser les holdings pétrolifères (c’est plus rentable rapport à l’entretien des palais) plutôt que l’importation de médicaments (pourtant c’est un sacré business mais nous vous rassurons : les dirigeants africains savent bien placer leurs actions), l’africain au stade individuel n’étant pas en reste, écoutant le pape quand il dit « Non, du mettras kein kapoteu ! Verbotten ! », et faisant habilement la sourde oreille quand celui-ci entame son couplet sur la fidélité… Et en dernier lieu, le soutien des homos festivus, solidaires avec le Sida africain : ils ont marché et dansé contre le Sida en Afrique...??? Euh, faudrait pas préciser que contre le Sida, y'a la pote-ca?... Nan, on n’est pas du tout de mauvais goût au CiGéBi, on est juste naïf...

De nombreux parisiens se sont donc joints à l’effort africain en bravant festivement les formidables averses présentes au rendez-vous cet après-midi.
L’homo festivus, pas toujours homosexuel attention pas d’amalgame, le sujet est sensible, s’en est donc donné à cœur joie aux sons de Bénabar ou Tiken Jah Fakoli… Un petit concert gratuit, ils vont pas cracher dessus non plus ! L’HF aime bien la gratuité, ça lui donne l’illusion d’être lui-même free charge donc généreux... Et quand c’est sur fond de discrimination positive, plus rien ne l’arrête !
Le HF croit tellement dans la marche festive ! Changer le monde à coup de marche, c’est siiii… Facile ! Ça prend quoi ? Une après midi, même pas ! Ça lui fait une ballade, il voit des gens un peu excentriques, et se sent de la partie, aware ! Qui plus est, il se projette en superman des droits de l’homme, en héros de la lutte anti impérialiste tous azimuts, en citoyen actif, de sa République, que dis-je, en citoyen du Monde, responsable, concerné par le tiers monde même ! Onuzien trip...
Ça lui évite de se poser trop de questions existentielles sur son petit confort perso et son cautionnement du système par sa contestation joyeuse et pleine de germes...
Ça évite à tout le monde de sortir d’une rhétorique de victimisation à outrance des africains et de changer de rôle, parce que le HF l'aime bien celui du défenseur de la veuve et de l'orphelin sidéiques, ce rôle profondément raciste et si profondément enrootsé que pas un des convives n’en n’a ne serait-ce qu’une fraction de seconde la conscience… Ce post colonialiste intégral tapi dans l’ombre de son corrolaire-alibi-complice maternalisme sucré… Bonne conscientassisation de masse et charité criminelle…
give a man a fish, or teach him how to fish ? Nous savons tous de quoi est pavé l'enfer...

Ça n’a que des vertus ces marches, on vous le dit ! Pas au point de faire économiser au HF ses séances chez le psy, son parfait allié qui ne lui dira jamais la vérité sur ce qu’il est vraiment au fond de lui, ne le sachant pas lui-même remarquez !

Nous au CiGéBi on est contre le Sida ! Ouais on est engagé grave nous, on prend des risques, on va à l’encontre de la pensée dominante et on enfonce le clou (du cercueil ?...) : nous, on est contre où qu’il soit ! Et on est pour que les politiques africains se remuent enfin le cul, en commençant par arrêter de les déresponsbiliser…

21 mai 2006

Manage-ment


Si l’on en croit la définition du Petit Robert, management est un mot anglais désignant l’ensemble des connaissances concernant l’organisation et la gestion d’une entreprise. Ce mot magique devenu le graal de toute école de commerce est apparu en 1921, c’est à dire aux heures de gloire du taylorisme et du fordisme. Il s’agit de voir, en s’appuyant sur les réflexions de Luc Boltanski et Eve Chiapello mais aussi sur celles de Jean-Pierre Le Goff, en quoi l’idéologie du management s’est érigée en véritable religion de l’irréel fondée sur une novlangue technicienne.



Des faux pamphlets des Baverez ou Jacques Marseille au discours "caoutchouc" de Ségolène et Nico, en passant par les saillies de Laurence Parisot, tous ont un seul discours à la bouche : celui de la modernisation.

La modernisation c’est la tarte à la crème de nos économies globalisées, quoiqu’elle fasse la France aura toujours un train de retard car cette dernière est toujours en proie à de nombreux "archaïsmes".

Ce discours ne fait que s’inspirer en réalité, de l’idéologie informe véhiculée par le management. "L’idéologie" du management puise d’une part ses fondements dans la psychologie industrielle de l’école de Chicago dans les années 30 (notamment les travaux de Mayo) chargée d’optimiser les rendements du travail à la chaîne dans les usines de voitures. Mais également d’autre part, dans l’école behaviouriste de Watson qui tend à faire de l’être humain une somme de comportements élementaires répondant à divers stimuli, à la manière du chien de Pavlov.

C’est ainsi que le personnel est devenu "la ressource humaine" à former, moderniser et évaluer sur des critères et outils d’une scientificité extrême conduisant à une déshumanisation partielle des travailleurs :

"A travers ces outils, l’expérience humaine et professionnelle est réduite à un stocks de données, l’intelligence à un mécanisme de traitement de l’information, le savoir-faire à un processus d’acquisition d’informations et de procédures que les spécialistes vont s’empresser de formaliser." (J-P Le Goff la Démocratie post-totalitaire)

Pour parachever ce processus de déhumanisation et donc de modernisation, les milieux du management se sont appuyés sur une véritable logomachie qui a pris à son compte, le langage des générations 68 (selon l’expression de l’historien Eric Vigne) par un glissement au début des années 80, le capitalisme a su incorporer ce que Boltanski et Chiappello appellent "la critique artiste" des soixantehuitards.

C’est ainsi qu’au milieu des années 80 commença à fleurir des entreprises appellant à plus "d’autonomie" et de "responsabilité", "de créativité" ou "d’esprit d’initiative". On invite aussi les travailleurs à "s’autoévaluer" à l’aide d’une "boîte à outils", à aller de l’avant, à être "motivé et mobile", à ne pas entrer dans "une zone de confort" vestige du conservatisme des temps anciens.

Cette nouvelle langue de bois, ne s’est pas seulement cantonné aux entreprises, elle s’est insinué dans le vide même de nos institutions. Outre les salariés souffrant de pathologies psychologiques en grand nombre (voir le film "Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés"), les chômeurs sont sommés d’avoir "un projet professionnel" et sont soumis à une batterie de tests de personnalité et autres "tests in basket" en complément d’approches plus ésotériques comme l’astrologie ou la graphologie (une abomination comme l’ont prouvé les travaux de Madame Brechon-Schweitzer) voire le "coaching" afin de trouver le bon profil. Sans compter qu’il n’y a pas un domaine dans la politique qui n’a pas besoin d’une "réforme" ou d’un "chantier", l’école est bien sûr particulièrement touchée par cette novlangue :

"Dès l’école maternelle, on évalue ces compétences. On demande aux élèves de plus en plus jeunes de s’autoévaluer de passer des contrats d’objectifs" (J-P Le Goff la Démocratie post-totalitaire)

Cette prétendue adaptation de l’école au "monde moderne", est une calamité ; tant du point de vue des élèves (l’inégalité n’a jamais été aussi flagrante) que celui des maîtres, avec les terribles IUFM créés dans les années 90 sur le modèle américain, véritable vigie de la pédagogie et appellant de ses voeux à former des "citoyens", à insuffler plus de "créativité" et plus "d’autonomie" pour nos chères têtes blondes.


Ce langage dépourvu de tout humanité continue de faire des ravages et illustre l’incapacité de notre monde à produire du réel. Cette logomachie, comprise que par quelques élus techniciens continue à commmander au destin de milliers d’hommes et de femmes et contribue à leur renvoyer, par son discours fondé sur l’incertitude, une image chaotique et fragmentée du monde :

"Le discours de la modernisation construit lui aussi un monde fictif, décrivant une socièté en état permanent d’évaluation et de mobilisation, composée également d’individus autonomes et responsables, motivés toujours à l’optimum de leur performance. (...) Sa logomachie, son jargon faussement savant et technicien, ses multiples outils managériaux et pédagogiques insultent eux aussi le sens commun et recouvrent les réalités d’un voile de notions confuses qui éévitent tout questionnement."(J-P Le Goff la Démocratie post-totalitaire)

Ce discours technicien a pour corollaire de nombreux colloques du style "Les Echos" dans lequel les décideurs du CAC 40 ou des têtes pensantes du MEDEF (Denis Kessler) se prennent à réhabiliter "les humanités" ((l'Histoire, la socio, les lettres) afin de "s'affranchir des modes managériales" et "prendre du champ pour les prises de décision", après avoir massacré l'école avec la spécialisation, voilà qu'ils réhabilitent "la culture générale" qui fait que les individus seraient "en veille permanente" .
A lire

Le Goff (J-P.), Les illusions du management, La découverte, 1999.
- La Barbarie douce, La découverte, 1999.
- La démocratie post totalitaire, La découverte, 2003.

Boltanski (L.) Chiapello (E.), Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 1999.




20 mai 2006

Citoyennisme ou barbarie





Le citoyennisme semble être le nouveau clergé de nos temps modernes au point de diluer et d’appauvrir l’essence même de la citoyenneté.

Citoyen, enne n : Membre d’un Etat considéré du point de vue de ses devoirs et de ses droits politiques.

citoyen, enne adj : ce qui relève du citoyen ou de la citoyenneté ; qui fait preuve d’esprit civique.



L’évolution grammaticale de ce nom commun en un adjectif est le symptôme des détournements de langage propre à nos mirifiques époques. Le passage de l’épithète "citoyen" dans le langage courant et managérial symbolise toutes ces mobilisations empreintes de "bougisme" (pour reprendre l’expression de P-A Taguieff , [1])

De telle sorte que l’on peut retrouver aujourd’hui, des "déjeuners citoyens", des "cafés citoyens", des "médias citoyens", du "militantisme citoyen", des "encyclopédies citoyennes" (wikipédia) dernièrement des "réserves citoyennes" (Sarkozy)

Cette adjectivation du mot citoyen frôle souvent le risible comme le rapportait Philippe Muray [2]

« Un colloque s’est tenu au Sénat sur le thème : ’’En 2001, quelle place pour le chien citoyen ? ’’ Que quelqu’un, même une seule personne, ait pu lire ça sans se tenir les côtes est déjà la marque d’une époque neuve, absolument inédite. »

On observe également que ce mot qui appartenait au champ politique se trouve happé par la sphère de l’homo economicus, ainsi n’a-t-on pas eu droit au couplet sur les "entreprises citoyennes" et aux "consommateurs citoyens" [3]., faisant fi du fait que nous ne vivons dans une démocratie économique.

Cette adjectivation, cet usage du mot citoyen hors des sphères de l’agora, cette "citoyennophilie" [4] masque en vérité un appauvrissement et une dilution du concept même de citoyenneté menaçant les fondements de la démocratie représentative. Loin d’un couronnement de la démocratie, cette nouvelle fortune du mot "citoyen" laisse émerger une conception nouvelle d’un individu "situé" paré d’une citoyenneté affaiblie dans sa fonction sociale comme le signale Yves Bonny [5] :

« Ce qui définit l’identité, ce n’est plus une abstraction universalisante placée aux fondements des institutions politiques (la citoyenneté) et déclinée sur un mode plus concret selon les sphères d’activités concernées, mais une catégorie située et contextuelle construite directement du point de vue de chaque système d’action où elle intervient comme une variable pertinente. »

Avec ces nouvelles formes de citoyennetés, l’individu joue clairement contre la communauté nationale qu’il fragmente, divise, parcelle, refusant l’abstraction et l’universel de la citoyenneté d’antan. La fameuse "démocratie participative" de Ségolène Royal n'en est qu'un nouvel avatar.

Cette citoyenneté dite "située" et postmoderne risque de transformer l’agora représentative en salle des pas perdus et édulcorer l’idée même de ce qu’est un citoyen.

Alors sus à l’adjectivation !


Notes :

[1] PA Taguieff, Résister au bougisme, Mille et une nuits, 1999.

[2] E.Lévy et Ph. Muray,Festivus festivus, Fayard, 2005

[3] B.Mylondo, Des caddies et des hommes, La dispute, 2005

[4] Ph.Muray, "De la citoyennophilie, Le Débat, n°112, octobre-décembre 2000

[5] Y.Bonny, "Les formes contemporaine de participation : citoyenneté située ou fin du politique" in P.Merle et F.Vatin, La citoyenneté aujourd’hui, extension ou régression ?, Presses Universitaires de Rennes, 1995.

19 mai 2006

Les Da Vinci Mad !


Le Da Vinci Code est donc sur les toiles depuis mercredi. Nous vous en conjurons, n’allez pas voir cette daube certainement affligeante (mais on vous conchiera tout ça plus précisément dans six mois), d’autant que ce film est comme chacun knows, inspiré du best seller de Dan Brown qui est un fake éhonté. En effet, au CiGéBi, on vous livre la vraie vérité vraie parce que ça nous fait plaisir de vous faire plaisir : Jésus, c’était lui la vierge Marie…

Et en plus, on a une photo à la clef pour le prouver :

Bien sûr, d’aucuns nous demanderont, comment est-ce possible qu’en 2000 ans, cette photo ait été occultée. Hé bien, nous vous répondrons que la parité n’était pas encore en odeur de sainteté à l’époque et que l’Eglise a voulu détourner la formidable puissance créatrice de Jésuse mais j’avale pas au profit de l’homme. Et ça la foutait mal une gonzesse en face des beaux gosses mais néanmoins patriarches juifs, Adam, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, et autres Moïse, sans parler des David, Salomon ou des Isaïe, Jérémie, Ezéchiel... Alors l’Eglise a désinformé : non, non, Jésus était bien un vrai mec avec des vraies couilles divines et non, la photo n’a pas été inventée avant le XIXe... Notons que l’Eglise avait intelligemment fait assassiner les photographes par le biais des lions des romains. Le processus était fort simple : y’avait qu’à les convertir… Voilà, c’est tout simple. Heureusement les esséniens avaient précieusement gardé la photo roulée dans les manuscrits de la mer morte retrouvés à Qumram en 1947. Gloire à eux. L’information n’a pas tout de suite filtré. Il fallait d’abord que Didier Van Cauwelaert divague sur le saint suaire et les possibilités de clonage de Christ…

PS : elle était carrément bonne Jésuse ! Judase est pas terrible par contre. Et Pierrette est déjà en train de consoler Marie-Madelin… Quelle sale pute ! Madelin ? Tiens-tiens… Ce serait pas lui le Graal ?! Mmm… Nan. Ouais, là, vraiment, nan.

Bleu Marine Blanc Rouge.




Ah, le tollé déclenché par le passage de Marine Le Pen chez Ardisson. Quelle jouissance d’entendre, de lire aussi, toutes ces vierges adeptes du fistfucking (mais non y’a pas de paradoxe !), effarouchées devant l’atrocité lepénienne à visage humain paraît… Entendu sur Europe 1, un auditeur en colère : « C’est scandaleux d’avoir invité Marine Le Pen dans une émission de variétés ! » (C’est vrai, il eut mieux fallu l’inviter dans une émission de débat politique). Ouais, parce que paraîtrait que même chez les plus fervents des gauchos, Marine passe bien… C’est dire si elle leur fait peur. Elle les confronte à la « bête » qui sommeille en eux et qu’ils refoulent à grands coups d’actions humanitaro-compassionnelles… Pour preuve, la rappeuse Diam’s et son titre « Marine » dont nous allons vous faire l’exégèse… Dores et déjà, nous pouvons vous dire selon nos sources polluées mais très très informées que Marine aurait dit à son écoute : « Avec des ennemis comme elle, on n’a pas besoin d’amis ! ».

"Marine, Dans le pays de Marianne, Y'a l'amour, Y'a la guerre, Mais aussi le mariage. Marine, Pourquoi tu perpétues les traditions ?"

??? Si un interprète peut nous venir en aide pour ce passage par contre… Ah attendez, ça vient. Quand Diam’s parle mariage, elle évoque probablement l’alliance des traditions exotiques de la France avec sa tradition républicaine. Okay, donc ? Les traditions de la France sont plus un problème que les autres ? Ou alors est-ce à penser que les traditions françaises se résument au racisme et à l’exclusion ?... Décidément, non, ce ne doit pas être aussi radical, fondamental, intégral… Une proposition de mariage homo alors peut être ?

"Ma haine est immense,"

Combattre le F-Haine par la haine donc. Ça se ressemble sang pour sang comme dirait Johnny...

"Et tout comme toi, J'aimerais que les jeunes se serrent les coudes."

Diam’s semble définitivement partie pour faire campagne pour Marine.

"Marine, T'as un prénom si tendre, Un vrai prénom d'ange, Mais dis-moi c'qui te prend. Marine, On ne sera jamais amies Parce que ma mère est française Mais qu'je ne suis pas née ici."

Après une petite séance drague à la garçonne (faut dire qu'elle rape déjà comme un bonhomme!), Diams rectifie un peu le tir… Tant de gentillesse envers Marine pourrait être mal interprété…

"Regarde-nous, On est beau. On vient des 4 coins du monde Mais pour toi on est trop. Ma haine est immense quand je pense à ton père. Il prône la guerre quand nous voulons la paix."

Ils veulent la paix ?... Qui ils?... Passons ! Marrant doit se dire Marine : les électeurs du FN aussi veulent la paix… Si tu veux la paix, eeuuhh, ben para bellum !

"{Refrain:}Donc j'emmerde... J'emmerde... J'emmerde qui ? Le Front National ! Moi j'emmerde... (J'emmerde...), j'emmerde... (J'emmerde...), j'emmerde qui ? Le Front National. Moi j'emmerde... (J'emmerde...), j'emmerde...
(J'emmerde…), j'emmerde qui ? Le Front National."


Hips !Hop hop hop, hips ! Pardon, le H. O. Q. U. E. T. … Diam’s, qui a plutôt fait dans la douceur jusqu'à son refrain, si tant est que l’on puisse appeler ça un refrain,, nous l'assène bien profond et façon slogan, pour que tout le monde comprenne bien qu'il faut bien la comprendre...Emphatique style, question d'image et de crédits, de shoot again !… Et quand je dis emphatique, je baise mes mots comme dirait Desproges... Les amalgames sont si vites partis… ça trace comme des balles, le temps de flashs, flash-balles…

"Marine,
Tu es victime des pensées de ton géniteur."


Là, c'est le moment où Diam’s victimise Marine. Elle n’a pas le temps là, d'aller plus avant, mais elle pourrait nous parler de son enfance douloureuse dans un château etc…

"Mais Marine,
T'es forcément intelligente."


Ah ? Ah bon ? Pourquoi ? Je comprends pas là. Mais paraît qu’elle est intelligente tu-meur Maligne, euh, je voulais dire Marine, intelligente tu meurs, paraît…

"T'es mon aînée et pourtant je ne te respecte pas,
Il m'a fallu faire ce choix."


Là, elle insiste encore un p'tit coup, son camp, tout ça, qu’on ne lui jette pas de pierres quand elle rentre au quartier avec en prime time, une diabolisation totale du FN, diabolisation qui leur fait tant de bien depuis si longtemps ("Non ne cherche pas les champions du Underground!"). Finalement, Diam's, elle voudrait bien aimer Marine, elle n'est pas manichéenne pour un sou, mais elle peut pas et non seulement ça mais elle se doit de la détester sans passer par la case mépris ou indifférence ou compassion... Avec le FN, tout est tout noir finalement...

"Tu pouvais briser la chaîne,"

Attention, métaphore ! Putain, il était temps ! C’est bientôt la fin de la chanson. Et on dit du rap qu’il est de la poésie urbaine…

"Et plus je proteste et moins nous payons les frais."

Ah bon ? Lutter contre le FN entraîne des exonérations fiscales. Ok, je le note, heureusement on n'a toujours pas déclaré nos maigres revenus ici au CiGéBi... Va sans dire que si ça s’avère exact, ils feront pas 0,02 % en 2007…

"T'as fais couler ce navire Marine,"

Marine aurait elle été au gouvernement ces dernières années ?... Ah bah non, c’est pas elle alors le coup du sabordage ! D’ailleurs c’est leur principal argument au Front. Je crois en fait que Diam’s file sa métaphore sur la traite des noirs... Lors de la composition (oui, je sais, tout de suite les grands mots) de cette chanson (oh ça va hein ! ça se vend quand même, ma soeur a acheté l'album!), Diam’s devait avoir en tête un négrier à voiles et à vapeur, la vapeur de sueur des galériens en soute…

"Pourquoi es-tu si pâle ?"

On n’a pas tous la chance d’être un peu mate. Quel discrédit lancé sur les vraies blondes qui comme chacun sait ont nécessairement la peau pâle et très sensible au soleil. La blonde est pâle (sécam) ! Les brunes semblent passées à la seconde phase de l'opération oppression des minorités blondasses. Elles ne soufflent plus de mauvaises blagues à leurs hommes : frontal à l'international.

"Tu t'appelles Le Pen,
N'oublie jamais que tu es le problème
D'une jeunesse qui saigne."


Ah oui, faut savoir que le FN crée beaucoup de vocations surtout depuis 2002. Dans les années 80 c'était pas mal non plus remarquez. Y'avait de l'émulation ! SOS racisme (soit : « le raciste est une espèce menacée dans nos jungles urbaines alors sauvons le raciste avant sa disparition ! ». Il en avait tant besoin, de tout ce soutien…), « Touche pas à mon pote ! » (-raciste)… De nos jours, la confédération étudiante, organisation (para-militaire?)née lors des présidentielles de 2002 avec sa petite Julie, jolie de dessous sa casquette, à sa tête, mais c’est un exemple parmi tant d’autres… Faut exister dans la vie, mais sans trop se creuser la tête si possible, alors on s’affirme face à la figure du Père fouettard. La « Génération NanNan » comme le chante Diam’s, en bonne sociologue pour le coup (SIDA, chômage, CPE, Constitution européenne...).

"J'ai peur que dans quelques temps tu y arrives
Et que nous devions tous foutre le camps"


A vingt pour cent c’est quand même pas demain la veille. A contrario Diam’s, est ce à dire que si Sarko est élu en 2007, tu resteras faire ta fortune en France ?
Ah, cette mode d’assumer son racisme au grand jour… Ce glissement fatal du politiquement incorrect vers le politiquement front-nationaliste… Ce racisme décomplexé !
Ces nouvelles tendances du discours gaucho-humanitaro-droit-de-l'homo-new-wave-age qui voudrait museler les fachos, se faisant plus facho que le calife, et discréditant au passage certaines interrogations sans concession à la réalité, les estampillant direct fascistes, c'est tellement plus commode, tout en passant sous silence d'autres fascismes, les discriminant positivement, les pauvres, pour d'obscures raisons ayant trait aux origines... Le chat se mord la queue.
Le "fascisme" ce mot fourre-tout qui nous sclérose et nous camisole la réflexion...
Ces sophismes qui donnent tant de crédit aux insignifiants Le Pen quand il faudrait se contenter de les écouter et de dodeliner de la tête… Et de voter Sarko naturellement ;-)!

PS : mais non on n'a pas fait exprès de mettre la tof de Marine à gauche et celle de Diam's à droite !

Quand Arielle s'emballe

Que peut bien faire la douce et tendre Arielle quand son philosophe de mari parcourt le monde?. Elle relit Nietzsche ou Platon ? Parfait sa culture classique?. Hum... pas vraiment.
Hush-hush










Souviens-toi, cher lecteur, c'est ici que tu l'as entendu pour la première fois -silence et discrétion, vite fait bien fait, ça ne sera pas répété, et très "CGB" !

18 mai 2006

69 personnalités menacées d'outing




Selon le toujours très informé Observatoire du communautarisme, un collectif No Reprod menacerait de révéler l'homosexualité de 69 personnalités, si ces dernières ne l'ont pas fait elles-même avant le 24 juin 2006 (Gay Pride)....

Evidemment tout le monde condamnera la méthode... mais cherchera à tout prix à savoir qui est dans la liste...


S'il n'y a pas Jacko, je crie au scandale!!

Haineusement votre



Selon nos classes moyennes sup’ citoyennes du monde, la France pue. Elles le disent avec d’autant d’aplomb car elles viennent de le lire dans la plupart de leurs journaux préférés (Libération, Les Inrocks, Télérama, Le Monde) et il est bien connu que nos plumitifs constituent l’élite éclairée de la Nation. D’ailleurs, la France a toujours transpiré la xénophobie, le populisme, la couardise et le réflexe munichois. Elle est vichyste dans son essence et putassière dans son mode de fonctionnement. Ô qu’il est bon de vomir la République et la Nation pour nos oligarques préférés… Les communautés, les stock-options, les golden-parachutes, Paris-Plage, l’Euroland - ça c’est moderne coco !



DE L’IDÉOLOGIE FRANCAISE

Ce grand mouvement de lapidation remonte, en vérité, à l’accession au pouvoir des Mitterrandistes. En 1981, le chef de file des nouveaux philosophes, Bernard-Henri Lévy, sort l’essai fondateur de la francophobie : L’idéologie française. Cet ouvrage dit historique avait pour seule ambition de démontrer que la France est une Nation criminelle et pathologiquement passéiste et réactionnaire. Bernard-Henri Lévy, dans cet essai tout en nuances, souhaitait démontrer que notre République est intrinsèquement fasciste et raciste (Battisti, lui est un grand démocrate). C’est ainsi que pour BHL, le régime de Vichy représente la substance même de notre pays et sûrement pas la Résistance ! D’ailleurs, elle était tellement minoritaire qu’il n’en parle même pas.

Les quarante millions de pétainistes d’hier sont ainsi devenus les 60 millions de lepénistes d’aujourd’hui, qu’on se le dise. Car le haineusement correct (expression de David-Martin Castelnau [1]) vingt-quatre ans après sa création n’est plus une tendance au sein de nos oligarchies mais carrément une lame de fond ! Le haineusement correct, c’est l’alpha et l’oméga de nos médiacrates, leur Saint-Graal.

LES RÉSISTANTS D’AVRIL

La France est moisie, la preuve ? Elle a voté en masse pour Le Pen le 21 avril. Sans jamais s’attaquer aux causes du vote Front National, nos chères élites médiatiques dans une campagne stalinienne nous l’ont joué « Ici, radio Londres » et journal Combat face à la menace nazie et à ses chars. Cet héroïsme de pacotille leur a surtout permis que l’on ne pointe pas leurs responsabilités dans la percée du Front National, et nul ne posa la question sur la pertinence de cet antifascisme commémoratif. L’abandon de la Nation représente la condition première chez nos oligarques pour l’instauration du pancapitalisme financier. En liquider tous les symboles, ou les confier aux idiots utiles du Front National, constituait la première étape.

MERDE IN FRANCE

Néanmoins pour nos classes dirigeantes cela n’allait pas assez vite : la France devait être mise en pièces, vassalisée, emprisonnée par l’européisme et valetisée par l’atlantisme. À l’instar de leurs homologues américains, il fallait tirer à boulet rouges sur cette nation fascistoïde récalcitrante qui ne voulait pas bombarder - pardon libérer - l’Irak. Certains scribes zélés tels qu’Alexandre Adler, Yvan Rioufol, Maurice Dantec, André Glusckmann ou Pascal Bruckner ruèrent dans les brancards, dénonçant une France couchée devant Saddam et Ben Laden. D’autres comme Serge July ou Lionel Jospin émirent des réserves sur la stratégie de Chirac et Villepin et surtout sur les motivations de ce peuple dégueulasse qu’est le peuple français. La France tint bon... Et l’Irak n’est toujours pas une démocratie.

FRANCE-EUROPE-EXPRESS

Dieu merci, il restait l’Europe comme instrument de nettoyage éthique et politique d’une France rétive à la modernité. Enfin, cette petite nation d’ordures allait devenir belle dans la gouvernance européenne, enfin celle-ci n’avait plus qu’à se fondre dans le magma financier de la corporate europe. Et puis… Patatras, ce beau programme ultralibéral empaqueté dans une charte des droits fondamentaux (le fondamental a remplacé l’Homme) a été rejeté…

Et ce n’est pas faute d’avoir essayé : les oligarques de France et d’ailleurs se sont bousculés au chevet de cette France de beaufs. Nos plus grands éditorialistes s’y sont mis à plusieurs (July, Colombani, Joffrin, Imbert), nos plus grands intellectuels se sont regroupés en comités de soutiens (Julliard, BHL), on a décongelé pour l’occasion nos plus grandes sommités (Jospin, Delors, Giscard), et rappelé nos éternels jeunes trublions (Dany Cohn-Bendit). Non, rien n’y a fait, pas même super Sarkozy pourtant le plus populaire dans les sondages… L’ignoble peuple de France a voté NON le 29 mai.

UN DÉLUGE D’INSULTES

Devant tant d’efforts non récompensés, nos oligarques se sont mis à cracher non pas de manière cyclique comme avant, mais de manière continue, leur haine de la France et du Peuple français. Ivres de rage, nos médiacrates se sont fait la spécialité de déverser toute leur exécration pour cette nation abjecte ! Du brillant édito de Serge July le lendemain du référendum, à l’ironie sublime de Pascal Bruckner dont je m’empresse de vous livrer quelques lignes [2] :

« Magnifique conquête que nous ne devons pas nous lasser de célébrer à chaque instant. Pas un jour, chez nous, sans des dizaines d'arrêts de travail et de protestations, jalousés par les chômeurs qui n'aspirent à un emploi que pour accéder au statut privilégié de gréviste. Ainsi, la France, dans un futur proche, et si nous le voulons bien, pourrait demeurer fidèle à sa vocation naturelle : rester la principale destination touristique du globe - mais au titre d'un tourisme intelligent, éducatif, où les hommes et les femmes de toutes nations viendraient s'initier à l'insoumission, au grand refus, sous la conduite de professeurs, agrégés ès révoltes. »

Comme dirait un certain Mr B., adepte du second degré dans sa réponse[3] à Pascal Bruckner :

« Quelle finesse, quelle hauteur de vue, quelle qualité dans le sarcasme, quelle glorieuse contribution à l’esprit français et à la pensée planétaire quel “amour du prochain” enfin ! ».

POUR VIVRE HEUREUX, VIVONS COUCHÉS

En vérité, pas un jour ne passe sans que l’on célèbre « la fin du modèle français » et que l’on abhorre les français et leur patrie. Et la défaite de Paris pour l’obtention de ces jeux qui se disent olympiques, donnent du grain à moudre à nos chers contempteurs : Libération du 7 juillet

« “C'est la France qu'on veut punir”. Pourquoi ?“ A cause du non à la Constitution et de Le Pen au deuxième tour des élections”, dit tout fort une Parisienne, sortant d'un resto des Champs-Élysées. Entonnant un refrain souvent chanté hier aux quatre coins du pays ».

On peut prêter foi aux déclarations d’une bobo, et à toute cette classe moyenne-supérieure, celle qui fait du roller et mange bio. Ces petits-bourgeois gentilshommes, ces cyber-gédéons et turbo-bécassine (Gilles Châtelet [4]) n’ont pas leur pareil pour intérioriser les diktats médiatiques. Citoyens du monde globalisé et absolument modernes, ils sont les moutons qui bêlent le catéchisme niaiseux et leur mépris des vrais gens à la manière des ovidés de la Ferme des animaux d’Orwell.

L’autoflagellation continue et continuera tant que le peuple de France ne se ralliera pas clairement aux vues des élites globales comme le prouve cette entrevue de l’inénarrable Bruckner au Figaro au sujet des attentats de Londres [5]:

« À se dresser trop violemment contre l'islamisme, nous explique la nouvelle sagesse du monde, on le favoriserait : il s'agit-là d'une théorie pour laquelle on fortifie son ennemi en le combattant ! Les gouvernants – à commencer par les gouvernants français – sont prémunis contre cette théorie bizarre. En revanche, celle-ci exerce une forte emprise sur l'opinion publique, notamment en France. Le réflexe expiatoire face au terrorisme est profondément inscrit dans l'air du temps. »

Oui, les français ont l’habitude de vivre couchés et timorés devant la terreur comme l’ont prouvé les attentats de 1995… On avait bien vu alors la France dérouler le tapis rouge au GIA.

Le haineusement correct est devenu le mode d’expression de nos oligarques et de leurs sbires, parce que la France hésite encore à se convertir à l’ultralibéralisme, parce que la France préfère l’assimilation au multiculturalisme communautaire, parce que les Français sont encore attachés à leur patrie. Le pire c'est que sur le modèle des petits marquis de la drôche caviar (mélange de la droite et de la gauche), de nombreux indigènes et autres "familles de victimes" depuis quelques générations reprennent en choeur ces accusations car l'école du ressentiment semble avoir de plus en plus d'élèves (gays, noirs, Bouteflika...)


[1] David Martin Castelnau, Les Francophobes, Fayard, 2002

[2] Pascal Bruckner, La France dont je rêve, Le Figaro, 14/06/2005

[3] MrB, courrier des lecteurs, Le Figaro, 16/06/2005

[4] Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, Exils, 1998.

[5] Entretien Pascal Bruckner, Le Figaro, 09/07/2005.



Des hebdos forts originaux

Joffrin, Daniel, Jeambar, Lagardère sont sur un bâteau qui suce qui ???

Vu l'état de la Franc-Maçonnerie, nos amis les publicistes ont heureusement découvert le Da Vinci Code pour assouvir leur soif en sociétés secrètes bidons et sans pouvoir, on y parle bien sûr des illuminati, des maçons ( un petit peu, ils ne sont plus tête de gondole), des templiers, du Skulls and Bones (cercle secret de puissants américains), du groupe Thulé....


Dans la série "nous avons des hebdomadaires généralistes de qualité et forts originaux", je voudrais porter votre attention sur les derniers numéros du Nouvel Obs ou de l'Express consacrés à ??? Au Da Vinci Code bien sûr, leurs critiques ont beau conspuer ce film, il faut bien attirer le chaland... Si si, le même qui se pose des questions sur "Où vit-on mieux en France ?" ou sur " Les nouvelles thérapies zen" ou "Le salaire des cadres" et évidemment sur "Immobilier: où acheter ?".

Bref des hebdos dérangeants, Joffrin a juré au grand jamais à Marianne (l'hebdo aux unes réalisées par un enfant de 3 ans tellement c'est laid) que personne ne commande à L'Obs ses couvertures... C'est bien vrai, la bande à Joffrin précède le désir des publicitaires, brave Joffrin quel amant formidable pour Lagardère et consorts !

When I'm 64

c'est avec tristesse et douleurs (c'est pas vrai on s'en fout) que nous apprenons la séparation de Paul McCartney (64 ans en Juin) et d'Heather Mills (39 ans) après seulement 4 ans de vie commune et un enfant. Heather Mills pourrait recevoir entre 50 millions et 200 millions de livres (72 à 290 M euros) de la fortune de l’ancien chanteur des Beatles, estimée à 800 millions de livre (1,15 milliard d’euros), le couple n’ayant pas signé de contrat de mariage, selon la presse britannique. Etonnant de la part de Macca dont la pingrerie est légendaire.

Will you still need me, will you still feed me, When I'm sixty-four? se demandait Macca sur l'album Sergent Pepper.

Voilà Paulo, t'as la réponse...NO.

17 mai 2006

Cissé +10.


L’ange noir Gibreel, avec ses ailes dans le dos, dans la sélection pour le mondial, interviewé il y a une semaine avait eu de grosses difficultés à cacher qu’il était sûr de sa sélection. A la question « pensez-vous que vous serez retenu par Domenech ? », l’attaquant de Liverpool avait entamé sa réponse par un « Raymond m’a… » puis éludé comme il pouvait.

La dernière pub Adidas « José + 10 » mettant en scène deux petits garçons hispanisants composant leurs équipes avec des stars du ballon rond, a retenu toute notre attention (au CiGéBi, on est des tueurs à Tétris !) : le premier choix est Cissé et ce devant les Becks et autres Zizou…

Adidas a-t-il forcé la main de Domenech, rien n’est plus sûr, Djibril ayant vécu une saison en demi-teinte et Giuly, qui dispute ce soir la finale de la ligue des champions, n’ayant pas été retenu.

Foot bizness ? Clair et chaque personne que vous croisez avec un maillot d’une équipe nationale est un véritable homme sandwich.

Cela dit Djibre, on ne lui en voudra pas s’il nous colle le but victorieux en finale, si tant est qu’on y parvienne.

I'm coming out !


Aujourd’hui, c’est la deuxième journée mondiale de lutte contre l’homophobie initiée par l’universitaire Louis-Georges Tin. Nous n’aurons bientôt plus assez de jours dans notre calendrier pour commémorer mais là n’est pas l’essentiel : une exclu (héhéhéhé) à la fin du post...

« Comme pour la Journée internationale des femmes, il s'agit de sensibiliser les populations à l'homophobie en organisant, par exemple, des colloques, des interventions en milieu scolaire ou des projections de films. ». Et oui car l’homo est une femme comme les autres ! Il était le grand oublié de la journée internationale de la femme, proprement boycotté par les chiennes de garde ni putes ni soumises, obnubilées qu'elles étaient par leur peur du grand phallus. Heureusement, tout est rentré dans l’ordre grâce à Tin : l’uraniste a sa journée.
Nous au CiGéBi, on croyait qu’elle existait déjà avec la gay pride ou encore même la techno parade. Naïfs que nous étions ! Tin ne parle pas bpm : tintin, c'est pas la teuf !

« Nous avons choisi la date du 17 mai, parce que ce jour-là, en 1990, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a supprimé l'homosexualité de la liste des maladies mentales. »… Au CiGéBi, nous connaissons pourtant un député-maire et quelques catho de gauche (en off of course) qui pensent encore le contraire…

Tin nous rappelle que de nombreux pays pratiquent encore « l’homophobie légale » comme « le Soudan, l'Arabie saoudite, le Koweït ou l'Iran (…), le Sénégal » (qui nous l’avait bien mise dans l’cul en 2002 d’ailleurs, à ce propos…). Il détruit au passage un cliché persistant dans l’inconscient collectif : au Brésil, « l’homophobie est sociale et violente »… Devant cette information, au CiGéBi, nous avons voulu réaliser une interview à l'ambassade du Brésil en France, située comme chacun sait, au bois de Boulogne... Nous n’avons eu pour réponse que des tentatives de fellation. Le silence de la bouche pleine est donc de mise chez les orificiels brésiliens(Gab's touch)…

Concernant cette bonne vieille donneuse de leçons qu’est la France, Tin s’indigne de son attitude ambiguë, rapport notamment aux demandes d’asile fondées sur ce critère… Tin n’est-il pas au courant qu’une loi est actuellement à l’ordre du jour à l’Assemblée, une loi qui viendra entériner nos pratiques immigratoires : ici, on choisit ses immigrés et on veut pas de tantes, le Marais est déjà saturé… Il poursuit : « Quant à l'égalité des droits, elle n'est pas acquise : comment peut-on affirmer que les homosexuels sont des gens normaux et leur refuser le droit au mariage et à la parentalité ? »… Mais diantre, que fait Noël Mamère ?!!! Le mariage tant recherché par les homo alors qu’il fait office de sparadrap collé à l’index pour chaque hétéro. L’homo, ce réac… Le PACS n’a-t-il pas réglé toutes les questions fiscales ?! Foutre de... Non. Non rien...

Attention : big fish for u !



Tout cela est hautement intéressant mais là n’était qu’un prétexte à révélations, Jean-Pierre Coffe ayant claironné dimanche dernier chez Drucker, c'est-à-dire sur tous les toits, que le présidentiable Lang était un bon copain à lui et que ça faisait « vingt ans qu’ils faisaient la cuisine ensemble ! »... Tiens tiens... Alors au CiGéBi, nous prenons la responsabilité d'une annonce officielle, Jack the tchatcheur ayant toujours des difficultés à assumer sa bisexualité... Nous nous proposons d’annoncer son coming out !... ... Voilà c’est fait ! Inutile de préciser que si dans le très improbable cas où Jack serait le candidat du PS, et dans l’impossible cas où il serait élu Président de notre chère République, son choix de premier ministre se porterait tout naturellement sur Bertrand Delanoë, affectueusement surnommée « Notre Dame de Paris » par le titi parisien railleur et goguenard mais surtout très homophobe et en galère dans les bouchons. Clémentine Autain, très plus que très probablement saphiste de son état (en tout cas, et dans tous les cas, fort mal baisée), prendrait alors l’intérim à la mairie. ça serait pas le Queen pour le coup !

16 mai 2006

Vicente Verdu et le capitalisme de fiction



Voilà un petit livre intéressant et superbement ignoré par nos médiacrates de tous bords, dans son dernier opus traduit récemment, le journaliste espagnol Vicente Verdu nous livre une réflexion audacieuse sur l’avènement d’un troisième âge du capitalisme : nous serions entrés dans l’âge du capitalisme de fiction.



Vicente Verdu est journaliste au sein du quotidien espagnol El Pais dont il a aussi dirigé les pages culture, diplômé d’Harvard et docteur ès lettres, il est souvent considéré comme l’un des intellectuels les plus brillants de la péninsule et nous le prouve avec son dernier opus, traduit en 2005 chez Stock [1]

L’intellectuel polyglotte (il parle cinq langues) natif d’Elche, avance l’idée que nous vivons à l’ère d’un capitalisme radicalement nouveau et qu’il identifie (sous foi des travaux de Jesùs Ibanez) comme le troisième âge du Capitalisme : c’est ainsi qu’après le capitalisme abrutissant de production centré sur l’objet (de
la révolution industrielle à 1945), après le capitalisme de consommation que l’on peut assimiler à un vaste marché de dupes, nous serions entrés en ce début du XXIe siècle dans l’ère du capitalisme de fiction :

« Les deux premiers types de capitalisme concernaient avant tout les biens et le bien-être matériel ; le troisième, en revanche, prend en charge nos sensations et notre confort psychique. Le but des deux premiers était d’assortir la réalité de biens et de services alors que l’offre du troisième ocnsiste à articuler et investir la réalité elle-même. Autrement dit : produire une nouvelle réalité, présentée comme ultime. Il s’agit d’une réalité seconde ou fictionnelle offrant l’apparence d’une nature authentique améliorée, puérile et purifiée. »

Vicente Verdu montre que le capitalisme pourrait disparaître totalement en tant qu’organisation économique et sociale pour devenir LA civilisation, le monde tel qu’en lui-même.

Assorti d’ exemples concrets et prenant appui dans nos vies quotidennes afin de corroborer son propos, Verdu fustige avec brio le terrorisme, la responsabilité morale des entreprises, la démocratie en vrac, les villes transformées en parc à thèmes, la transparence en politique, l’orgie du football, la mode rétro, la chirurgie esthétique, la pornographie, les réality-shows, la culture du shopping, le suicide, le commerce équitable, l’infanthéisme, le clonage, les jeux vidéo comme autant d’avatars de ce capitalisme de fiction.

Bien sûr, à la simple lecture du concept de "capitalisme de fiction" on ne saurait s’empêcher de penser à la "Société du spectacle" de Guy Debord néanmoins Verdu va plus loin. D’une part en ancrant son ouvrage dans la nouvelle réalité et d’autre part en identifiant ce nouveau capitalisme comme d’essence féminine à l’instar d’un Michel Schneider [2]

« Le capitalisme de production était finalement, à sa racine, phallique et autoritaire ; il incarnait le corps du patron. Dans l’étape suivante, qui fut brève, le modèle unisexe reçut sa signification jusqu’alors inconnue. La capitalisme de fiction est à l’évidence d’inspiration féminine. Plus horizontal qu’érectile, plus dispersé dans ses constructions (aéroports gares, centres commerciaux, ville disséminées) que batisseur de gratte-ciel, sentimental et affectif de préférence. Plus séducteur que coercitif, il fait appel d’habitude au consensus pour adoucir la contrainte, exalte la coopération pour masquer la hiérarchie. »

Doté d’une solide bibliographie où l’on retrouve des auteurs majeurs américains comme R.Sennett ou C.Lasch mais aussi des sociologues français comme J.Baudrillard ou G.Lipovetsky, Vicente Verdu illustre de belle manière l’état lamentable dans lequel se trouve nos démocraties, minées par cette sorte de totalitarisme mou (ce que J-P Le Goff appelle "la démocratie post-totalitaire" ) symbolisé par le capitalisme de fiction. On pense également à la description de ce monde fictif aux analyses fines du regretté Philippe Muray et de son Homo festivus.

A lire d’urgence.

Notes :

[1] V.Verdu, Le style du monde ou la vie dans le capitalisme de fiction, éditions Stock, coll. L’autre pensée, 2005

[2] M.Schneider, Big mother, éditions Odile Jacob, 2002.

Viol portable.


On n’arrêtera plus le progrès dans l’horreur, on ne freinera plus la descente aux enfers, boostée à la technologie. Après l’agression filmée du professeur de Porcheville en date du 24 avril, un nouvel inédit dans le genre barb-art urbain : photos de viol…

Pas-de-Calais: des photos d'un viol présumé diffusées par téléphone portable
LILLE (AP) - Des photos prises lors du viol présumé d'une jeune fille ont été diffusées par téléphone portable par l'un des protagonistes de l'agression commise dans la nuit du 29 avril au 30 avril à Bully-les-Mines, près de Lens (Pas-de-Calais), a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Le parquet de Béthune (Pas-de-Calais) a indiqué que ces images ne montraient pas le viol, mais le corps de la jeune fille.
"Le corps de la jeune fille qui n'était pas consciente a été couvert de marques au crayon feutre fluorescent ou de crème chantilly. Ses vêtements avaient été lacérés. A l'horrible, on a rajouté le sordide", a expliqué Me Frank Berton, l'avocat de la victime.
"Ce sont les déclarations des présumés agresseurs lors de l'audition qui ont permis d'apprendre que des photos avaient été prises. Les téléphones portables ont été saisis et sont en cours d'exploitation", a-t-il ajouté.
Cinq hommes, âgés de 25 à 28 ans, ont été écroués la semaine dernière dont deux pour viols, deux pour agressions sexuelles et le cinquième pour la diffusion des images. Une amie de la victime, placée sous contrôle judiciaire, a été mise en examen pour non dénonciation de crime.

Il est vrai que le terme « racaille », ou encore le terme « sauvageon », sont impropres à la qualification de ces sales petits lâches désoeuvrés sexuellement et intellectuellement (on s’avance, on spécule mais on les encule façon GangBang !)... Le bon mot de Dantec, « horde de barbares », voire horde de sauvages serait nettement plus approprié. Bien sûr, nous reprenons à notre compte cette sortie du méta prophète en précisant pour les réflexions amalgamiques et schématiques qu'au CiGéBi, on est conscient que le problème est profond, que ses tenants et ses aboutissants sont au fond, tout au fond du cul du manichéisme.
Snuff movie et société de consommation des nihilismes...
Entendons-nous bien : le crime n'est naturellement pas de filmer ou photographier. Cette tendance n'aura au final qu'un effet de profonde réaction autoritaire. L'horreur accessible, bien brute, ne dynamisera au final que le feu de la justice et la glace de la vengeance... Let it be.

"L'embrayage" n'est plus.



Les rigolards en politique passent tous l'arme à gauche, le Sénateur-Maire de Pau, André Labarrère est décédé à l'âge de 78 ans ce matin des suites d'un cancer de la peau qu'il avait annoncé le 11 avril dernier.


Ancien ministre et vice président de l'Assemblée Nationale (dont il rapporte le vote truqué par Charasse) en 1981, celui qui s'était autosurnommé "l'embrayage" c'est à dire "la pédale de gauche" constituait un personnage atypique dans le petit monde socialo, un brin mégalo, mis en examen 8 fois (mais toujours relaxé), il affichait son "amitié" pour Jean-Marie Le Pen et bien qu'il fût le premier homme politique à parler de son homosexualité, il s'opposa fermement au mariage gay organisé par Nick Mamère: " Je trouve qu'il y a assez de cocus pour ne pas ajouter les homos." avait-il dit. On ne compte plus ses frasques et ses petites phrases assassines, de Jospin qu'il avait traité de "traître" après le 21 avril à Fabius "cette tête de piaf" sans compter son projet de tram pour la ville de Pau afin de "niquer les verts"....

Labarrère agaçait à peu près tout le monde, provocateur, il soutenait en apparence Royal et DSK tout en affichant une préférence nette pour l'autre béarnais François Bayrou. "Dédé" comme on l'appelait à Pau était un agitateur et affirmait que "la trahison est l'essence même de la politique", loin de la gôche morale, du Delanoë voulant rentrer dans le rang, loin de la foutue transparence toute protestanto-jospinienne.

15 mai 2006

Tout est possible !

Oh oui, tout est possible pour Jean-Marc Morandini, l’ancien animateur star de TF1, y compris reconstruire son image médiatique au chaud dans sa case fin de matinée chez Europe 1 (RDV avec la TV) mais exclusivement aux dépends des autres...
Ce matin, J2M recevait l'illustre David Zarayan, journaliste indépendant en promo pour son livre "La coupe est pleine" sur JLDelarue dont il dissèque le parcours et les recettes, pour notre plus grande jouissance. J2M n’a pas ménagé ses efforts pour faire passer le Zar pour un criminel patenté qualifiant à plusieurs reprises son ouvrage "d’assassin". Il a également fait le forcing pour faire paraître ce livre inintéressant. Oui c’est vrai, comme vous ne nous le faites pas remarquer : "Quoi ? comment ça un assassinat pas intéressant ?!"...


En effet, axant la discussion sur l’émission phare de JLD "ça se discute", J2M a tout tenté et ce à base de "et ça, c’est grave ?!", le plus mesquin de tous les coups bas mesquins en matière de dialectique niveau CE1, pour atténuer l’importance de ce bouquin révélation sur l’un des intouchables de notre paysage audiovisuel.

Le Zar, retranché dans ses positions sous le feu nourri du maître de cérémonie a tenté d’expliquer qu’à "ça se discute", rien ne se discutait (à RDV non plus d’ailleurs…). Selon le journaliste free lance, il n'y a jamais le débat annoncé eu égard au choix des invités "qui correspondent à l’idée préconçue qu’ils (les journalistes de l’émission) ont du débat" et du montage des sujets. Il ajoute de plus, Delarue ayant selon lui "la mainmise sur le débat public au service public", qu'il "n’est pas journaliste", que "son émission n’est pas journalistique" et "qu'il n’est donc pas légitime".
Réponse de J2M en pleine crise mystique : "Et ça c’est important ? Y’a 30 % des téléspectateurs qui aiment, donc quel est le problème ? Je ne comprends pas quel est le problème. Vous êtes défenseur de concept David Zaraïane ? Et c’est pas tout le temps comme cela à la télévision ?!"...

Pour un mec qui a présenté "Tout est possible" et qui s’était vu roi du PAF, qui se refait une virginité intellectuelle avec cette émission radio axée sur le paysage audiovisuel, cette application à démonter ce livre est plus que révélatrice : J2M a tellement envie de revenir à la téloche nous montrer sa tête enfarinée… Peut-être dans une émission de Réservoir Prod donc en guise d’échange de bons procédés comme on dit dans le milieu…

Pour avoir écouté son émission jeudi dernier, et l’avoir entendu s’interroger très sérieusement sur le sujet très important et très très grave de la légitimité de Jean Pascal de la Star Ac 1 qu'il a ou non de jouer dans la nouvelle série policière de TF1, nous nous demandons très sérieusement au CiGéBi si J2M ne fait pas exclusivement dans le tir sur ambulances, pratique très répandue chez les journalistes média… Rendre important l’inintéressant et futile l’intéressant à tendance dérangeante, là est tout l’art du journaliste en laisse, au pied…

Au CiGéBi, on sait ce qui est important et même grave. Qu’un type comme Delarue fasse de la télé réale en échappant à l’opprobre, son véritable corollaire critique, est grave. Delarue, ce parfait gendre idéal qui se fait sa maille sur le dos des malheurs des petites gens et sur le voyeurisme intellectualisé et décomplexé de ses téléspectateurs. Ce télévangéliste social qui a eu la « riche comme Crésus » idée de nous faire bouffer la merde télévisuelle de base en y mettant des morceaux de psychologues oedipianisés jusqu’à l’os dedans.

Le Zar, free style : « le journaliste n’est pas là pour faire plaisir. J’dirais qu’c’est le travail de la prostituée. ».

Sexe Mensonge et Vidéo d’un jeune chiraquien.

Nous vous présentons la vidéo d’un jeune déjà vieux à l’époque : le petit Nicolas. Il y parle d’engagement, de foi même.La foi en un homme incarnant potentiellement pour lui l’ambition de la France et l’espoir pour les jeunes chômeurs, j’ai nommé : Jacques Chirac.








Les larmes vous prennent-elles au hasard des détours de son discours très très structuré : son « esprit d’ouverture » (« tolérance zéro »), sa volonté de fédérer tous les jeunes (« Sarko facho ! »), son aspiration à plus de générosité (« Sarko c’est le candidat du MEDEF ! »). Le petit Nico que vous entendez insister sur le mot "jeune", ne vous fend-il pas le coeur à vous en faire immanquablement penser que la jolie et non moins creuse Clémentine Autain, se pose en sa parfaite fille spirituelle, elle-même de nos jours chargée comme le petit Nicolas à l'époque de rameuter l'électorat jeune, et faisant la même erreur de le percevoir comme une CSP définie, structuré et non mouvante... Ne vous séduit-il pas de sa crinière ondulant au feu des caméras ? Non ? Ah bon...
Bon bah bref ! Aujourd'hui, le petit Nicolas a bien grandi (enfin pas tant que ça!)... A plus de cinquante balais (oui, d'aucuns le qualifient d'homme pressé : les langues fourchues!Celles-là même qui l'assimilent à la figure du traître : Jacques Chirac, n'a-t-il pas failli à sa mission, nous vous le demandons, ici au CiGéBi...), il est bien décidé à en finir avec son complexe d'Oedipe pour accéder à l'investiture Suprême NTM et à tuer le père (Jacques ne porte-t-il pas déjà lunettes à son nez? Un signe!). Mais saura-t-il aller jusqu'au bout et pénétrer (héhéhéh) dans la couche de la figure maternelle, Bernadette C.? Nous posons très humblement la question.

A CGB nous lui souhaitons bonne chance, en espérant qu'il prenne des photos aussi et même surtout...

Texte par Gabriel Fouquet et Christ-Off.
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